Evanesco

~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé]
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Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]

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Zu Deva
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MessageSujet: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Mar 10 Juin 2008, 16:27

[ 31 Décembre 2008, 1 Janvier 2009 ]

[ Exclamation Pour ne pas faire trop de retard et trop de flash-back, j'ai avancé ce sujet, au lieux de le reculé dans le temps. Désolé, j'espère que ça ne vas pas trop vous gêner ^^' Exclamation ]

Et voilà, le Nouvel An est enfin arrivé, que d’émotions en une seule fois. Enfin, pour certains car pour notre petit serpent de première année, cette fête n’était pas une étape vers une autre année, mais un jour comme les autres. Quoi que comme les autres non : il fallait rester tard pour se souhaiter la bonne année à minuit, il fallait toujours manger de trop, écouter les conversations lourdes et bruyantes des autres, faire semblant de sourire et rire aux blagues même des drôles des bouffons présent lors du réveillon. Donc pour Zu Deva, non, le jour du Nouvel An n’était pas un jour comme les autres, c’était un jour où il fallait surmonter certaines épreuves et certaines obligations… D’habitude, le petit japonais fêter le nouvel an avec sa mère, bien évidement, et son père, malheureusement. A eux trois, ils mangeaient un repas simples et légers, pour ne pas être obligé de se lever la nuit à cause de maux de ventre. Et pour la famille Deva, le jour du nouvel se passait dans le calme, le respect et la bienveillance : quelle famille modèle quand même ^^. Autour de leur petite table rectangulaire en verre transparent, très design je sais, les Deva parlaient beaucoup cependant. Ben oui, on n’allait pas inviter le silence à s’installer à table, ce n’est pas Noël XD. Mais de quoi pouvaient-ils parler ? Et bien de l’avenir de Zu ou bien des nombreuses incidents et ravages que la maman de ce dernier avait faits cette année. Pour ce qui était du père, le garçon n’en avait rien à faire, il s’en foutait mais royal de sa vie… Zuzu se souvenait très bien de ces moments là de l’année, où en compagnie de sa mère, les bougies allumées créant une atmosphère joyeuse, ils parlaient tous les deux en déblatérant des moments causasses de leur vie. N’ayant que onze ans, le petit serpent ne pouvait pas raconter autant d’histoire que sa maman, qui en avait toujours une en tête et qui était toujours prête à la raconter. Que de moment merveilleux quand même, dommage que ce père était là pour casser l’ambiance et pour parler de sa vie… Mais bon, c’était comme ça, le bonheur ne reste jamais bien longtemps, c’est logique : il en faut bien pour tout le monde, il faut partager.

Mais en cette soirée, Zu Deva devait rester à Evanesco pour passer le Nouvel An avec des inconnus et des gens peu fréquentables. Mais comme sa mère, et son père par la même occasion, était parti tous les deux aux Japon pour voir la famille maternelle, Zu ne put venir avec… Et ça, ça le mit en rage : car la chose que notre petit Serpentard de première année aimait par-dessus tout, c’était sa mère et le Japon. Donc voir sa mère partir avec son père dans le pays rêvé du garçon, ça le mit en rogne pour toute la soirée. Cette soirée risquait d’être passionnante et vraiment intéressante. Le garçon n’avait qu’une envie, c’est de discuter avec tous les élèves de maudite école, bien évidement !! Mais sachant qu’il ne pouvait pas changer les choses, et accepta son sort et se dit que lui aussi allait essayer de s’amuser comme il le pourrait à cette fête. Mais il ne promit rien, et à personne. Seul le destin allait bien pouvoir prédire ce qu’il allait se passer, et ça, le garçon avait hâte de le découvrir.Mais en cette soirée, Zu Deva devait rester à Evanesco pour passer le Nouvel An avec des inconnus et des gens peu fréquentables. Mais comme sa mère, et son père par la même occasion, était parti tous les deux aux Japon pour voir la famille maternelle, Zu ne put venir avec… Et ça, ça le mit en rage : car la chose que notre petit Serpentard de première année aimait par-dessus tout, c’était sa mère et le Japon. Donc voir sa mère partir avec son père dans le pays rêvé du garçon, ça le mit en rogne pour toute la soirée. Cette soirée risquait d’être passionnante et vraiment intéressante. Le garçon n’avait qu’une envie, c’est de discuter avec tous les élèves de maudite école, bien évidement !! Mais sachant qu’il ne pouvait pas changer les choses, et accepta son sort et se dit que lui aussi allait essayer de s’amuser comme il le pourrait à cette fête. Mais il ne promit rien, et à personne. Seul le destin allait bien pouvoir prédire ce qu’il allait se passer, et ça, le garçon avait hâte de le découvrir.

