 Evanesco ~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé] |
| | La volatilisation du p'tit Bleu xD | |
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Vladimir Fortis Serdaigle - 2ème année - Préfèt


 Age : 18 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 655 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 12 ans Son animal: -
| Sujet: La volatilisation du p'tit Bleu xD Mar 27 Mai 2008, 04:03 | |
| .[hj: mais bon --" si ça arrange pas qqun, je peux le déposter >< mais je pouvais pas laisser le pauvre bleu-bec tout paumé après le défi quand même xD].
Le début des vacances n’était pas de tout repos >< … [hj : discutable… parce que là j’ai perdu la notion du temps lol] Vladimir avait courut comme un épileptique maître de ses mouvements, ainsi capable de contrôler coordination et direction. Soit deux grands atouts lorsque l’on souhaite se déplacer… et dans le cas présent, Vlad voulait bien entendu partir loin, très loin. Pourquoi avait-il quitté les autres au parc aussi subitement? (xD) Cette fois-ci, ça n’allait peut-être pas passer inaperçu contrairement à ce qu’il aurait pensé. Parfois l’habitude reste malgré les changements de situations… Vladimir avait donc des « amis » maintenant? Des gens qui regardaient peut-être pour voir s’il était bien là? Il ne s’imaginait pas dire ce genre de mots un jour… Il dégluti avec difficulté, car plus, il accélérait, plus la nécessiter de reremplir ses poumons venait lui compresser la cage thoracique. Dehors, l’hiver était toujours là… À en croire qu’elle ne finirait jamais… Cela dit, Vlad avait besoin d’un coin pour penser à ce qui venait de se passer dans le parc. Le sortilège qui bloquait ses narines temporairement venait de perdre effet… déjà ça allait mieux pour respirer plus rapidement.
Revivifié par ce nouveau souffle, l’Aiglon de deuxième année continua de courir. Il passa tout droit par le hall, tourna une couples de virages serrés à cause des couloirs hasardeux de l’école, gravit quelques marches… il eut même l’impression de croiser une ancienne Poufsouffle qu’il se souvenait avoir déjà vu du temps de l’ancienne Directrice. Mais, le Bleu n’avait pas le temps de s’attarder à ce détail… Détail qui viendrait plus tard si jamais il en avait besoin. Gardant toutefois cette notion en tête, il la rangea avec soin parmi toutes les autres.
Bien que dehors, il ne neigeait que très peu pour le moment, Vlad avait l’impression qu’un véritable blizzard ne tarderait pas à se déchaîner dans son esprit. Et toutes ses pensées allaient alors se retrouvées ensevelies sous des tonnes de poussières froides et dénuées de couleur… comment éviter ceci? Comment tout mettre à l’abri et surtout, comment ne pas perdre tout ce qu’il venait tout juste d’enregistrer? Il y avait probablement des choses à en retirer…
La seule solution qu’il avait trouvée et qui l’arrangeait un peu pour le moment, c’était justement de courir ou du moins de continuer sur sa lancée puis que maintenant il était trop tard pour faire un retour en arrière. Le sol sous ses pieds avait rapidement passé du blanc au gris-pierre (normal, il venait de rentrer hein ><), l’air qui faisait des va-et-vient dans ses poumons était devenu plus chaud. Le changement le fit tousser à plusieurs reprises, mais là, enfin, il était arrivé dans un lieu où peu de jeunes venaient, et ce, très rarement encore. La Salle des Trophées…
À bout de forces… ou de souffle… ou de nerfs peut-être, Vladimir céda sous la pression de sa propre tête, ce qui lui fit fléchir les genoux. Comment pouvait-il être aussi misérable maintenant? Avait-il pris deux secondes pour réfléchir à cet acte insensé qu’il venait de poser? Jamais il n’avait agit ainsi auparavant… il était plus posé. Pourquoi s’être sauvé? Ça allait intriguer les autres… Ce n’était pas très bien pour lui… Il jeta un regard incompréhensif à une sorte de coupe qui était posée sur une petite table basse, entourée d’une boîte de verre.
*Sortilège de protection… et combiné avec un automate nettoyant… brillant, c’est difficile les combinaisons de plusieurs sorts… *
Vlad était capable de tout analyser, sauf peut-être sa propre personne… Il observa son reflet dans le verre impeccable. Un garçon de douze ans au teint blanc, aux cheveux bruns foncés et aux yeux gris comme le ciel du moment le fixait. Un air de complexité difficile à décrire voilait ce regard qui était tout sauf chaleureux et amical. Avait-il l’air tant déranger par les autres qu’il en avait été … déformé? Certes le ridicule que pouvait atteindre le pathétisme humain l’aberrait bien souvent, mais avait-il trop généralisé?
| Citation: | | Mais si ma présence en ces lieux te dérange Vladimir, j’en suis navrée… |
Il se rappela alors les informations cruciales qu’il avait recueillies au parc, entouré de tous les autres élèves… Peut-être qu’en ce moment même, il manquait encore d’autres choses plus importantes encore! Mais l’heure n’était pas aux remords, elle était déjà toute réservée à la réflexion. Et comme le Serdaigle n’avait pas été super brillant sur le coup cet après-midi là, il allait devoir exiger deux fois plus de lui-même qu’à l’ordinaire.
La présence de la Sous-Directrice ne le gênait pas le moins du monde, toutefois, Vladimir se demandait bien ce qui avait poussé cette femme à tirer une telle conclusion. Pourquoi agissait-elle toujours ainsi d’ailleurs? Aliénant tout le monde en prétendant être à l’aise, le pire, c’était bien qu’elle l’était, à l’aise, justement! Qui a passion de l’enseignement dans l’âme sait très bien reconnaître esprit érudit, qui parle de reconnaissance parle également de respect. Vlad était perspicace et eut la vision de ce drôle de petit Rouge et Or de première année. Il ne le connaissait pas, mais les sentiments à l’égard de la femme ostensiblement fermée étaient perceptibles des mètres à la ronde… ça aussi c’était louche… l’avait-il seulement eu comme professeur de magie celui-là? Vlad en doutait… ayant assisté au seul cours… mais peut-être qu’il se trompait.
Le silence de la salle des trophées était lourd, mais le Bleu et Bronze préférait cela à toute autre mélodie ou bavardage. Il scruta un peu autour de lui, histoire de voir s’il était effectivement seul. Ceci confirmé, Vlad s’assit sur son séant et contempla la même coupe qu’il avait remarquée plus tôt. C’était une vieille mention d’honneur… peut-être datait-elle d’avant la fondation d’Evanesco, même? Vladimir secoua vivement la tête. Ce n’était pas le temps de se laisser distraire.
- Bon alors étayons le jeu : on a eu des raisons et des motifs… mais des motifs trop superficiels ainsi que des raisons plutôt personnelles… c’est impossible d’être si peu consciencieux à l’égard d’autrui dans cette position-là… surtout avec des raisons semblables… non? Ou peut-être, mais dans ce cas, ça aussi c’est grave? Peut-être? … roh rien ne concorde, on n’y arrivera pas…
L’Aiglon se trouvait devant un casse-tête. Il réfléchissait à voix haute, mais aucune voix étrangère ne venait répondre à ses interrogations.
- Et je n’y suis pas arrivé encore…
Le jeune Fotis repensait aussi à toutes les opportunités manquées de parler avec le Directeur d’Evanesco. S’il ne bougeait pas, rien ne pouvait avancer, les espoirs des autres, aussi peu nombreux qu’ils étaient, seraient des points épars quelque part au milieu de la tempête de neige qui s’approchait…
| Citation: | | …si je reste encore ici, ‘c’est que j’ai des choses à faire, des buts à trouver, des conditions à remplir… |
*Mais comme quoi? Est-ce que ça a rapport avec tout ce qui se passe en ce moment? Toutes ces choses étranges et indésirables? Ça pourrait justifier l’arrivée de cet Auror qui se cache? Ou peut-être que nous nous trompons d’enn…*
Un bruit.
Vlad releva la tête. Il y avait quelqu’un qui se tenait dans l’encadrement qui annexait le couloir du troisième étage. Le ciel s’était couvert… depuis combien de temps était-il assis là d’ailleurs? Mais le plus important : qui était l’individu caché par la pénombre des nuages amassés, prêts à se déchaîner peut-être?
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|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 1ère année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Mer 28 Mai 2008, 17:03 | |
| [hrp: Excuse moi d'avoir été aussi long. J'espère (mais j'en doute) avoir été suffisament au niveau. ]
La salle des trophées restait décidément la préférée de Nathan (à près le dortoir des Poufsouffles et plus précisément son lit, mais il était imbattable). A vrai dire ce n’était pas d’abord pour la mémoire, pour l’histoire qui y reposait ; sous la forme de différents trophées, de différentes coupes tous plus rutilantes les unes que les autres ; même s’il n’y était pas pour autant insensible. Cette salle était devenue le lieu de prédilection du jeune Poufsouffle, après que celui-ci ait déserté les toits à cause de l’arrivée des mauvais jours et parce qu’on pouvait, en fait, rarement y être seul (c’était un endroit plus populaire que l’on se l’imaginait bien souvent). Or, ce que Nathan recherchait dans ces différents endroits c’était la solitude. Des lieux où il pouvait être seul avec lui-même, avec ses pensées pour réfléchir à tout ; ou à rien, pour ne pas réfléchir ; en fonction de l’humeur du jour.
