
Evanesco ~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé] |
| | La volatilisation du p'tit Bleu xD | |
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| Auteur | Message |
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Vladimir Fortis Serdaigle - 3ème année - Préfèt


 Age : 19 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 695 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 13 ans Son animal: -
 | Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Lun 30 Juin 2008, 00:52 | |
| [^^]
Dans la douceur de l’hiver qui régnait en maître dans sa tête, Vladimir s’était enveloppé d’une couche de neige. Le froid feutré l’engourdissait, mais il sentait la chaleur de cette enveloppe autour de lui, sa propre chaleur qui était préservée au fond. C’était un peu comme si une petite lueur d’espoir le réchauffait à l’intérieur, cette lueur qui était si faible qu’elle se laissait si facilement terrasser pas le Soleil qui devenait de plus en plus fort, de plus en plus sûr de lui. Dans ces moments de trop grande certitude, parfois on devient moins lucide, on se laisse emporter par des choses que ne le devraient pas. On ne doit jamais laisser gagner sur soi-même. Là, le Jaune semblait se trouver dans une telle situation.
« Oh, la ferme !!! »
La neige autour de Vladimir devint subitement de glace. Inconfortable, transperçant avec toutes ses lames d’eau étincelantes. Le Soleil n’arriverait pas à les faire fondre, cela prendrait du temps, car autour de l’Aiglon tout, mais absolument tout, avait cristallisé, la température avait radicalement chutée dans le gouffre sans fond des négatifs. Inévitablement, ses yeux gris balayèrent la salle des Trophées, à la recherche de l’être qui avait osé prononcer ces mots, à la recherche de ces autres yeux qui pourtant étaient tant plus chaleureux que les siens, meurtris, froissés dans l’écho des pays d’hiver. Mais quand le jeune Fortis eut enfin le face à face qu’il espérait tant rencontré afin de comprendre ce qui se passait, il regretta amèrement. Aucune lumière n’était présente pour l’éclairer. Le Soleil avait disparu derrière un nuage de crainte et d’horreur.
Tous les pics glacés qui l’entouraient alors éclatèrent dans un immense fracas. Un bruit de verre qui se brise résonna dans sa tête, dans ses oreilles jusqu’à le faire frissonner complètement. La vitre qui avait volée en milles morceaux, ce bruit de tout ce qui cède après une chute représentait toute la force qu’il avait en quantité insuffisante pour endosser le choc. C’était malheureux, surtout quand on avait un nom de famille comme le sien… Les éclats givrés le heurtèrent au passage de leur trajectoire, propulsé par toute la haine inexplicable qu’il ressentait à ce moment précis. Ils fusaient de toute part, comme des balles sur un champ de bataille dans le genre de Waterloo, et comme de fait, le Bleu et Bronze se retrouva seul, fermé sur lui-même pour essayé de se protéger un peu, de multiples coupures venaient d’entailler sa peau spectrale. Qu’est-ce qui s’était passé dans sa tête à ce moment-là? Ou plutôt quelle en était la raison? C’était que dans les yeux du jeune Poufsouffle, Vladimir voyait déjà l’appréhension, la crainte alors qu’il n’avait même pas encore échangé un regard profond avec son interlocuteur depuis que ces mots rebutant étaient sortis de sa bouche. (Là c’est claire, Vlad fera plus jamais d’humour de sa vie, surtout vue les conséquence que ça amène, du moins pense-t-il xD).
« Euh… Non ! Je te jure que ce n’était pas à toi que je parlais. C’est que… Je… Et bien… »
Le Silence était revenu. Il était froid, pénétrant et plus immense que jamais. Cela dit, il avait le don d’engourdire le Serdaigle, de lui faire oublié qu’il était à présent tout endolori de l’intérieur, de lui faire oublier qu’il était encore vivant pour devoir tout endurer cela. Le Bleu tourna sèchement les talons. Il aurait pu écouter ce que le première année avait à dire…
« Je peux tout t’expliquer. »
Il aurait dû écouter ce que celui-ci avait à dire. Ça semblait tellement important pour lui de partager ce qui expliquait, ce qui justifiait peut-être, son comportement soudain, différent, abrupte… insoupçonné. Insoupçonné et inattendu, car on ne pouvait pas véritablement parlé de méconnaissable. Soyons réalistes, les deux sorciers ne se connaissaient pas vraiment en terme de caractère, ni même d’histoire, ni même de rêve. Il y avait, certes quelque chose de naissant, mais ce que le Blaireau avait lâché avait eu l’effet d’un bouldozeur moldu sur une petite plante encore jeune pousse et fébrile.