Tout commença en ce matin d’hiver, le 31 décembre. Le petit garçon se réveilla tôt car le froid de l’extérieur et de son dortoir, car la Salle Commune des Serpentards se trouvait dans les caves du château, l’avait réveillé. Donc, réveillé ainsi par le froid, le petit nippon se dit que la journée commença mal, très mal. Mais ne voulant pas décourager, il marcha alors pour s’habiller et s’apprêta pour la journée à venir. Une boule au ventre, car il savait qu’il ne passerait pas le Nouvel An avec sa mère, Zuzu n’eut pas trop l’envie de manger quoi que ce soit ce matin. Il préféra laisser sa part aux gloutons de l’école, ils en avaient plus besoin que lui… Ne sachant que faire en cette journée, car il fallait bien s’occuper jusqu’au soir, Zu Deva alla faire un tour dans la bibliothèque avec un parchemin à la main. Aussi étrange que ça ne peut paraître, le serpent avait pris avec lui un devoir et comptait bien le terminer avant le midi. Chose due, chose faite et le Serpentard put alors se rendre dans la Grande Salle pour remplir, pour la première fois de la journée, son ventre affamé. Contant d’avoir terminé son devoir, le japonais s’assit à la table des Serpentards et ne dit bonjour à personne, il n’était pas d’humour aujourd’hui. Sans adresser un regard, il se contenta de manger rapidement, sans s’étouffer bien entendu, pour vite quitter cet endroit peuplé de personnes mauvaises. Etant un rien agoraphobe, notre petit sorcier s’empressa de quitter les lieux pour errer vers d’autres horizons. Mais le problème, c’est qu’il ne savait pas où il pourrait bien aller. Ne voulant pas réfléchir, le garçon laissa ses pas le guider encore une fois. Et peu de temps après, Zuzu comprit vite que ses jambes le menèrent dans sa Salle Commune. Encore ? Et ben ouais apparemment. Ne voyant pas trop ce qu’il allait faire là-bas, le Serpentad de première année eut alors une idée. Prenant dans son sac un parchemin, de l’encore et une plume à papotte, le garçon se tenait debout et vit alors sa longue plume s’élever dans les airs, attendant que Zu Deva dise quelque chose pour pouvoir le noter sur le parchemin encore vierge. En informant sa plume que la lettre sera envoyée à sa mère, l’élève de première année se dit que pour bien montrer son état, il n’allait pas lui écrire en japonais, ça lui fera comprendre son mécontentement [Pas envie de le dire en japonais en fait XD] :

« Chère maman,
Alors j’espère que tu t’amuses bien et que le temps est idéal pour la saison ! J’espère aussi que tu en profites un maximum et que tu puisses te changer les idées. Car je ne sais pas si tu le sais, mais tu es partie au Japon sans moi !! Je sais que je dois faire attention à mes études mais quand même, pas au point de m’abandonner le jour du Nouvel An, dans ce château rempli d’insectes. Je ne sais pas si c’est à cause de tes règles, mais quand même : la prochaine fois, essaye de ne pas oublier ton fils unique quoi ! Donc je te laisse car moi aussi je vis ma vie de mon côté, et je ne te dis pas à bientôt car je ne sais même pas quand tu rentres. Une dernière chose, c’est vacances seront inoubliables pour moi : normale j’ai été tout seul ! Alors tu parles de vacances, merci bien. Bon a la prochaine «