Il pouvait passer des heures à contempler ce qui était, selon lui, le plus beau des trophées exposés : la Coupe de Quidditch de Poudlard. Il aimait y regarder les gravures correspondant à la maison ayant remporté la victoire chaque année, en se désolant de ne pas y voir le nom de sa maison écrit à de plus nombreuses reprises (c’en était même ridicule par rapport aux nombres de victoires des Gryffondors et des Serpentards). Il aurait d’ailleurs bien aimé faire partie de l’équipe qui aurait à nouveau ramené la coupe dans la maison jaune et noire. Mais il n’y avait pas de championnat de Quidditch à Evanesco, ou alors il n’en avait pas entendu parler (ce qui était quasiment impossible en soi), donc cela devrait rester en rêve de soulever cette coupe. Rêve qu’il avait d’ailleurs déjà fait deux ou trois fois depuis qu’il s’était renseigné sur le championnat de Quidditch qui avait lieu à Poudlard. Il aurait tant aimé que d’autres élèves dans une dizaine d’années puissent y voir son nom, en tant que capitaine de l’équipe qui remporta le trophée, comme lui y lisait ceux d’Olivier Dubois ou de Harry Potter.
*C’est étrange j’ai l’impression d’avoir déjà vu ce nom quelque part.*
La première fois qu’il avait vu cette coupe il était resté scotché sur place, la bouche béante devant tant de beauté. Comme si il avait déjà su tout ce qu’elle représentait, comme si cela était inné chez lui.
Bien vite son esprit dériva des gravures sur la Coupe qu’il allait bientôt voir étant donné qu’il était en chemin vers cette salle, pour revenir à une plus froide réalité. Le jaune et voir était en effet en train de passer devant un miroir. Il y voyait qu’un garçon avec les cheveux en bataille, le regard perdu dans le vide, etc…
« Tu aurais pu te coiffer ce matin… Et cette cravate, tu pourrais faire un effort. » dit-il au reflet dans le miroir, en tentant de remettre en place une des nombreuses mèches rebelles.
Mais il n’eut pour réponse que du silence.
*Tu t’attendais à quoi ??? A ce que le miroir te réponde… Si c’est ça tu peux toujours attendre…*
*Tu me fera toujours rire.* répondit une petite voix dans ta tête.
Cette petite voix Nathan la connaissait depuis aussi loin qu’il pouvait se rappeler, tellement bien qu’il lui avait donné un nom : Aldorius (il était très imaginatif à cinq ans ^^). Elle (il) avait toujours été là, représentant un autre Nathan plus extraverti, rebelle,etc… En fait, pour faire simple, Aldo’ aurait sans doute été envoyé à Gryffondor par le Choixpeau et il poussait Nathan à lui ressembler. C’était une sorte de coach personnel, en version améliorée.
*Excuse moi mais je t’ai pas sonné, à ce que je sache.*
*Pourquoi tu vas t’isoler aussi souvent alors ???*
Là il avait marqué un point. Le Poufsouffle décida donc de ne pas répondre… le silence est souvent le seul moyen de défense quand on a tort.
Il fut bien aidé en cela qu’en tournant à l’angle du dernier couloir avant d’atteindre la salle des trophées, il vit un jeune garçon s’y engouffrer en courant comme un dératé.
*Et mer**… Y a plus qu’à espérer qu’il va pas rester longtemps.*
*Ou alors tu y va quand même.* suggéra Aldo’.
*Mauvaise idée.* fut la seule réponse de Nathan.
*C’est vrai… C’est bien trop dangereux de tenter d’avoir un contact avec un de ses semblables.* reprit la petite voix, ironique.
Encore une fois il ne répondit pas. C’était vrai, que risquait-il ??? Pas grand-chose. En fait si, il risquait d’être ridicule avec sa timidité maladive ; il risquait de se faire rembarrer ; il risquait… trop. Si l’on faisait un bilan avantages/inconvénients, tout devait pousser à afire demi-tour et à ne surtout pas rentrer dans cette salle.
*Arrêtes de penser et bouge ton absence de graisse vers cette porte.* lui intima Aldo’.
*C’est bon. C’est bon … J’y vais. Sinon tu va encore me bassiner avec ça toute la journée.*
Et effectivement le jeune garçon se mit en mouvement vers la salle, même s’il hésita un peu avant d’ouvrir la porte. Qu’allait-il pouvoir dire ??? Que devait-il dire ??? Comme par hasard Aldorius n’était jamais aussi silencieux que quand on avait besoin de lui, et aussi bavard que quand on voulait qu’il se taise. La main sur la poignée, il restait bloqué à attendre quelque chose… mais il ne savait pas vraiment quoi.
Après avoir respirer profondément, et avaler (difficilement) sa salive, il tourna la poignée et ouvrit la porte.
« Oh… Excuse moi… je repasserai. »
Nathan n’était pas mécontent de ses petits talents d’acteur. Il avait très bien joué la surprise et l’embarras de découvrir quelqu’un dans une pièce que l’on pensait vide. Mais le sentiment dominant en lui ne fut pas la satisfaction pendant longtemps. Dès qu’il vit la tête du jeune Serdaigle, il réalisa que quelque chose n’allait pas chez lui, même s’il n’aurait pas su dire quoi.
« Euh… Ca va bien ??? » demanda t-il à l’inconnu en jouant (cette fois) aucunement la comédie.
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|  | | Vladimir Fortis Serdaigle - 2ème année - Préfèt


 Age : 18 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 655 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 12 ans Son animal: -
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Mer 28 Mai 2008, 23:22 | |
| [hj : il n’y a pas de presse et ne te sous-estimes pas, ton rp est super ^_^]
Le bruit, le froissement de l’air… ce n’était pas un rêve. Il y avait bel et bien un intrus qui rôdait autour de sa cage. Mais qui était cette forme? Qui pouvait bien vouloir venir ici? Et dans quel but? Vladimir n’y était parvenu que par un hasard si on pouvait dire, comme si c’était plutôt son subconscient qui l’y avait conduit. Son repère de prédilection, c’était la bibliothèque souvent. Il n’y avait rien de tel que de plonger dans un livre pour oublier tout ce qui se passait réellement autour de soi, mais le temps n’était pas à l’oubli.
« Oh… Excuse moi… je repasserai. »
Vladimir se releva dans un mouvement de réflexe un peu trop rapide qui lui donna soudain un violent élancement au crâne. Il n’aurait pas dû rester par-terre après avoir autant courut. Mais bon, il endurait, il comprenait sa souffrance, c’était tout ce qui importait à ses yeux. Ayant réalisé cela, les choses se rééquilibrèrent d’elles-mêmes comme si chassait de la fumée à coup d’éventail. Le Serdaigle regarda vers l’entrée de la salle des trophées, avec un regard fort accusateur. Certes, on venait de le déranger dans un moment convoité de réflexion, mais on venait aussi de le surprendre dans un état de presque faiblesse, ce qui était encore plus grave pour son ego. L’individu, l’ombre dans la nuit de l’Aiglon, fit alors la mimique de se rapprocher davantage… quelque chose de dangereux?
« Euh… Ca va bien ??? »
Le jeune Fortis soupira. Que s’était-il imaginé? Qu’il avait attiré un ennemi, lui qui ne connaissait pas vraiment personne d’abord? Et il se doutait fort que ce fut Nina ou Warren qui l’eut rejoint, si cela se trouvait, ils étaient encore au parc en train d’écouter ce qui se disait et le prenaient maintenant pour un voleur parti sur un « hit and run ». Mais maintenant que l’étranger de la pénombre avait parlé, Vlad fut capable de distinguer sa binette. Un garçon assez squelettique sous des apparences de grands bonheurs, signe qu’il ne pouvait pas savoir… Et Vladimir ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas souffrir ce que lui endurait… Le petit Poufsouffle qui était devant lui était sans doute nouveau, son visage ne lui était pas familier. Mais bon, ici, quand on parle de ce qui pesait lourdement sur les épaules du garçon de douze ans n’était rien d’autre de la réalisation de sa personnalité complexe et aussi de l’énorme sens que prenait le terme « responsabilité » sur sa tête. Effectivement, ce n’était pas une simple question d’être à son affaire et de jouer aux élèves modèles… C’était tellement plus que d’être élève à Evanesco… que d’être un enfant tout simplement. Et souvent ce détail était négligé, mais Warren avait savamment convaincu le Bleu et Bronze un de ces après-midi venteux qu’ils avaient passé au bord du lac de l’école. Toutefois, la charge n’étant pas évidente à assumer pour l’Aiglon qui était de loin un être extraverti, et il n’avait cessé de reporter à plus tard ce qu’il aurait dû, dans l’intérêt de tous, dans l’intérêt même de la petite freluche qui lui demandait s’il allait bien.
Vladimir le transperça du regard, d’un regard froid où ses yeux d’un gris pâle perturbant tentaient de chercher par eux-mêmes, dans un instant de silence, entre un soupire et une inspiration trop calme qui couvrait une anxiété inconfortable, ils cherchaient à savoir ce qu’était véritablement ce gamin… Ennemi ou ami, la distinction était à présent nécessaire… c’était trop simple de vivre dans un monde à partager tout simplement et de se battre pour sa simple part de gâteau. Vladimir avait réalisé qu’il fallait chercher, qu’il fallait gagner, qu’il fallait se dépasser et que ce n’était pas en faisant l’aveugle que tout allait se régler. Une fois de plus, la culpabilité venait pourrir les veines du jeune garçon lentement, tel un poison qui s’infuse par une morsure inévitable. Le préfet avait bien envie de lui répondre que non… mais la chose aurait été inutile et indigne de mention. Il aurait aussi dire oui, juste pour voir ce qui se serait passé ensuite… Serait-il resté, ce jeune inconnu qui ne lui disait rien si ce n’était que poser des questions en plus… et qui restaient encore sans réponse?