Fortis s’était donc retourné, non pas par crainte de faire face à la réalité cruellement blessante, mais parce qu’il avait eu la ferme intention de partit très loin histoire de préserver ce qu’il lui restait en dignité. Il avait envie de courir encore, de tout laisser derrière lui, dans l’incompréhension. Cette réalité était trop horrible à regarder ou même à endurer, aussi bien la laisser seule comme les le faisait de toute manière avec lui. Car c’était ce que le deuxième année avait trouvé en guise de conclusion : que peu importe les efforts qu’il déployaient comme ses petites ailes d’aspirant Aigle, il allait toujours être seul à l’intérieur de son monde Arctique, dans son royaume enneigé… Mais une petite « voix » lui disait qu’il n’était pas trop tard. Vladimir était bien équilibré et n’était pas sujet à ce genre d’hystérie (xD), mais c’était un peu comme une voix en fait qui le poussait à rester planté sur place. Et il n’était pas trop tard. Élevé dans l’entendement, Vladimir avait beau être froid et placide tel une statue de marbre blanc, il avait pourtant une délicatesse intérieure qui le classait alors parmi les êtres sensibles ou quelque chose dans ce goût-là. Ouais… un petit sorcier bien compliqué que le jeune Vlady… Donc, il avait peut-être encore le temps de se prouver qu’il avait tord. Pour une fois, il aurait été content d’être dans l’erreur, contrairement à son habitude.
- …
* Parles, aller. Brise ce silence qui me protège… Essaie de t’expliquer histoire de mieux m’achever. Je ne suis pas idiot, je sais très bien comment je devrai finir…*
À quoi bon les paroles, ses penses à elles-seules lui cassaient la voix. Toujours de dos à l’autre élève d’Evanesco, le Serdy avait seulement pivoté la tête sur le côté, présentant une oreille qui émergeait de sous des cheveux lisses et bruns foncés. Il n’avait pas osé parlé pour donner son « mot d’ordre », son signal pour recevoir sa condamnation. Et de toute manière, sa voix naturellement glaciale aurait été de trop, peu invitante, etc. Puis, son geste, calme malgré l’écroulement de confiance qu’il ressentait, l’avalanche d’estime qui le bouleversait, parlait de lui-même. Et le silence, toujours aussi lourd, sinon plus, criait pourtant à plein poumons tout son doute, toutes ses craintes, toute sa petite misère de simple élève de deuxième année, une souffrance assez pénible, difficile à comprendre et qui, probablement, n’avait même pas aucune valable raison d’être…
[hj: désolé si Vlad ne parle pas beaucoup ... il est né comme ça? /sort/]
____________ 1 085 mots 35 points ajoutés _________________
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CNF
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|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 2ème année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
 | Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Mar 01 Juil 2008, 18:25 | |
| [hrp: Je vais devoir te dire comme à Yureka... Je rêverais de pouvoir te répondre avec des messages de plus de 1000 mots, mais j'ai commencé le boulot alors j'ai pas trop le temps. Désolé de te brimer en réduisant la longueur de mes réponses... Mais que cela ne t'empêche pas d'écrire autant que tu veux... Encore désolé.]
Nathan ne s’était jamais senti aussi nul de toute sa vie !!!