Terminant ainsi sa lettre, Zu Deva informa à sa plume que c’était finit et rangea cette dernière dans son sac, bien précieusement, ne voulant pas l’abimer. Enroulant le parchemin en forme de tube, le garçon alla à la volière pour envoyer sa lettre. Mais le problème, c’est que sa lettre ne sera envoyée que dans quelques jours seulement. Il fallait que le hibou d’Evanesco aille jusqu’à Londres pour être transmit à un autre hibou, pour arriver ensuite jusqu’au Japon. Mais ce n’est pas grave du temps que la lettre soit remise à son destinataire, du moment qu’elle ait bien remise c’est le principal. Après son petit rendez-vous dans la volière de l’école, le serpent du retourner dans sa Salle Commune (et ben ouais il faut bien, jamais deux sans trois) pour s’apprêter pour le soir. Alors oui, on va dire que la journée c’est écoulée plus vite que le matin ^^, mais on ne va pas s’éterniser sur la vie d’un petit garçon en colère, a moins que… Une fois dans sa sale commune, le serpent s’apprêta pour la soirée, car même si il n’était pas enthousiaste d’y participer, il devait quand même être présentable pour la soirée. Alors n’ayant rien de bien particulier à se mettre, Zuzu mit néanmoins son costard noir ténèbres, avec une chemise blanches neige en dessous. Avec le pantalon et les chaussures allant avec, le petit préfet était préparé pour aller à la soirée. Mais avant de partir, il prit une rose qui se trouvait dans un vase de sa Salle Commune et coupa la tige de celle-ci. La fleur était aussi blanche que sa chemise, ce qui rendait bien. Déposant la fleure fragile dans la poche de son costard, Zu Deva marcha avec allure pour se joindre à la fête.
Et pour ce qui fut de la fête, ça ne se passa pas si mal que ça en fait. Avec une petite coupe de champagne dans le nez, on voit les choses autrement, c’est bien connu. Donc Zuzu ne passa pas une si mauvaise journée, mais il se dit qu’il aurait préféré être au Japon avec sa mère. Mais bon tant pis, là il était à Londres avec des gens de son âge et avec qui il pouvait parler, même si il n’en avait pas envie. Mais le préfet des Serpentards parla quand même à certaines personnes, mais c’était pour les critiquer de leur tenue vestimentaire ou de leur façon de se coiffer. Car, même après avoir bu une coupe de champagne, le serpent avait toujours son venin en lui. Et sa langue fourchue n’hésitait pas à lancer à qui le voulait, des critiques et des méchancetés. Mais c’est ce qui rendait ‘ambiance agréable et amusante, pour Zuzu en tout cas !
Mais en voyant l’heure passer, et les coupes de champagne par la même occasion, le garçon alla s’assoir. C’est alors que le préfet alla se calmer dans le petit salon prévu pour l’occasion. Un petit salon, avec des lampadaires accrochés au plafond, éclairant avec douceur la pièce. En plus des lumières, il y avait aussi les canapés et les chaises aux couleurs rose/mauve, qui rendait l’ambiance agréable. Une fois posé sur l’un des canapés, très moelleux en plus, l’élève de première année écouta la musique venant de la pièce d’à côté avec un minuscule sourie. Alors qu’il était bien tranquille dans ce petit salon, Zuzu vit des personnes entrer également dans cet endroit : peut-être pour la même raison que le Serpentard. Il ne savait pas, mais il savait que le calme allait se transformer en ambiance pesante, mais tout ça dépendait des nouveaux arrivants… Sans un mot, Zu Deva laissa, car il n’avait aucun droit, entré des élèves dans le petit salon. Et sans un mot, il les regarda avec indifférence.

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Dernière édition par Zu Deva le Dim 07 Sep 2008, 16:23, édité 1 fois
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Vladimir Fortis
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MessageSujet: Re: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Lun 30 Juin 2008, 16:00

[charismatique, je dirais Razz]