Ainsi, Vlad le scrutait intensément. Il ne savait que faire. Il avait envie de le renvoyé, de dire à ce petit ignare d’aller se dandiner ailleurs, que de toute façon peut-être que tout le monde allait disparaître comme la chère Nadya et que lui avait décider de sombrer seul comme un capitaine indigne qui désirait sombrer à la barre du navire du savoir qui le transportait depuis toujours. Oui, la chose était indigne et lâche… qui était assez ridicule pour laisser partir tout son savoir, comme si son arrivée dans le monde avait été inutile, et Vladimir voulait tout sauf cela. En fin de compte, il voulait que l’autre garçon d’à peu près son âge reste, qu’il apprenne, qu’il sache... Après un moment de silence et de réflexion supplémentaire, le deuxième année daigna enfin ouvrir la bouche.
- Tu es à Poufsouffle?
Vlad avait contourné la question posée par une autre question. Son ton était glacial et vif, mais il n’y pouvait rien, c’était naturel chez lui.
- Tu fais quoi ici? Il neige dehors, tout le monde y est… tu ne veut pas rejoindre les autres?
Le Bleu et Bronze avait déjà mijoté inconsciemment ou non un petit interrogatoire, histoire de voir s’il faisait une bonne chose en ne le chassant pas. En parlant de l’extérieur du château, il fut parcouru d’un terrible frisson qu’il tenta de dissimuler du mieux qu’il put en adoptant une position nonchalante, soit en s’adossant contre une splendide étagère qui hébergeait d’autres titres honorifiques. En étant si près de tous ces trophées et plaques aux reflets impressionnants, Vladimir fut pris d’un déchirement interne. Il venait subitement de rentrer en conflit où s’opposait le sens de sa vie et le sens de la vie. À titre très personnel, le jeune homme s’était dévoué depuis tout jeune corps et âme à se dépasser, mais tout cela était dans un but égoïste tout compte fait… Il voulait venger sa mère, venger son enfance, mais tout cela se contredisait maintenant… maintenant que sa mère lui semblait être une personne complètement aveugle, maintenant qu’il réalisait que si son enfance avait été gâchée, c’était simplement de sa faute puisqu’il s’était accroché à des choses qui le dépassaient, il ne pourrait jamais faire regretter à son père de les avoir abandonnés, tout ce qu’il avait fait était peut-être vain après tout?
L’Aiglon était un peu perdu… mais il se rappela vite fait qu’il n’était plus seul dans cette pièce à présent et qu’il lui valait peut-être mieux de garder ses réflexions pour lui-même, du moins tant qu’il serait en compagnie d’un inconnu. Bref, adopter son comportement habituel en posant des questions afin de percer les intentions de l’autres.
- Ils sont beaux tous ces trophées, tu ne trouves pas?
Un éclat brilla dans les yeux du jeune homme avant qu’il ne détourne la tête en direction de la plus majestueuse coupe de la pièce, celle qui était dans la prison de verre, la coupe de Quidditch qui avait survécue à Poudlard.
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|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 1ère année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Ven 30 Mai 2008, 21:20 | |
| Nathan pensait s’y connaître en regards froids et glacés (à la limite méchants). Après tout, ses chers grands-parents paternels n’avaient-ils pas toujours considérés que le don magique de leur petit fils était une tare, que celui-ci n’était donc pas un vrai membre de la famille et donc qu’il fallait le lui faire sentir??? Alors sur les regards froids il en connaissait un rayon. Tous les repas de famille étaient donc de vraies tortures pour le jeune garçon, avec la tâche difficile de ne pas croiser (ou le moins possible) ce genre de regard (puisqu’il avait le mauvais réflexe d’y répondre par un regard provocateur, du genre : « Vous ne m’aimez pas, ben moi non plus ».)
Mais ça c’était avant… Avant que le jeune Serdaigle qui lui faisait face dans la Salle des trophées ne le regarde. Avant qu’il ne lève lentement ses yeux gris vers lui. Avant qu’il ne fût transpercé par les deux iris de l’Aiglon. Avant qu’il ne sente son sang se glacer dans ses veines ; d’ailleurs, le garçon avait toujours pensé que ce n’était qu’une expression avant de le vivre. Avant… tout simplement. C’était peut être un peu mélodramatique de se dire qu’il y aurait un avant et un après à cause d’un regard… mais Nathan ne s’arrêtait pas à cela. Et puis le mélodramatique n’avait jamais fait peur au garçon.
Le jeune Poufsouffle aurait pu chercher longtemps un adjectif pour définir ce regard… mais à part vide il ne trouvait rien. C’en était même effrayant. D’autant plus qu’un silence malsain s’était installé, tandis que Nathan avait l’impression de se faire disséquer par son interlocuteur. Si on pouvait parler d’interlocuteur, car techniquement il faut un dialogue pour avoir une interlocution et le moins qu’on pouvait dire c’était qu’il n’y pas de dialogue.
*Au fait, merci pour ta superbe idée Aldo’.*
*Je pouvais pas savoir…*
*N’empêche… Merci quand même. T’aurais mieux de te taire… encore une fois.*conclut le jaune et noir, en réussissant à ne pas écouter les protestations de la petite voix.
Au moment où il en arrivait à se demander si ce moment pénible finirait un jour. Les secondes s’allongeaient en minute, les minutes en heure… Il en était arriver à prier (alors même qu’il n’était pas croyant ; ce qui était d’ailleurs un autre sujet de discorde avec ses grands-parents) pour que quelque chose se passe… n’importe quoi. Quand, aussi soudainement qu’il avait créé cette situation, le Serdaigle se décida à la rompre. Ce qui étonna beaucoup Nathan.
« Tu es à Poufsouffle ? »
« Euh…oui. » répondit-il, un peu machinalement, avant d’ajouter. « … en première année. »
Il aurait bien rendu la pareille, poliment, mais il était encore un peu trop tétanisé pour tenir une conversation normale avec un autre individu civilisé de son espèce. Il fallait aussi dire que le ton sur lequel la question avait été posée n’invitait pas à y répondre par un monologue long et compliqué. Et puis Nathan portait la réponse sur lui ; il n’était habillé que de vêtements noir et jaune (pour les incultes ^^ c’était les couleurs de la maison des Poufsouffles) avec un blason représentant un blaireau sur sa poitrine. Alors à quoi bon entamer une dissertation sur le sujet.
*Tu te débrouilles pas mal pour un timide.* souffla Aldo’.
*Sans toi j’aurais pas tous ces problèmes.* eut-il comme réponse sur un ton sec.
*Puisque c’est ça je t’aiderai plus.*
*Par la barbe de Merlin, depuis le temps que j’attends ça. Et dire que je peux même pas savourer.* ne put-il s’empêcher de lui dire.
*Très spirituel.*
Un petit sourire apparut sur le visage du garçon, mais comme il était en contre-jour le Serdaigle ne pouvait pas le voir. Et heureusement… sinon il aurait sans doute conclut de sa longue scrutation que le Poufsouffle devait certainement se moquer de lui. Alors que l’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit.
« Tu fais quoi ici? Il neige dehors, tout le monde y est… tu ne veut pas rejoindre les autres? »
*De quoi il se mêle ??? * réagit Aldo’ au quart de seconde.
« Ben… en fait, je suis sans doute pas assez socialisé pour cela… Je préfère ne pas faire comme les autres… J’ai toujours été comme ça… à contre-courant des foules. »
*Mais pourquoi je lui dis ça moi ??? * se demanda Nathan après avoir parlé, très étonné qu’il était d’avoir répondu sincèrement ce qu’il pensait sans travailler une réponse dans sa tête.
A vrai dire le Poufsouffle (qui était un expert en la matière) sentait bien que son interlocuteur était en proie à un terrible conflit interne… car cela se voyait à l’extérieur. C’était même des plus flagrants dans sa manière d’être. Ne serait-ce que dans sa façon de ne pas répondre quand on lui demande s’il va bien ; dans sa façon de se perdre dans ses pensées (au point de ne pas écouter les réponses aux questions qu’il posait, qui étaient déjà des réponses aux questions de Nathan lui avaient posées) ; dans sa façon de se perdre dans la contemplation des coupes ; etc… Il aurait bien voulu l’aider, car il était d’un naturel sympathique malgré sa timidité et c’était pour ça que le Choixpeau l’avait envoyé à Poufsouffle (avec d’ailleurs la consigne de développer cette qualité). Mais d’un autre côté, il savait par expérience que dans ces cas là tout ce qu’on voulait c’était être seul. Si bien que lui aussi était en proie à un conflit intérieur.
Le résultat bizarre de cela était donc que les deux personnes qui se faisaient face dans la salle des trophées ne se regardaient même pas, pensaient à autre chose…et surtout ne se parlaient pas. Alors qu’il y avait à peine deux mètres entre eux.
Rompant encore le silence, le Serdaigle demanda :
« Ils sont beaux tous ces trophées, tu ne trouves pas? »
Nathan avait la soudaine impression que le Serdaigle allait mieux. Comme si le pouvoir magique (ce qui n’était pas un faible mot dans le château d’Evanesco) des trophées de cette salle avait encore marché. Ce que le garçon aux yeux verts venait cherché dans cet endroit, celui aux yeux gris l’avait peut être trouvé… l’apaisement de ses soucis… Mais ce n’était peut être (sans doute qu’une impression). Toujours était-il que, plus serein, il put lui répondre.