Il avait d’abord pensait que le pire serait de devoir affronter le regard du Serdaigle. En fait, il l’apercevait déjà ce regard (enfin il se l’imaginait, car il n’était pas devin… ou peut être que si mais les cours de divination ne commencent qu’en troisième année alors si c’était le cas il ne pouvait pas encore le savoir). Un regard tueur… Un de ces regards qui vous transpercent… Un regard comme savait les faire sa cousine. Mais en pire car avec les yeux gris qui l’avaient déjà fait souffrir. Un peu comme dans les dessins animés où ils amplifient même la scène en grossissant le personnage qui porte le regard et en rétrécissant celui qui le subis. D’ailleurs, comme dans les dessins animés il transpirait, sauf que dans la fiction la goutte de sueur est exagérément agrandie. Bref, un regard qui justifierait que l’emblème du deuxième année soit un Aigle et celui du première année un Blaireau.
Mais il se trompait lourdement. Il avait même tout faux. Cela lui faisait bien plus mal de n’avoir, comme unique réponse, que le bleu et bronze ne daignait même plus le regarder, ni même lui parler… Il n’y avait que ce silence. Ce si terrible silence. Il permettait même de relativiser tous ceux qui avaient existés avant… Ils n’étaient rien, ou du moins ils ne représentaient rien de si important que celui-là.
Le seul point positif étant que l’ouragan de panique était passé sans faire énormément de dégâts.
Le Poufsouffle se sentait vraiment minable. Il réalisait, à voir l’attitude de son aîné, qu’il lui avait fait beaucoup de mal. Peut être même encore plus qu’il ne pouvait se l’imaginer, parce qu’il ne le connaissait pas vraiment. Il n’avait jamais aimé faire souffrir les gens Il était plutôt même de ceux qui font en sorte d’aider ceux qui souffrent. Et c’était pour cela qu’il était un bon ami, pour cela aussi qu’il avait été envoyé à Poufsouffle par le vieux Choixpeau (même s’il doutait parfois de la pertinence de son jugement, au point d’espérer avoir une discussion avec lui… mais cela était une autre histoire.)
« Ecoute… Je… Je… Je suis désolé…Vraiment sincèrement désolé… … Même si je répète que je ne parlais pas à toi… Tu peux pas savoir comme je veux.»
Etrangement, il avait l’impression que rien de ce qu’il pouvait dire ne changerait quelque chose à la situation. C’était très inhabituel pour lui. Cela expliquait aussi, sans doute, qu’il se considère aussi pitoyable.
Et, en plus, une sensation désagréable l’avait envahi. Celle que l’on ressent quand on éprouve de la culpabilité. En fait, c’était plutôt du remord… mais cela faisait aussi mal.
Pourtant, malgré son estomac noué et malgré sa gorge sèche, il voulait à tout prix s’expliquer. Parce qu’il pensait que l’autre le méritait. Même si lui ne méritait sûrement pas de se faire pardonner. D’ailleurs était-il en train de chercher à se faire pardonner ??? Sans doute pas. Et heureusement.
« En fait je me parlais à moi-même… Je sais pas si tu as une voix intérieure... dans ta tête, je veux dire… Mais moi j’en ai une. Et elle est très agaçante… »
*Alors comme ça tu me trouves agaçant ??? * voulut s’indigner Aldo’ lui coupant par là-même la parole.
*Toi tu te tais… Tu trouves pas que tu en as largement assez fait pour aujourd’hui…*
Face au ton sec et autoritaire de Nathan, la petite voix ne trouva rien à redire. Enfin, elle ne s’aventura pas ajouter quelque chose. Comme quoi il pouvait très bien être autoritaire quand il le voulait vraiment. Et comme quoi la voix pouvait aussi lui obéir, parfois.
« En fait c’était à lui, enfin à elle, que je disais de se la fermer… Ce n’était pas à toi. Je n’aurais jamais osé… »
Comme il en avait la sale habitude il s’arrêta en plein élan. Il en profita pour baisser les yeux. Il y avait meilleur spectacle que de regarder ses chaussures, mais c’était bien trop dur de devoir fixer comme ça le dos du Serdaigle (qui lui renvoyait sa nullité de plein fouet).