C’était un véritable labyrinthe que le château d’Evanseco en temps ordinaire. Qui parle d’ordinaire doit également vouloir jacasser de ce qui s’y oppose, de ce qui se démarque, de ce qui est extraordinaire. Mais quand on dit « extraordinaire », est-ce un compliment ou tout simplement une observation objective? Le Serdaigle aurait bien aimé que la réalité soit tentée de flatter tout ce qu’elle épousait par défaut, mais non. En terrain neutre, il n’y avait donc rien d’exceptionnel dans une simple journée d’exception. Parce que oui, aujourd’hui était un jour bien spécial. Non pas spécial dans le sens « réjouissez-vous tous! », mais simplement que cette journée se démarquait des autres en étant étiquetée par la mention de « dernière journée de l’année ». Certes, plusieurs ne se gênaient pas pour se réjouir en cette occasion, les humains semblaient vraiment aimer les nouveau départs… comme quoi ça les motivait d’une certaine manière, mais Vlad se doutait bien que ce n’était que de la fumée et que toute résolution, aussi bonne fut-elle, allait être laissée pour compte d’ici quelques semaines à peine.

Du coup, on parlait de repères et de chemins divers, bref de quoi former un véritable dédale coloré à l’occasion du Jour de l’An. Vladimir qui avait les mains dans les poches, toujours, et qui avait son attitude de… c’était assez difficile à dire parce qu’il avait la posture d’un jeune homme qui en avait littéralement rien à faire que cette journée soit celle de la fin de l’année ou de la fin du monde, il avait aussi se regard froid et glacial qui semblait démontrer une sorte de haine mystérieuse, mais qui au fond n’était qu’un trait de sa complexe personnalité, puis, il y avait enfin se petit sourire en coin qui n’avait rien de convaincant ou de jouissif, mais c’était sa manière, quoiqu’un peu estompée, de démontrer qu’il était quand même heureux. Classé asocial, et n’ayant jamais pris la peine de démentir cette présomption, le jeune Fortis était seul en train de marcher à gauche et à droite, tantôt dans un couloir bien décoré, tantôt là où il y avait la fameuse piste de danse. Mais à cette pièce là, il n’avait fait que passer vite-fait au travers. Il n’allait quand même pas danser, lui.

Déambulant ainsi, notre personnage aux multiples facettes qui le rendaient plus complexe qu’il ne le devrait être permis revenait de la Grande Salle, ayant enfin réussi à s’échapper des questions quelques peu accusatrices du professeur d’Astronomie. Normal qu’il essayait de s’en sauver, direz-vous, car le Serdaigle ne s’était que rarement présenté en cours. Il préférait faire d’autres choses, et pour ce qui était du sort des planètes, il jugeait en savoir amplement grâce à ce qu’il avait lu. Qui plus est, Vladimir s’était retrouvé sans raison à être assis devant une assiette à moitié vide alors qu’il n’avait pas vraiment faim. En fait si, il avait faim, car son estomac ne cessait de lâcher des plaintes à quelques instants, mais l’appétit n’y était pas. En plus, tout en essayant d’avaler sa seule bouchée de la soirée, il avait failli tout renvoyer sur la table, alors on pouvait dire au revoir à la bonne nourriture du Jour de l’An…

Le Préfet des Bleus se dirigeait donc au milieu de la foule, chose qui le dégoûtait quand même, car les contacts humains n’étaient pas du tout sa tasse de thé. Cette attitude expliquait donc peut-être, cette petite nuance d’aversion qui rendait son regard hautain et presque cruel, car ne n’oublions pas, Vladimir avait des yeux d’un gris tellement clair et pâle qu’ils semblaient presque blancs, chose qui était peu commune, mais tel le Jour de l’An, nullement exceptionnelle. Du coup, il lui fallait chercher un endroit plus calme, moins bondé. Une sorte de sanctuaire, un havre de paix où il pourrait méditer sur son sort relativement particulier, mais ô combien ordinaire malgré tout, car notre Aiglon se trouvait légèrement blasé à l’occasion de cette fête qui avait le don de rendre tout le monde de bonne humeur… ou presque si on omettait le petit garçon qui était assis sur un divan dans le salon aménagé tout spécialement pour la soirée.