« Je les trouve magnifique… Et, si je viens là c’est justement pour les voir, pour pouvoir … Non, c’est trop bête. »
Même si le Poufsouffle avait réussit à être franc une minute auparavant, on ne peut pas non plus chasser le naturel aussi facilement. Choisissant alors d’adopter la même tactique que l’Aiglon, il changea subtilement de sujet avec une question dérangeante.
« Et toi, tu les aimes ??? Je suppose que oui, sinon tu ne serais pas venu les voir… Tout est si calme ici, on peut réfléchir tranquillement. »
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|  | | Vladimir Fortis Serdaigle - 2ème année - Préfèt


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| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Sam 31 Mai 2008, 04:56 | |
| [hj : désolé si ça semble long, ça sort tout seul u.u j’essayerai de couper un peu pour les prochaines fois…]
Une affirmation avait décroché le rôle de pionnier dans la pièce du silence. Sur la scène aux éclats multiples, mais impuissants quant à illuminer la salle (sauf peut-être quelques rêves), la validation du constat de Vladimir lui permit de relever quelques faits. Car bien que le jeune garçon n’était pas dans une position pour porter un regard critique, il trouvait que c’était plutôt édifiant de simplement essayer d’analyser, sans toutefois se laisser emporter dans le courant de la débilité humaine et profonde, le jugement gratuit, défaut qu’il maudissait tant et qui rendait les siens aveugles et faibles.
*On est gêné peut-être? Ou tout simplement gênant…*
La partie n’était pas gagnée d’avance pour le super dialogue où deux jeunes garçons seraient impliqués, voire animés d’une virtuosité presque passionnelle xD. Non, pour le moment, il y avait ces « horribles » périodes qui allaient et venaient. Moments de doux plaisirs pour l’Aiglon qui se sentait en plein contrôle de ceux-ci. Il devenait soudainement le maître du silence, du temps peut être, et par conséquent du savoir absolu, car qui contrôle le temps, régit la vie. Le temps s’arrête lorsque quelqu’un meurt. La chose lui paru quelque peu morbide, il lui fallait un changement d’état. Un état qu’il s’imagina ou qu’il sentit peut-être chez le jeune Poufsouffle. …Un première année avait-il dit.
Cependant, ce n’était pas ce que le préfet attendait. Il voulait savoir… Et à l’instant où le nouveau venu ouvrit la bouche pour répondre, Vladimir baissa un peu la tête. Comme si ce mouvement qui était tout de même bref pouvait l’aider à mieux entendre, à mieux visualiser… Mais visualiser quoi? Les irises du Serdaigle longèrent ses paupières doucement, tels les yeux d’un Aigle aux aguets juché à côté de son nid.
« Ben… en fait, je suis sans doute pas assez socialisé pour cela… »
À la première réponse, Vlad porta un regard plus intéressé qu’évaluatif, mais s’abstint de tout commentaire. Une interruption et hop! tout serait anéanti, tant le silence que ses idées.
*Oh ça, on ne le sera jamais assez pour le monde… c’est quelque chose d’infini…*
Tel qu’escompté, le Jaune n’avait pas terminé. Terminé là aurait été trop simple, trop court. Le garçon qui se tenait devant Vladimir était justement quelqu’un qui avait le potentiel de se laisser à la discussion, même s’il semblait plutôt peu confiant et interdit. Fortis n’aurait pas pu su dire qu’est-ce qui lui permettait de penser cela, mais c’était peut-être aussi simplement la réponse du première année, une réponse qui en disait quand même long sur sa mentalité ainsi que le fait qu’il renchérisse, qu’il veuille se justifier, etc.
« Je préfère ne pas faire comme les autres… J’ai toujours été comme ça… à contre-courant des foules. »
À cet instant là, le Bleu et Bronze crut voir une sorte de caricature cachée sous un déguisement ludique de son compatriote Warren. Passons. Cet enfant Blaireau, il avait définitivement une petite étoile à l’éclat embué par un fin nuage nocturne, mais qui rien que par ses affirmations, le rendait déjà un peu particulier. Du moins, assez particulier aux yeux de Fortis qui finalement ne regrettait pas d’avoir usé de … heu… tolérance envers l’intrus. Vladimir aurait voulu lui dire que finalement ce n’était pas le sens dans lequel on allait qui importait, mais plutôt la destination (ou peut-être l’itinéraire, ce qui revenait presqu’au même). C’était bien beau l’authenticité, mais ce n’était pas vraiment cela qu’il fallait remarquer parmi tout ce qui se présentait à la vue d’une masse. Dure chose à expliquer… encore que Vladimir n’en était pas pleinement convaincu. Cela dit, il savait que quelque chose était mal représenté dans ce portrait, cette esquisse de la vie où tout le monde puisait exemple, comme l’on puise à la source d’un savoir absolu alors que tout cela n’était que peinture en plus, coulis de gouache et de couleurs attirantes. Mais sur quoi fallait-il se baser? Rien de réellement concret, ce qui était donc impossible à dessiner, d’où le fait d’ailleurs que c’était bien difficile pour le Bleu de se le représenter…
N’empêche que l’Aiglon continua d’écouter sans ne rien laisser paraître… du moins sur « le contenu » de ses réflexions. Et il continua à penser ainsi, dans la quiétude presque parfaite d’un inconscient endolori par tout ce qui se reportait sans cesse, irrité par tout ce qu’il essayait de porter sans comprendre, affaibli donc par le véritable sens que prenait l’Humanité et ses actes quand il osait poser un regard dessus cette chose qui le répugnait trop pour qu’il continuasse de le fixer. C’était ainsi qu’il avait dérivé jusqu’à la coupe. Belle, brillante… elle était parfaite, comme tous les autres trophées. Ils représentaient réellement quelque chose. Un mérite, une chose accomplie. Mais à quoi bon les honneurs quand tout est tellement abstrait?
« Je les trouve magnifique… Et, si je viens là c’est justement pour les voir, pour pouvoir … Non, c’est trop bête. »
Le Poufsouffle s’était tut de lui-même, mais l’avait mentionné plutôt que de simplement laisser son souffle mourir tristement. … Un suicide verbal. C’était assez tentant de savoir la suite. Et oui, tout ce qui est proscrit est objet de convoitise. Et Vladimir, bien qu’armé de toutes ses plus grandes convictions, n’échappait pas à cette loi terrestre…
-… pour pouvoir t’imaginer ton nom dessus?
Vladimir venait d’abandonner l’étagère sur laquelle il s’était adossé. Venait-il de dévoiler un rêve qu’il refusait maintenant de s’avouer alors qu’avant il ne jurait que par celui-ci? Il avança d’un pas et pu enfin voir le visage en couleur de son … invité. Sorti de l’ombre, le Serdaigle se trouvait face à nez (xD il est un peu plus grand) avec une figure d’enfant, un visage innocent, mais où perçait une pointe de détermination qu’on reconnaissait bien aux Gryffondors souvent, un petit éclat de défi qui engendrait respect, même si la personne qui le possédait ne semblait pas l’avoir réaliser et figurait docilement chez les Poufsouffles.
* Il prendra bien sa place parmi les autres, … il a une conscience aussi…*
Vlad n’avait pas de don ou autre chose du genre, il était simplement un bon observateur et décida de ne pas trop s’en faire pour l’avenir social du jeune garçon.
« Et toi, tu les aimes ??? »
Il était content qu’on lui pose la question… En fait, il avait espéré un peu que la chose irait en ce sens, car il voulait arriver quelque part sur ce sujet. Il fit un sourire en coin qui semblait moqueur et soupira un peu avant de reporter son attention sur une plaque qui mentionnait « pour services rendus à l’établissement ». Avec des gestes doux, le sorcier leva tranquillement le bars, caressant au passage ces quelques mots brefs et qui se voulaient significatifs malgré tout le mystère qu’ils enveloppaient précieusement dans le silence de bibliothèque qui ponctuait dès lors l’échange entre les deux individus.
« Je suppose que oui, sinon tu ne serais pas venu les voir… Tout est si calme ici, on peut réfléchir tranquillement. »
C’était dur de souffrir un silence. Et dans tout ce défi auquel on était mis à l’épreuve, l’être devenait un peu plus vulnérable à chaque instant. C’était pour cette raison que Vladimir Fortis ne parlait pas souvent autre que pour dire des choses qu’il trouvait nécessaires. Car dans ces moments de vulnérabilité, l’individu se laissait prendre par tous les défauts de la races humaines qui lui montaient lentement le long des jambes jusqu’à l’enduire complément et jusqu’où il s’éteignait, lui et sa conscience, dans le jugement hâtif. C’était comme si on avait soufflé sur une chandelle, le plus jeune des deux venait de supposer une chose qui aurait très bien pu en valoir une autre. Toutefois, s’agissait-il d’une intuition ou d’un simple jugement hâtif? Vladimir n’était pas là pour jouer les moralistes. Il était satisfait de cette opportunité où il pourrait enfin réfléchir à voix haute sur la question des trophées et enfin se fixer à une opinion. Se fixer et établir un repère, car ces derniers temps, il perdait tous ceux qu’il avait déjà accumulés, alors il se devait à tout prix de les remplacer.
- Pour être honnête, je ne sais pas si je les aime ou non…
Il ramena sa main auprès de lui. Vladimir étant d’une pâleur particulière semblait être une sorte de fantôme dans ce lieu de pénombre.