« Tu m’inspires trop de respect pour ça. »
Finalement, il l’avait quand même dit. Il était vrai que cela ne changerait plus rien à ce stade là. Alors à quoi bon ne pas aller jusqu’au bout ??? De toute façon ils ne se parleraient certainement jamais plus.
Nathan tourna à son tour les talons, en direction de la porte.
« Je vais te laisser seul… En fait je n’aurais jamais dû entrer. Cela aurait été bien mieux pour nous deux… »
[hrp: Désolé si Nathan parle beaucoup. Il est né comme ça... xD]
________________________ 847 mots comptés, 25 points ajoutés  _________________ Mes chers cocitoyens, allez... allez faire un tour sur le topic de disponibilité rp. Il changera votre vie. C'est sûr.
http://evanesco.actifforum.com/tout-et-rien-f60/suggestion-topic-de-disponibilite-rp-t1241.htm |
|  | | Vladimir Fortis Serdaigle - 3ème année - Préfèt


 Age : 19 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 695 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 13 ans Son animal: -
 | Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Lun 15 Sep 2008, 05:01 | |
| [hj: désolé pour l'énorme attente]
Alors, au cœur de l’hiver que l’on avait laissé pour un moment, qu’y avait-il déjà? Qu’y avait-il vraiment? Comment pouvait-on faire mal à Vladimir Fortis avec un malentendu? Les silences. S’il n’y avait eu que cela comme menace, le Serdaigle aurait été content. Il aurait encore été content pour le moment. Ha mais ces silences, ses silences presque, ils étaient froids, analgésiants, lourds. C’était une puissance dont il ignorait la pesanteur puisqu’il n’en était jamais victime. En fait, s’il s’était seulement déjà considéré victime, c’était par le reste des hommes, par le fait d’être peut-être si différents des siens.
Pendant qu’une petite voix confite parlait à son dos, Vladimir revoyait sa mère lui passer la main dans les cheveux, l’appelant « Didi ». Il revoyait ses derniers mots qu’il avait reçus par hiboux. Et puis enfin, quand le Blaireau prit une nouvelle fois la parole comme suit :
| Citation: | | « En fait je me parlais à moi-même… Je sais pas si tu as une voix intérieure... dans ta tête, je veux dire… Mais moi j’en ai une. Et elle est très agaçante… » |
Le Bleu et Bronze se prit à songer. Une voix intérieure… Parler à soi même… Non. Pour être tout à fait honnête et réaliste, dans la tête de l’aîné pour le moment, c’était un grand vide, un gros trou blanc qui crachait des images sans bruits hormis le « Didi » qui résonnait et qui se faisait chuchoter tout autour de lui. Il y avait dans ce drôle de paysage interne une sorte de mauvaise ambiance, celle-là même d’un lieu hostile et inhospitalier. Quoi de pire que de ne pas être bien chez soi? Le Jaune et Noir continuait de parler, sa voix semblait encore plus misérable en étant absorbée par son dos d’abord. Elle était un peu faible alors, quand bien même que le jeune Fortis eut tourné une oreille dans sa direction. Il était à moitié sourd, il n’y avait pas assez de bruit dans sa propre tête, il n’y avait que des cris dans son cœurs, des cris qui répondaient aux petits Didi, aux petits enfants qui couraient dans une salle remplie de livres pendant que pleins d’autres gamins jouaient à l’extérieur, heureux...