*Tiens, le salon, ça pourrait convenir…*

Au début, le deuxième année avait songé à aller à la bibliothèque par habitude, mais il se rappela qu’elle était fermée. Puis, l’idée de regagner son nid, sa tour bien haute perchée, lui traversa aussi l’esprit, mais à ce moment-là, il y avait la spectaculaire, c’était bien le mot qui convenait, entrée fracassante de son ami Warren tout en mauve et haute en couleurs. Vladimir eut un étirement au niveau de l’estomac… sans doute la faim. En tout cas, il ne voulait plus vraiment retourner dans son dortoir alors que tout le monde semblait tellement s’amuser en bas. Le jeune Fortis voulait essayer lui aussi, il voulait ressentir cette petite vague d’excitation qui faisait bomber le torse de plaisir, il voulait ressentir ce petit relâchement derrière les oreilles lorsqu’on sourit à pleine dents… Seul dans son coin, Vlad essaya d’étirer ses lèvres, mais il avait l’horrible impression de faire une grimace. Il reprit donc son air neutre habituel, qui ne lui allait pas mal, mais qui ne lui donnait pas une mine sympathique en tout cas. Puis, un pilier de la salle de danse venait de prendre une couleur rose… le salon étant de l’autre côté de la pièce, Vladimir devait reprendre un bain de foule pour traverser de nouveau cette marée tanguant comme la houle et entraînante, non pas au sens du rythme, mais plutôt par une masse si dense qu’il était difficile de se diriger en ligne droite. En passant dans le coin, il vit Nina en compagnie de Warren.

* Ah, ils se connaissaient vraiment alors ^^ *

Vladimir se rappela le bref épisode des toilettes, et regarda les pieds de la sorcière déguisée en sorte de lutin, un costume aussi extravaguant que celui que portait Warren quoi. Elle semblait très bien s’être remise de sa petit foulure, c’était bien. Ses deux amis avaient l’air de bien s’amuser, et cette vision parvint même à lui décrocher un état de bonheur auquel il ne comprenait pas grand-chose, mais qu’il accepta bien volontiers. C’était donc ce qui expliquait le minuscule sourire en coin sur ses lèvres minces et parfaitement découpées.

L’Aiglon poursuivit sa route vers le Salon, mais il fut contrait de faire de nombreux détours. Il soupçonnait même que les gens prenaient un malin plaisir à lui bloquer le passage, histoire de le forcer à danser… Mais comme il n’appréciait pas les mots de passe trop démonstratif, le jeune sorcier bifurqua encore et encore jusqu’à ce qu’il émerge dans le dit salon. Arrivant par la porte, c’était un changement net d’ambiance et d’atmosphère. Même s’il n’avait pas participé au déhanchement de masse, le simple fait d’avoir été prisonnier de cette salle plusieurs minutes avait suffit à lui donner un peu chaud. Mais au moins cette pièce avait quelque chose de calme et de frais. Un petit côté relaxe qui faisait du bien au Bleu et Bronze quoi. Aussitôt arrivé, il ne prit pas vraiment le temps de voir qui le suivait de près, Vladimir avait déjà foncé vers un sofa à l’aspect des plus confortable. Non loin de là où il comptait s’asseoir, il y avait un élève de première année sans doute, les joues un peu rosées, et une flûte de champagne à la main.

- Tu prends déjà du champagne? Le décompte n’a même pas encore…

Et oui, Vladimir, en tant que Préfet devait quand même s’assurer qu’il n’y ait pas trop d’abus ^^. Toutefois, sa voix neutre et froide venait de mourir au milieu de sa phrase. Fortis venait de remarquer la petite épinglette en forme d’étoile sous la boutonnière du jeune garçon vêtu de noir.

* Oh, c’est Zu… je ne l’avais pas reconnu sans l’uniforme. *

Le Serdaigle ne s’était pas encore assis, trop « occupé » à « parlé avec quelqu’un ». D’autres personnes étaient entrées en même temps que lui, mais il n’avait pas trop prêté attention. Sauf que maintenant, dans le clame ambiant, il pouvait reconnaître des voix. Il détourna la tête du Vert et aperçu ceux qu’il venait d’entendre.