- … et je ne suis pas venu les voir. Mais tu dois avoir raison : cet endroit est calme, en général personne ne vient, sauf à quelques rares occasions…
Le Serdaigle pivota légèrement la tête vers la droite, un peu plus vers là où se postait le Jaune. Fortis put lire sur la rangées de plaques suivantes : « Rendement exceptionnel ». Un autre soupire.
- Les trophées sont là pour rappeler aux autres… une trace du passage de quelqu’un plus… exceptionnel que les autres. À coup sûr cela a un effet de prestige sur ce même quelqu’un. Est-il moins ce qu’il a été sous prétexte qu’il tire profit de ce dont il a triomphé? On ne peut pas semer l’égoïsme, même dans les actes les plus humbles. Je dis ça parce que peu importe le geste, il y aura inévitablement un motif qui s’y rattachera. Avec chaque motif s’accorde une vision, une perception. Celles-ci diffèrent pour tout le monde entier. Alors pour chaque geste accompli, c’est comme si l’on tirait un peu sur le bout d’une toile d’araignée. Nous sommes loin de l’unanimité vue l’étendue de la toile, on tire son propre petit morceau, nous sommes donc tournés vers nous-mêmes…
L’élève se délaissa des plaques et préféra retourner au visage du première année.
- Pour moi, ces trophées ne représentent que les gestes de tous les individus qui ont tiré un peu plus fort que les autres. Se faisant, ils ont fait bouger la toile de partout, dans des proportions qui varient… Est-ce que c’est une bonne chose ou une mauvaise chose maintenant? Est-ce que je les aime? Je ne sais plus…
Il aurait voulu continuer à parler tout haut, cela fonctionnait bien mieux que n’importe quel thé pour soigner le mal de tête, mais il ne pouvait pas aller plus loin. Non seulement à cause de l’impasse dans laquelle il se trouvait, mais aussi parce que ses motifs à lui étaient plutôt personnels et en train de se muter vers un état nouveau qui voulait horriblement tendre vers la conciliation du devoir et de la volonté. Vladimir ne connaissait pas trop le Pouffsoufle, il ne pouvait pas se mettre à lui raconter sa vie. Il ignorait d’ailleurs encore son nom, mais ça, ça lui était égal. Les noms étaient souvent d’une futilité aberrante qu’il valait mieux ne pas gaspiller de la salive pour une simple épellation qui finirait tôt ou tard par voir le jour et se faire savoir de tous… quittes à attendre qu’il apparaisse sur un trophée, tiens.
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|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 1ère année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Lun 02 Juin 2008, 18:24 | |
| [hrp : pas de problème pour la longueur ; laisse toi aller… mais il faut juste pas t’attendre à ce que je réussisse à suivre aisément ton rythme.]
*C’est un fou.* avait conclut Aldorius à la fin du monologue du Serdaigle.
*Non… je pense pas.* lui répondit calmement (d’ailleurs sur un ton étrangement calme et serein) son hôte biologique.
*En tout cas il est pas net ce gars.* continua la petite voix sur un ton catégorique.
*Parce que moi je le suis normal ???*
*Oui, largement…* s’entêta Aldo’ ; mais Nathan avait bien senti que son ton avait faiblit pendant qu’il disait cela, en même temps que sa certitude.
*Je te rappelle que j’ai dans la tête une voix à qui j’ai carrément donné un prénom tellement elle était omniprésente… alors je ne sais pas lequel est le plus fou des deux.*
*Oui… mais c’est pas pareil. Lui il est cliniquement givré… il est bon pour Sainte Mangouste.*
Le Poufsouffle aurait bien continué cette joute verbale (en temps normal il aurait tout fait pour avoir le dernier mot) mais là, tout de suite, il n’était pas d’humeur.
D’un côté, il avait été touché par les mots du garçon avec qui il partageait (pour l’instant) la Salle des trophées. La vision qu’il avait des trophées était, certes d’apparence un peu loufoque, mais surtout …euh…hem…impressionnante (surtout pour un garçon d’une douzaine d’année). Impressionnante n’était sans doute pas le bon adjectif, mais il n’y en avait pas d’autre dans la langue maternelle de Nathan qui puisse convenir, qui puisse décrire, qualifier l’effet qu’avait pu avoir ce discours sur lui.
De l’autre côté, il y avait l’attitude du Serdaigle. Elle aurait difficilement pu être aussi ambiguë. Quand il s’était approché de lui, le jaune et noir avait eu bien du mal à avaler sa salive. Il s’était senti jaugé, comme tout le monde faisait. Pourquoi fallait-il que tout le monde ait tant besoin de jugé les autres ??? C’était grandement à cause de ça qu’il n’avait pas confiance en lui. Il n’aimait vraiment pas ces tests perpétuels étant persuadé que de toute façon il ne pouvait pas les réussir. Comment un petit garçon timide comme lui pouvait-il passer avec succès ce genre de définition ??? Car c’était de ça qu’il s’agissait : poser une définition sur quelqu’un. Nathan haïssait la simple idée d’être enfermé dans une définition. C’était pour ça qu’il avait empêché Aldo’ d’en poser une sur son interlocuteur.
Toujours était-il que le Serdaigle s’était ouvert. Et le Poufsouffle était persuadé (peut être se trompait il) que ce n’était pas une habitude pour lui, qu’il était un privilégié de pouvoir voir l’autre ainsi.
Mais, perdu lui aussi dans ses pensées, le garçon aux yeux verts avait laissé un autre de ces silences s’installé. Il en était presque gêné… à prés tout le bleu et bronze s’était (plus ou moins) ouvert et confié et comme seule réponse il avait eut un long silence. Le jaune et noir savait que si les rôles avaient été inversés il se serait senti vulnérable et … … ridicule. Et il ne voulait surtout pas laisser l’autre croire qu’il puisse penser ça. Parce que, réellement, il ne le pensait pas.
« A vrai dire… j’avais jamais eut une réflexion aussi poussée sur ces coupes… »
Nathan avait dit ça en affichant un large sourire. Décidemment, peut être avait-il bien fait d’entrer dans la pièce ; même s’il ne l’avouerait jamais à Aldo’.
« Et je peux t’avouer que tes mots vont me tourner dans la tête pendant très, très longtemps… Je veux dire…euh… C’est vachement profond ce que tu viens de dire. Je regarderais plus jamais ces trophées de la même façon… »
Après une courte hésitation (sans doute coupable ^^), le Poufsouffle reprit.
« Et, au fait, tout à l’heure j’ai pas répondu mais… effectivement je rêve de pouvoir voir mon nom gravé quelque part dans cette pièce… C’est important pour moi d’essayer de laisser une trace de mon passage, de marquer… je sais c’est un peu egoïste et surfait… l’histoire d’Evanesco… d’une manière ou d’une autre. »
Il avait lâché sa tirade plus ou moins d’un seul trait, sans vraiment réfléchir à ce qu’il disait. C’était bon parfois de parler franchement. Et, de toute manière cela ne sortirait jamais de ses murs, sinon le Serdaigle devrait aussi avouer l’état de vulnérabilité dans lequel il était tombé et Nathan était sur qu’il aurait horreur de ça.
« Je sais… c’est idiot. »
[hrp: je sais c'est un peu court, mais je suis pas mécontent du résultat. J'espère que ça va t'inspirer parce que franchement c'est génial de pouvoir rp avec toi.]
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|  | | Vladimir Fortis Serdaigle - 2ème année - Préfèt


 Age : 18 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 655 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 12 ans Son animal: -
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Sam 07 Juin 2008, 17:06 | |
| [hj: ^^ je suis aussi de cet avis, ce rp est vraiment chouette, merci d'être venu =) ]
Qui pouvait croire que le silence se subtiliserait pour de bon? Non, impossible, car si celui-ci était partit pendant le discours de l’Aiglon à la brune chevelure (xD drôle d’image mais bon xD), ce n’était que pour mieux revenir ensuite, pour mieux enduire tous les moindres recoins de la salle des Trophées. Cette omniprésence muette avait quelque chose de grand, de respectable que Vladimir appréciait beaucoup. Du coup, non pas qu’il en voulait au Jaune de s’abstenir de tout commentaire, mais il était plutôt reconnaissant auprès de celui qui était venu se réinstaller parmi eux. Mais qui savait pour combien de temps? …
« Je regarderais plus jamais ces trophées de la même façon… »
Vladimir n’en avait rien à faire que ce jeune Pouffy n’ait jamais eu de vision concernant des « simples » coupes… Ce n’était pas si facile que s’en avait l’air de se créer une mentalité complète et qui sait aussi bien se tenir sur des bases solides que se défendre en cas d’affronts. Il regrettait un peu d’avoir tant parlé, peut-être avait-il trop dit pour une fois? Tout ce que le Serdaigle avait raconté n’était que l’aboutissement d’une partie de ses réflexions… Il lui fallait au moins avoir ce genre d’arguments pour quelqu’un qui passait la majorité de son temps à lire ou à penser seul! Si tel n’était pas le cas, c’eut été assez déplorable… D’ailleurs, le Bleu n’avait fait que cela toute sa vie : réfléchir… vie qu’il commençait à trouver un peu misérable à présent qu’il voyait à quel point les autres de son âge ne se compliquaient tellement pas les choses comme lui avait le dont de le faire… Tout semblait bien simple pour tout le monde et lui, il restait toujours en arrière en train de ruminer on ne sait trop quelle idée sous prétexte que le préjugé établi par la société ordinaire et qui faisait l’unanimité de tous peut-être à tord, ne lui plaisait pas ou allait à l’encontre de ce qu’il croyait vrai. Il se faisait alors un devoir de redéfinir, comme un peintre qui décide de refaire le portait d’un autre, mais avec un style différent, un style non pas qui lui plaisait particulièrement, mais qui se devait surtout d’être réaliste afin d’être acquis comme référence.