| Citation: | | « Tu m’inspires trop de respect pour ça. » |
Vlad ramena son visage vers l’avant. À présent, il faisait face avec cette superbe coupe de Quidditch, mais il ne l’avait pas remarquée encore. Il n’avait pas eu l’occasion de l’apercevoir, une larme, toute petite et bien plus timide que tout être dans cette pièce, tomba sur le sol, sans bruit, sans éclat. Ce ne fut que lorsque ce petit nuage fut passé que le deuxième année l’aperçu enfin. Le Trophée? Non, son reflet dans la vitre située devant celui-ci. Des yeux gris toujours aussi distants, entourés de rouge un peu. Il y avait sur cette vitre, dans ce reflet, un être misérable qui y vivait, un jeune homme qui avait grandit un peu trop vite, ou plutôt mal grandit. Et se voyant ainsi, Vladimir avait eu la plus horrible vision. Celle du jeune garçon qui ne savait plus quoi répondre à cet instant, quand il avait eu son expression d’horreur sur son visage, ses yeux verts transformés par la peur et dès lors dépourvus de chaleur. Si cela se nommait du respect, Vladimir était triste qu’il lui en ait inspiré. Il était triste aussi de réaliser que finalement plus rien n’avait vraiment d’importance. Que si tout à l’heure il était resté pour se prouver qu’il avait tord et qu’il n’était pas trop tard, et bien qu’il était bien plus dans l’erreur qui ne l’aurait cru. Ce n’était point une question d’accorder une chance supplémentaire à un autre, non, car quand il se voyait comme ça, tout défait et presque mort dans un reflet muet, le jeune Fortis savait alors qu’il était trop tard, trop tard pour lui.
| Citation: | | « Je vais te laisser seul… En fait je n’aurais jamais dû entrer.» |
Des regrets? Quelle horrible chose… le Serdaigle détestait les regrets. Pourtant, comble de son malheur, il était lui-même entièrement empli de regrets. Il en venait même à remettre en question sa venue dans le monde. Et il avait aussi ce mot effroyable qui lui donnait des frissons : seul…
| Citation: | | « Cela aurait été bien mieux pour nous deux… » |
Et c’est alors qu’il la vit : « Et en plus je trouve que c’est la plus belle ». Oui toujours belle, et peu importait ce qui se reflétait dedans, la coupe était toujours à son meilleure, la tête haute. Se pouvait-il que ce qui avait justement aillé les deux élèves en était maintenant à les regarder de haut dans une attitude qui était totalement à l’opposée de son image? Il est souvent beaucoup plus difficile de rappeler ses rêves. Il est souvent douloureux de ne pas les laisser partir…
- Attend.
C’était presqu’une exclamation, mais le souffle lui avait un peu manqué, comme s’il avait couru longtemps. L’Aiglon s’était complètement retourné et il avait vu l’autre garçon qui allait bientôt franchir la "porte". C’était à son tour de répéter, d’avancer, c’était à lui de rompre le silence.
- Attend!
Son cœur s’était accéléré, il avait eu peur de le perdre de vue. Peur que le première année ne s’arrête jamais, de ne plus voir ces yeux verts si intrigants, si différents des siens. Vladmir fit quelques pas dans la direction du Jaune qui s’était immobilisé. Maintenant qu’il y pensait, il ne savait pas trop pourquoi il l’avait rappelé, il ne savait pas vraiment quoi lui dire. S’il devait le croire pour son histoire de double voix intérieure, alors que lui n’en avait même pas une seule. Il, dans sa tête, dans son désert Arctique, il était seul…
- Je… je ne veux pas que tu partes…
On ne pouvait s’accorder un retour en arrière, on ne pouvait affirmer non plus ce qui était une bonne chose ou non, comme pour les Trophée et leur raison d’être. Chaque événement vécu était une preuve de plus à rajouter, un élément en plus qui ferait peut-être un jour pencher la balance d’un bord ou de l’autre. Vladimir voulait trouver un peu de cette raison si peu rationnelle pour le moment, la sienne. Mais seul c’était trop difficile; il n’avait pas de voix sensée pour le guider, pour lui dire quoi faire, pour lui tenir compagnie tout simplement. Ce qu’on apprenait ici, c’était que le petit Bleu avait toujours dû compter sur lui-même peu importe les circonstances et/ou les intentions des autres; bonnes ou mauvaises, on n’y était pas pour juger.
- Je voudrais comprendre…
Le Serdaigle avait essuyé rapidement sa joue, son œil droit. S’il pouvait se relever de tout ceci, il lui faudrait agir, mais pour ce faire, il avait besoin d’un appui.
- Pourquoi tu as une voix dans la tête?
[mais bon aussi désolé pour la fin -.-]
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