Rem: des voix ou du bruit... --" quelle importance ^^"


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Warren Del Luxium
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MessageSujet: Re: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Mar 01 Juil 2008, 10:58

La soirée des deux préfets allait être haute en rebondissements et en divertissements. Ils avaient joué, ils avaient bu – rien de bien alcoolisé, rassurez-vous – ils avaient fui, ils s’étaient affalés sur des canapés, ils avaient discuté, ils avaient fait des erreurs, ils avaient dansé, et, de nouveau, ils fuyaient! Encore une fois, Warren tirait Nina par le bras, pour éviter de la perdre, et l’éloigner de cette bande d’élèves qui n’avaient l’air de n’avoir rien de bon à faire. La musique au rythme endiablé de la fuite, aux changements brutaux entre la douceur et l’hystérie, convenait parfaitement à leur situation. Warren tentait tant bien que mal de se frayer un chemin dans cette foule de danseurs. A chaque fois qu’ils en bousculaient un, ce dernier lançait un regard haineux sur les deux préfets comme si le fait de l’avoir empêché de danser quelques secondes était la fin du monde... Vraiment n’importe quoi...

Les deux préfets sortirent enfin de cette foule de danseurs. Warren lâcha enfin le bras de Nina. Il se plia en deux et posa ses deux mains sur ses genoux. Il reprit sa respiration, de façon bien peu discrète ni même élégante. Peut être qu’il devrait refaire un peu de sport... A s’entendre, il se faisait un peu pitié, lui, qui avant, était si endurant... Comme quoi, la santé, ça se préserve. Il ne parla pas de suite. Il avait l’horrible impression qu’il allait mourir d’un manque d’air... Ses poumons brûlaient comme s’il y avait eu un incendie à l’intérieur. Tout d’un coup, il fit une grande inspiration, remplissant ses poumons de l’air surchauffé et se redressa. Il se sentit de suite un peu mieux. Il posa de suite son regard sur Nina, sans s’occuper de ce qui l’entourait. Il lui fit un léger sourire. Peut être devait-il s’excuser de son comportement guère galant pour quelqu’un étant le cavalier de la Princesse Lutine.


«Désolé de t’avoir tirée ainsi, mais, il y avait un groupe de colorés qui ne semblaient pas très amicaux... Commença-t-il d’une voix un peu saccadée. Il continua ensuite avec plus d’humour. Puis, un peu de sport ne nous a pas fait de mal!»

Il termina sa remarque avec un petit sourire un peu coupable malgré lui. Après avoir fait sa remarque, il jeta un regard vers la foule. A part les mouvements habituels des danseurs, tout était calme... Il ne voyait pas un petit groupe de jeunes élèves voulant montrer aux deux préfets, comment eux, ils donnaient des couleurs aux gens. Finalement, ce jour là, il ne s’était pas fait tellement d’amis, le pauvre démon... Il y avait tout d’abord le singe qui servait de barman, il y avait ensuite la boule graisseuse et enfin cette bande qui voulait leur en faire voir de toutes les couleurs... A croire que son insigne de préfet ne lui servait pas à grand-chose. Il ne lui semblait pas, pourtant, chercher les ennuis. Les cherchait-il sans le savoir, en fin de compte?

Warren ne préférant pas donner de réponse à cette question, il quitta des yeux la piste de danse et jeta son regard sur le salon. Il semblait beaucoup plus vide qu’il y a quelques... Secondes? Minutes? Heures? Il ne savait pas trop... Il semblait beaucoup bien rempli que quand Nina et lui-même y étaient, parlant un peu. C’était même trop désert, trop mort au goût de Warren... Cela lui faisait penser aux villes fantômes, dans les déserts, avec les portes en bois, les volets qui claquaient, les fenêtres dont les carreaux étaient brisés et, dont la seule vie était une boule de paille qui roulait, poussée par le vent. De plus, ce n’était pas très gai. A côté de la piste de danse, c’était, ici, un enterrement. Peut être que dans ce salon, il n’y avait que ceux qui souhaitaient que cette année ne s’arrêta jamais. Pourquoi? Warren n’en savait rien, il était bien content de changer d’année! Même si au final, cela ne changeait rien dans sa vie...