Cela dit, jamais les choses n’étaient véritablement allées dans ce sens, car jamais il ne parlait de ses toiles, de tout ce qui lui traînait dans la tête. À qui aurait-il bien pu le dire de toute façon? Mais cette fois-ci, il venait de dévoiler quelque chose, une perception importante sans doute, à un jeune garçon, le premier venu… Pourquoi? Pourquoi n’avait-il pas fait preuve d’une plus grande sélectivité quant à son auditoire? Tout simplement que c’était parce que Vladimir était quelqu’un d’un peu à l’écart des autres. C’était logique, mais dur à admettre… et jamais il ne l’admettrait… en fait ça ne lui avait même pas traversé l’esprit. Le Serdaigle se cherchait trop, mais c’était difficile d’avoir un point de vue extérieur de soi-même. Alors il tournait son regard vers ce qui l’entourait. Il cherchait peut-être simplement une oreille attentive qui savait aussi se démarquer des autres… Il regarda à nouveau le jeune garçon dont il ignorait toujours le nom. Il comprit alors dans quelle situation embarrassante il venait de se mettre. Non pas qu’il n’avait pas ressentit un certain malaise qui était assez évocateur, mais à présent, il y voyait toute l’ampleur que ça pourrait avoir sur son avenir rapproché. Il imagina rapidement ce petit sorcier de onze raconter à tout le monde à quel point il avait des idées bizarres… Plus personne ne le regarderait avec incertitude alors. C’était ce que Vladimir aimait de son image à Evaensco. Il était tellement translucide que personne n’arrivait à se faire une opinion bien élaborée sur lui. Il trouvait ça assez ironique puis que lui s’appliquait sans relâche à tout concrétiser, à tout rendre claire. Les gens ne savaient rien éprouver d’autre qu’une certaine appréhension à son approche, un certain agacement parfois, ils savaient qu’il était assez futé, mais personne n’avait eu le privilège de réaliser à quel point et quelle ampleur pouvaient prendre ses réflexions posées. On le savait également marginal par son silence, mais cela ne disait pas grand-chose à qui que ce soit puisque c’était d’ailleurs la beauté du silence lui-même. Vladimir était donc un jeune sorcier bien mystérieux, et personne ne savait beaucoup de choses sur lui, sur son passé, ou encore sur ses ambitions.
Mais voilà que Fortis avait parlé, et longuement en plus. Il venait de donner un aperçu de sa conscience, cette fois-ci ça aurait été à son tour d’être véritablement jugé par autrui. Comment réagir face à un tel retour de situation? Ce n’était plus lui qui tirait les ficelles de son jeu, il essayait maintenant de se détacher de celles qui le retenaient prisonnier. Ou bien alors, il fallait qu’il justifie son âme devant tous pour être libéré de tout ce qui l’oppressait. Fallait-il qu’il explique les motivations qui le poussaient à réfléchir? Mais même à cela, il y aurait toujours cette petite brèche qu’il venait de faire et qui s’était ouverte sur l’autre garçon. Ce dernier ouvrit de nouveau la bouche, ce qui laissa le Bleu et Bronze assez perplexe puisque le jeune sorcier lui fit alors une confidence… ou plutôt lui confirma les soupçons qu’il avait précédemment posés sur la raison de ses visites de la Salle des Trophées.
« … je rêve de pouvoir voir mon nom gravé quelque part dans cette pièce… C’est important pour moi d’essayer de laisser une trace de mon passage, de marquer… »
Vladimir baissa la tête. En arrivant au château, c’était également l’objectif qu’il s’était fixé. Il en avait un peu honte dans le moment, sans trop savoir pourquoi. Ou plutôt, il savait pourquoi, mais pas précisément. Le fait que ce garçon de Poufsouffle avait un rêve similaire, le fait que sa nouvelle vision des coupes et autres mentions proscrivait ce désir,… Allez savoir maintenant si c’était une bonne chose que de vouloir marquer son passage, que d’aimer ces trophées pour ce qu’ils étaient vraiment, si malgré l’intention de faire bouger les choses, la notion de prestige était nécessaire pour satisfaire la soif ambitieuse que sans doute bien d’autres en plus d’eux avait? Alors, le Jaune arriva à une conclusion qui choqua un peu Vladimir.
« Je sais… c’est idiot. »
- Ce qui est idiot c’est de ne pas croire ce que l’on pense, de ne pas en être convaincu d’abord soi-même, ou encore de laisser aux autres l’occasion de voir qu’on est faible au niveau de ses convictions.
La voix froide du deuxième année avait un peu résonnée en écho, comme si l’hiver venait de rentrer en coup de vent dans la pièce. L’élève toisa le plus jeune avec une sorte de regard hautain, mais sans plus de méchanceté. Il appréciait encore une fois. Vladimir n’avait aucun problème à poser une caractéristique sur quelqu’un, les définitions changent toujours avec le temps ou avec l’expérience, ce n’était pas un jugement dernier qu’il proférait ou encore une condamnation à perpétuité. Malgré cela, peut-être que son attitude allait être mal considérée puisque ce n’était pas vraiment sympathique de faire la morale comme il venait de le faire, encore moins à quelqu’un qu’il ne connaissait pas et qui avait aussi une petite détermination farouche de cachée quelque part dans son visage, ce qui rendait l’Aiglon assez méfiant de son congénère. Il se permettait de douter de sa petite figure angélique… peut-être était-ce une sorte de bombe à retardement?
Dans une autre optique, Vladimir avait été surpris que le Jaune lui avoue une telle chose. Il sentit qu’alors peut-être que celui-ci n’était pas si redoutable, qu’il n’allait pas aller courir à gauche et à droite pour l’isoler davantage en répandant des rumeurs sur les belles illusions dont le Bleu s’en faisait des principes fondamentaux…
- Donc non, ce n’est pas idiot… Ça veut simplement dire que tu veux changer les choses à Evanesco, ou ailleurs autour de toi.
On surprit même l’ombre d’un sourire sincère sur le visage presque blanc du Serdaigle. Un jour, peut-être qu’il lui avouera que lui aussi avec un rêve comme le sien… Peut-être était-ce justement ce point commun avec tous ceux qu’il croisait qui faisait en sorte qu’on voulait bien s’attarder à l’écouter un peu, à avoir son avis lors de certaines occasions ou encore de demander son aide…
- Alors, sur quel Trophée veux-tu que nom apparaisse? Tu y as déjà pensé?
La question était posée sur une note plus calme et c’était presque plutôt rassurant en fait. Elle avait aussi la forme d’une affirmation, comme si c’était sûr que le nom du Blaireau allait figurer quelque part dans la pièce. C’était peut-être la façon à Vlad de faire chuter cette pression qui planait autour d’eux, de libérer un peu l’air ambiant afin que tout devienne plus facile, de se montrer un peu encourageant, comme quoi lui aussi était humain…
__________ 1 501 mots 35 points ajoutés _________________
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|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 1ère année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Mar 10 Juin 2008, 18:59 | |
| [hrp : Désolé pour le retard. Et… de rien ^^]
Si, ce matin là, quelqu’un le lui avait dit il aurait refusé de le croire (à part peut être si cela était venu d’un professeur de divination… alors il y aurait peut être prêté une certaine attention). Nathan avait rencontré quelqu’un de plus torturé intérieurement que lui. Il n’était certes pas allé jusqu’à avoir la prétention de croire qu’il était le numéro 1, le champion du monde de la torture intérieure. Mais quand même cela lui faisait un peu…hem… il n’aurait pas su décrire ce qu’il ressentait. Il savait que ce n’était pas de la pitié, ni de la compassion, ni de l’amusement… Pour autant il n’aurait pas su exprimer les sentiments qui l’animaient à l’égard du Serdaigle.
Il réalisait aussi, par comparaison, qu’il n’était peut être pas si torturé que ça, après tout. Peut être ne faisait-il que faire des montagnes avec des taupinières ??? Peut être que l’autre était vraiment torturé mais que lui n’était qu’un être humain normal ???
*Par Merlin, … que je déteste cette idée.* songea t’il douloureusement.
Car, pour lui, normal était un synonyme de banal (dans son sens le plus péjoratif.) L’idée qu’il puisse tomber dans la banalité était presque son pire cauchemar.
*Moi aussi* répondit en écho la petite voix, à peine audible dans le flot spirituel grouillant qu’était devenu l’esprit du jeune garçon.
Ainsi, il avait un peu l’impression que toutes ses certitudes s’effondraient comme des châteaux de carte en plein courant d’air, comme des murailles de papier… juste à cause de (ou grâce à) sa banale rencontre avec un autre élève d’Evanesco.
Mais le Serdaigle qui lui faisait face était-il vraiment un banal élève d’Evanesco ??? Bien qu’il ne le connaissait même pas depuis dix minutes (ou peut être que si, car dans cette conversation dans cette salle un peu particulière, les lois immuables concernant l’écoulement du temps semblaient bien relatives… finalement Einstein devait avoir raison ^^) il savait qu’il ne le considèrerait jamais comme quelqu’un de banal. Pour autant que savait-il du garçon aux yeux gris ??? A part, bien sûr, qu’il appartenait à la prestigieuse maison de Serdaigle ??? Rien. Il ne connaissait ni son nom, ni son prénom, ni son âge… et surtout il ignorait tout de son histoire, de ce qui le torturait tant. Et, étrangement, malgré tout ça il avait l’impression de le connaître, ou du moins de le comprendre.