Il posa son regard sur un petit duo de personnes. L’un était avachi sur un canapé, comme mort, tandis que l’autre était debout, tout simplement. Warren ne reconnut pas le premier pour la simple et bonne raison qu’il ne le connaissait pas. Par contre, à l’inverse, le deuxième, il le reconnut de suite, parce qu’il le connaissait? C’était une bonne raison, aussi! Warren fut content de voir Vladimir. Warren s’approcha des deux autres personnes, laissant Nina un peu de côté; mais il ne doutait pas que celle-ci les rejoindrait quand elle se sera décidée...


«Salut Vladimir! Salut...»

Oui, c’est vrai, il avait déjà oublié, il ne connaissait pas celui qui buvait du champagne assis comme un prince sur son canapé. Peut être aurait-il mieux fait de dire "salut vous deux"... Trop tard, de toute façon! Il posa un regard plus attentif sur le prince du canapé. Il faisait asiatique et guère joyeux, avec sa flûte de champagne. Il avait des yeux d’un vert intense et des cheveux noirs. Tout en mémorisant ce visage dans sa tête, ses yeux glissèrent sur l’insigne de préfet.

*Tiens, il y a tous les préfets. C’est quoi cette réunion improvisée Razz *

S’interrogea le jeune homme assez surpris que, comme par hasard, les quatre préfets se retrouvassent au même endroit. Il trouvait déjà que le hasard était assez malicieux, mais, là, c’était carrément l’ironie du sort. Et, bizarrement, cela ne le faisait pas vraiment rire. Ce n’était pas que cela lui déplaisait, mais, bon, cela n’était pas spécialement drôle... Finalement le sort n’était pas si drôle que ça!

Il y avait un étrange silence qui régnait désormais, si on enlevait les rires des danseurs et la musique. C’est comme si la présence de Warren avait gelé la discussion précédente. Mais, y en avait-il eu une avant? Il n’en savait trop rien, à vrai dire... Il connaissait un peu Vladimir, mais pas du tout le Vert, et, comme connaître Vladimir ne l’aidait pas sur ce point, il n’en savait trop rien... A voir leur tête d’enterrement, il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait de rester avec Nina. Celle-ci s’approcha enfin du groupe! Cela mettrait peut être le sourire aux lèvres des deux autres préfets!


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Ninalchka Anatalqua
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MessageSujet: Re: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Sam 26 Juil 2008, 14:17

Peut-être un peu en retard Embarassed ...

Nina était vraiment fière de son « Bouuuuh ». Warren avait eu peur. Ce qui voulait dire qu’elle était douée. L’élève allait dépasser le maître ! Mwouhahahaaa !! … Hum… Qu’il était loin le temps où Nina était émerveillée et admirative devant Warren, espérant pouvoir lui ressembler. Nan, maintenant, elle était au même stade que lui !! Il suffisait juste qu’elle apprenne un peu plus de sort >_< Rien de bien compliquée, n’est-ce pas ? Elle était une bonne élève, elle y arriverait vite. Pour l’instant, une autre tâche, d’une importance non moins grande, était de faire danser le Gryffon sur cette chanson. C’était sa mère qui lui avait montré avant qu’elle parte à Evanesco, en Russie, pendant une fête familiale. La demoiselle avait adoré, comme tout ce qui touchait à sa mère –où à la danse. Mais il y eut complication. Alors que la musique commençait, exactement comme dans les souvenirs de la fillette, Warren partit d’un seul coup dans la foule, l’entraînant derrière elle. Elle fut un moment ballotée comme une poupée de chiffon, emmenée sans comprendre ce qui se passait. Mais elle se reprit vite. Si Warren voulait partir, pour une quelconque raison, elle le suivait. Ils étaient amis. Et puis, c’était son cavalier. La Poufsouffle le suivit donc tant bien que mal, faisant tout pour qu’ils ne se quittent pas. Difficile de suivre une personne parmi une foule, quand on ne sait pas où elle va. Si elle se laissait guider, elle risquait de cogner encore plus de monde que ce qu’elle faisait déjà, il fallait donc qu’elle réfléchisse et se déplace par elle-même. Ce qu’elle fit donc.