Et c’était plus ou moins dans cet état d’esprit que Nathan avait lâché cette petite phrase si lourde de sens.
« Je sais… c’est idiot. » avait-il dit.
Et là… Nathan prit sans doute l’un des coups les plus forts de sa vie.
« Ce qui est idiot c’est de ne pas croire ce que l’on pense, de ne pas en être convaincu d’abord soi-même, ou encore de laisser aux autres l’occasion de voir qu’on est faible au niveau de ses convictions. »
Il en resta estomaqué. Il était incapable de bouger, de réagir… ne serait-ce que dire quelque chose, protester, se rebeller. Il n’était plus que spectateur de la scène. Comme si, sous le choc, il avait quitté son enveloppe corporelle.
Il avait prit le risque d’ouvrir sa carapace en disant à voix haute ce qu’il pensait (mais n’aurait jamais dit dans des conditions normales), et il venait de se prendre une réplique cinglante de plein fouet. Il était touché en plein cœur de son être par ce qui était en fait la vérité. Sauf que rien n’est plus cruel que la vérité, surtout assénée de cette façon. Et c’était ça qui faisait le plus mal, c’était que le garçon avait raison. Et encore, s’il n’y avait eut que la réplique… Car la phrase en elle-même n’était que limite méchante. Mais il y avait l’attitude avec laquelle elle avait été dite. Et notamment ce regard… ou plutôt l’expression portée par ce regard, par ces yeux gris sur ce visage blanc.
Le Poufsouffle qui savait si bien, d’habitude, masquée ses émotions ne chercha même pas à le faire, pour une fois. Il baissa simplement le regard, avec un air morose, résigné, etc…
« Donc non, ce n’est pas idiot… Ça veut simplement dire que tu veux changer les choses à Evanesco, ou ailleurs autour de toi. »
*Hein ?!? J’ai du raté un épisode quelque part.* réagit aussitôt Aldo’.
*Euh… … Ouais… Pareil*
Le plus étrange restant le fait que Nathan était certain d’avoir vu un début de sourire sur le visage blafard du Serdaigle, quand il avait relevé la tête. Un sourire franc, sincère, … même presque amical auquel il s’empressa de répondre (non sans bien montrer qu’il n’avait pas bien compris ce qui s’était passé). En tout cas il lui semblait avoir vu un sourire ; tellement furtif qu’il en arrivait lui-même à douter qu’il puisse l’avoir vraiment discerné. N’était-il pas victime d’une hallucination ???
L’idée traversa même l’esprit du garçon que le bleu et bronze n’avait peut être fait ça que pour faire réagir le jaune et noir. Parfois il faut savoir faire mal aux gens en leur montrant la dureté de la vérité, afin de mieux les aider. Si telle était son ambition alors il pouvait être content de lui, il avait fait très mal ^^.
« Alors, sur quel Trophée veux-tu que nom apparaisse ? Tu y as déjà pensé ? »
Il fallut quelques secondes au cerveau embrumé du Poufsouffle pour comprendre que ces paroles lui étaient adressées (alors qu’ils n’étaient que deux dans la pièce).
Il aurait pu hésiter à être franc, après l’expérience traumatisante qu’il avait vécue il y a à peine trente secondes. Mais il n’en fit rien.
« Je dirais la Coupe de Quidditch… celle de Poudlard. »
Il avait déjà retrouvé son sourire habituel, qui allait bien mieux à son visage juvénile.
« J’aime bien ce qu’elle représente… je veux dire la victoire d’une maison sur les trois autres. C’est un trophée collectif gagné par un groupe de copains, une équipe pour récompenser le travail de toute d’une année… »
Nathan fit une pause, en tournant la tête vers la Coupe dont il vantait l’importance. En y regardant bien on pouvait voir une étincelle particulière au fond de ses deux iris verts. Il savait la facilité avec laquelle il pouvait se perdre dans la contemplation de ce trophée.
C’était la raison pour laquelle il tâcha de reprendre ses esprits en secouant un peu machinalement la tête avant de laisser ses pensées divaguées. Il ne voulait pas (ou plutôt plus) de long silence gênant, ou du moins pas tout de suite et en tout cas il ne voulait pas en être la cause.
« Et en plus je trouve que c’est la plus belle. »
Il ramena alors aussitôt son regard vers le Serdaigle.
« Je rajouterais bien quelque chose… mais tu va encore dire que je suis un idiot. » finit-il avec un petit rire.
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|  | | Vladimir Fortis Serdaigle - 2ème année - Préfèt


 Age : 18 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 655 Feuille de personnage Sa profession: élève réaliste Son âge: 12 ans Son animal: -
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Ven 20 Juin 2008, 22:12 | |
| [hj :… heu désolé u.u… je suis méchant, je sais… même pas osé prévenir de ce blanc… en tout cas, on fait comme si un jour tu me réponds, c’est que tu me pardonnes ce manque de civisme? ^^ xD]
La tête de la petite freluche venait de se relever. Vladimir put apercevoir un sourire simple. Ça lui faisait mal de sourire à lui, pourquoi ça semblait si simple aux autres de simplement sourire? Il aurait aimé être doté de cette facilité. Pourtant, il avait beau essayer de s’en convaincre intérieurement, qu’il était un enfant encore lui aussi… peut-être, mais non, ça ne fonctionnait pas. Quand le Jaune lui rendit sa tentative de sourire, le spectacle était presque trop éblouissant pour sa petite étincelle toute maigrichonne. Le Serdaigle, dans son Pôle-Nord enneigé et en nuit (^^ jeu de mot con), avait essayé d’allumer une petite flamme en guise de signale. On lui avait répondu avec un faisceau lumineux aussi puissant et imposant que le soleil. Le sourire du Poufsouffle effaça celui du Serdaigle. Non pas à mal, il le savait, mais c’était simplement ainsi, trop difficile à avaler. Et voilà ce que ça faisait d’user de gentillesse et d’encouragement…
Le jeune Fortis avait regardé ailleurs à ce moment là, pour poser sa question, une question qui lui aiderait encore une fois à comprendre davantage.
"Je dirais la Coupe de Quidditch… celle de Poudlard."
C’était un des seuls Trophées ayant survécu à Poudlard que la Coupe de Quidditch. Aussitôt, dans un mouvement involontairement synchronisé, une tête de Bleu et une tête de Jaune se tournèrent vers l’ultime récompense.
"J’aime bien ce qu’elle représente… je veux dire la victoire d’une maison sur les trois autres. C’est un trophée collectif gagné par un groupe de copains, une équipe…"
Vlad hésita. C’était un peu contradictoire… Le jeune garçon lui citait l’esprit d’équipe, mais parlait d’écraser les autres maisons… Fortis hocha de la tête, il n’allait quand même pas se permettre une autre remarque à ce première année ^^. Et puis, un jour, ça viendra, il réalisera que l’union fait la force, mais pas seulement la petite union, celle d’une petite équipe… Bien qu’il faille un début à tout, on est toujours petit avant de grandir, l’ultime but, c’était l’union à grande échelle. Toutefois, Vladimir se la fermait. Lui aussi aimait le Quidditch ^^’, et il aimait la compétition amicale qu’elle engendrait. Sauf que dans le moment, il lui était un peu difficile de songer à des illusions aussi allègres qu’un match, surtout avec tout ce qui reposait sur lui, tout ce qui se produisait dans l’école sans que personne ne le réalise vraiment.
"Et en plus je trouve que c’est la plus belle."
Belle, c’était un bien joli mot soudain. Cette phrase. Elle était tellement simple et belle en elle-même aussi. Il y avait une sorte de fierté, comme un père parlerait de sa fille. Il y avait aussi une sorte de jalousie, comme un mari parlerait de sa femme. Il y avait également une parcelle de complicité unique, comme un homme âgé qui regarderait la pierre tombale de sa meilleure amie d’enfance... C’était très social comme phrase. À elle seule, on pouvait y représenter l’humanité et la beauté de ses défauts dans le même panier. C’était une bien belle phrase, tout comme c’était une bien belle coupe en effet. L’Aiglon regarda encore le Trophée… il se souvenait de son poste de poursuiveur du début de l’année et se demandait si le prof de vol n’avait pas distribué des rôles d’une façon totalement désinvolte, si c’était bien vrai qu’il était poursuiveur de l’équipe des Serdy et non une farce… Car, on ne pouvait s’y méprendre, cela faisait belle lurette qu’on essayait de monter un championnat, mais jamais Vladimir, lui-même avec ses deux ans d’expérience, n’en avait jamais vu l’aube d’un seul.
C’était dans cette même attitude de réflexion et de contemplation que le Bleu et Bronze sentit un regard posé sur lui. Ouais, en somme, c’était dans cette immuable condition qui régissait la pièce aux trophées que le Serdaigle se fit piqué dans l’estime par ce petit drôle aux yeux verts et au sourire pétillant de bonheur.
"Je rajouterais bien quelque chose… mais tu va encore dire que je suis un idiot."
Le deuxième année était déçu. C’était donc ça qu’il avait retenu de ses dires tout à l’heure? Qu’il le considérait comme un idiot? Pourtant, il pensait que ça avait été bien pris au final… sa remarque et tout… Le visage presque fantomatique se vira vers celui qui le zieutait. Il ne savait pas trop s’il devait afficher sa déception ou encore son exaspération. Exaspération, car en disant encore une fois que la chose pourrait paraître idiote, le Poufsouffle démontrait qu’il n’avait pas retenu ce que le Bleu avait essayé de lui apprendre. Mais bon, Vladimir n’était pas un professeur, il n’était personne pour avoir le droit de replacer quiconque. Son expression faciale fut alors un « joyeux » mélange de ces deux idées… Mais en même temps, Vladimir se demandait pourquoi, tant qu’à s’être déjà annoncé sur le chemin de l’idiotie, le sorcier juvénile qui était auprès de lui n’avait pas continué son idée…
* En tout cas, à avoir mis mes pieds dans ces deux pièges à ours, moi j’aurais tout dit d’un trait…*
Mais il y avait eu ce petite rire ensuite, qui ne fit qu’accentuer l’incompréhension du Serdaigle… à son grand dame. -_- Était-ce qu’on appelait, souvent…, de l’humour? Ne sachant pas trop s’il devait se forcer à rire lui aussi ou s’il devait manifester son mécontentement face à la remarque du Blaireau, Vlad n’eut d’autre choix que d’essayer de se tailler une solution qui semblait convenir et qui établissait un compromis entre ces deux partis.
- Je n’ai pas dit que tu étais idiot, mais si tu continues à t’imaginer ce genre de choses, je vais finir par le croire…
Un sourire en coin et puis c’est tout. Voilà l’humour signé Fortis. Sauf que ce n’était pas à se rouler par terre… c’était plutôt une façon de préparer le terrain pour inviter son congénère à dire ce qu’il avait derrière la tête.
- Alors, tu voulais rajouter quoi?
Ce n’était plus sur la bouche que la sympathie pouvait se lire, mais plutôt dans les mots qui en sortait. Côté expression, dur à admettre, mais Vladimir était un peu désespérant ><, du coup fallait peut-être essayer de se montrer fort et outrepasser cette barrière physique, faire comme s’il avait eu un air sympathique, parce que pour le moment, le Serdaigle était convaincu d’en afficher un… [Oo]
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CNF |
|  | | Nathan Evain Poufsouffle - 1ère année


 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 61 Feuille de personnage Sa profession: Son âge: Son animal:
| Sujet: Re: La volatilisation du p'tit Bleu xD Sam 28 Juin 2008, 14:54 | |
| [hrp : C’est pas grave du tout… L’important c’est d’avoir une réponse, même si on doit l’attendre un peu… Alors, oui : je te pardonne. Cette réponse en est la preuve irréfutable. D’autant plus qu’elle est aussi très en retard, parce que j’ai commencé à bosser alors j’ai moins de temps pour le rp… et je m’en excuse.]
Tout ceux qui connaissaient un tant soit peu Nathan Evain auraient été très impressionnés par la scène qui se déroulait dans la salle des Trophées. En particulier sa mère et deux de ses institutrices du temps où il allait encore à l’école primaire moldue, celles qui l’avaient vu passer du petit garçon qui vivait dans son monde, isolé du reste des enfants de son âge avec qui il ne pouvait pas ni ne voulait s’intégrer, au garçon souriant et extraverti qu’il était devenu par la suite. Comme la métamorphose de la chenille au papillon. Sauf que chez lui le papillon n’avait fait qu’enfouir la chenille au lieu de le remplacer, et on voyait toujours l’ancien Nathan derrière le nouveau. Elles auraient été éberluées de voir cela, s’ils avaient pu le voir bien sûr. Mais, d’un autre côté, s’il y avait eut autant de monde dans la pièce il n’aurait jamais été comme ça.
Car le jeune Poufsouffle semblait à l’aise, presque épanoui. Et, de mémoire d’humain, cela avait rarement été le cas. Il y avait toujours quelque chose dans son attitude (souvent sa façon de perdre le fil de la conversation en se perdant dans ses pensées, d’autant plus qu’il avait toujours des milliers de chose à l’esprit) qui rappelait à ceux qui le connaissaient qu’il n’avait pas toujours été ainsi. Mais là, rien. A le voir parler avec le Serdaigle de deuxième année il avait l’air vraiment… totalement à l’aise, totalement épanoui. Il manquait quelque chose dans l’attitude habituelle de Nathan, et cela se voyait aussitôt. Cela sautait aux yeux (presque au sens littéral). Il manquait une certaine retenue.
Ainsi le sourire qu’il arborait n’avait jamais parut aussi vrai, et en conséquence il semblait plus rayonnant, plus franc, plus tout… Il en était de même pour sa façon de dire « Je te taquinais. » à un inconnu avec un air malicieux quand celui-ci démontra ses limites en matière d’humour (un tel manque d'expérience en la matière en était même impressionnant).
Pourtant on n’avait pas l’impression que son aîné ait eut quelque chose de précis à faire pour cela ou que quelque chose dans son attitude ait été profitable. Il n’avait même rien fait pour. Et n’avait-il plutôt pas fait le contraire ??? Dans son attitude si distante, si froide il lui avait montré à quel point sa présence n’était pas désirée. Le genre de choses qu’il encaisse (qu’il enfoui avec la chenille), en temps normal, mais qui le rongent de l’intérieur.
Alors pourquoi était-il autant à l’aise ??? Certes il y avait eut ce sourire… enfin cette esquisse de sourire, cette tentative maladroite. Mais pour n’importe quel individu normal cela aurait bien insuffisant pour compenser tout le reste.
*A quoi tu penses ???* commença Aldo rompant alors le silence si inhabituel qui s’était installé dans la tête de son hôte spirituel.
Pour l’une des premières fois de sa vie (ce qui n’était donc pas si représentatif que ça), Nathan émergea de sa bulle alors que celle-ci était vide. Ce n’était pas une sensation si désagréable que ça.
*Euh… A rien.* avoua t-il.
Cela lui fit tout drôle de dire cela. D'habitude quand il répondait ça il mentait. *Je sais pas si tu sais mais il t’a posé une question… * lui apprit alors la petite voix.
*Ah bon ??? Et par le plus grand des hasards tu saurais laquelle ???* lui demanda le jeune garçon.
Un petit vent de panique créa un léger trémolo dans la prononciation de sa phrase.
*Désolé je prends pas les messages…*
*A quoi tu sers alors ??? *
*A te pousser à te décoincer…*
*J’ai pas besoin de toi à ce que je sache.*
C’était fou la vitesse à laquelle une conversation normale pouvait dégénérée quand elle impliquait ces deux-là (si on considère qu’ils ont des conversations normales bien sûr). Il suffisait d’un rien pour mettre le feu aux poudres. Foutues fiertés. Car ce n’était pas qu’ils se détestaient au point de ne plus pouvoir se voir même en peinture, ce n’était qu’une histoire de fierté. Rien de plus qu’un combat mâle tels qu’il devait y en avoir dès l’âge préhistorique. Au moins, comme ils partagent le même corps, ils ne peuvent pas s’affronter à celui qui urine le plus loin (sinon ils l’auraient sûrement déjà fait).
*Tu ferais mieux de me remercier pour t’avoir fait entrer ici, au lieu de me critiquer comme ça. Tu sais comme je suis modeste et exceptionnel… alors je ne dirais rien de plus.*
« Oh, la ferme !!! » grogna Nathan.
Le Poufsouffle se figea aussitôt sur place. Il ne pouvait pas avoir dit ça à voix haute ?!? Si ?!? En y réfléchissant mieux, il réalisa avec horreur qu’il avait parlé distinctement et audiblement.
Le petit vent de panique de tout à l’heure n’était qu’une brise par rapport à l’ouragan de panique qui soufflait maintenant sur le jaune et noir . D’ailleurs la quiétude de son esprit avait été emportée à toute vitesse, balayée par les premières rafales.
« Euh… Non ! Je te jure que ce n’était pas à toi que je parlais. C’est que… Je… Et bien… » balbutia t-il.
Envolés aussi le grand sourire et le regard brillant. Ils avaient cédés bien, vite eux aussi, la place à un regard paniqué.
« Je peux tout t’expliquer. »
Peut être que la situation n’était pas aussi dramatique qu’elle en avait l’air ??? Ce n’était pas comme s’il avait dit de se la fermer à quelqu’un qui avait le teint tellement pâle et une expression tellement froide qu’il avait l’air d’un fantôme (sauf qu’on ne voyait pas à travers lui), et d’un particulièrement pas enchanté d’être resté dans le monde des vivants. Si ?!? Car il y avait fort à parier que le Serdaigle n’allait pas écouter bien gentiment son cadet pendant que celui-ci allait avouer à quel point il était fou. Le fait que, techniquement, ce n’était pas à lui qu’il s’était adressé allait avoir peu de poids dans la balance… s’il avait le temps de s’expliquer bien sûr.
Ce qu’il redoutait presque le plus c’était le moment où le deuxième année allait porter sur lui un regard. Il se l’imaginait déjà ce regard, au point d’en avoir un frisson glacé descendant le long de sa colonne vertébrale.
Décidemment, la situation était vraiment aussi dramatique qu’elle en avait l’air…
[hrp : J’espère (et je pense) que ça va t’inspirer. C’est pour me faire pardonner… Normalement tu as de quoi faire… mais dézingue pas trop non plus, il ne s’en remettrais pas (autrement dit fait comme tu le sens).]
__________ 1 056 mots 35 points ajoutés _________________ Mes chers cocitoyens, allez... allez faire un tour sur le topic de disponibilité rp. Il changera votre vie. C'est sûr.
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