Il lui sembla qu’ils retraversèrent la salle en sens inverse, rejoignant le petit salon, comme lors de leur fuite du bar. Mais elle n’en était pas sûre. Difficile de se repérer dans tous ce méli-mélo de gens, de lieux et de décors différents. Comment savoir ? Aussitôt, une autre question remplaça la première : Pourquoi savoir ? Cela ne changerait rien. Elle suivait Warren. Et c’est lui qui décidait où il voulait aller. Il devait avoir un moyen de se repérer. A part s’il faisait ça à l’aveuglette. Et dans ce cas-là, l’inévitable pourquoi revenait à la charge, l’incitant sans cesse à demander des explications au Gryffondor. Sauf que, en train de courir, et faisant tout pour ne pas écraser les pieds des gens, ne pas les bousculer, et aussi ne pas tomber, elle avait du mal à parler, et aussi à se faire entendre ! Toute sa concentration était dirigée vers ses mouvements, alors de là à prendre la parole…Et le bruit de la musique, la cacophonie de son discordants provenant des conversations, aurait de toute façon empêché sa voix de porter aux oreilles pourtant proches du jeune garçon.

La musique d’ailleurs, était un véritable délice pour ses oreilles….Du moins pour ce qu’elle en percevait. Mais la connaissant par cœur, elle arrivait facilement à se la chanter tout en suivant son compagnon. C’était presque automatique. Nina adorait ce genre de chanson. Difficile pourtant, en la voyant de se l’imaginer. Petite et brune, elle avait toujours l’air joyeuse, dans ses vêtements un peu excentrique, et curieuse, posant ses deux grands yeux bleus partout. Et cette même jeune fille écoutait une chanson si étrange : aux rythmes mélangés, si intense et si soudain. Passant d’un extrême à un autre en si peu de temps. Une chanson de film. De film qui font peur. Qui vous donne des cauchemars pendant des mois. On n’associe pas facilement cette image à celle, si douce, de Nina… Elle a des goûts musicaux assez spéciaux…Vos yeux ne pourraient pas s’agrandir plus si vous connaissiez son répertoire !

Bref, tout ça pour dire que la demoiselle n’arrivait pas à en placer une. Mais cela allait bientôt changer. Et oui, car tout change…Et dans ce cas-là, ce qui changea, c’est la course effrénée des gamins à travers la foule. Vous vous en doutez pas, mais elle se mua en …un arrêt, hors des frontières de la compacte foule d’élève ! Ils avaient dépassés la mer menaçante de danseurs, se muant au rythme si étrange de la musique. Ils avaient triomphés des coups de pieds, des corps se frottant les uns contre les autres, des regards assassins… Et maintenant, ils étaient tous les deux à côtés, hors d’atteinte de toutes menaces…

Mais elle était fatiguée. Fatiguée. Fatiguée. Fatiguée. Pas que par cette longue course dans toute la salle, mais par toute la soirée en général. Elle avait couru partout, avait dansé, avait lancé des sorts, avait intensément discuté… La demoiselle avait dépensé toute l’énergie que son petit corps pouvait fournir, en fait. Alors, lorsque Warren lui lâcha le bras, elle s’effondra sur le sol, tel une poupée de chiffon, le visage livide, et la respiration saccadée. La Jaune resta plusieurs minutes comme ça, sans bouger, calmant juste sa respiration, les yeux dans le vague, la tête perdu dans ses pensées. Une fois que sa respiration fut calmée et que son visage eut repris quelques couleurs, elle releva la tête. Et paniqua. Warren n’était plus là ! Elle le chercha des yeux, mais assise comme la jeune fille l’était, elle ne voyait que des paires de jambes…Et pas celles du Rouge.

Elle rassembla ses forces, en puisant des nouvelles dans son inquiétude, et se releva. Se sentant d’un seul coup en meilleur forme, un sourire apparut sur ses lèvres. La jeune demoiselle regarda à droite, vers la piste de danse, cherchant une tignasse violette parmi la foule d’élève. N’en trouvant pas, elle commença à s’inquiéter. Pourquoi le Gryffondor serait-il parti sans la prévenir ? Pourquoi même serait-il parti ? Incompréhensible. Ne se doutant pas une seconde qu’elle ne l’avait pas entendue, Nina pesta intérieurement contre le jeune garçon, tout en continuant à le cherche du regard…Elle eut alors la brillante idée de regarder à sa gauche. Vers le petit salon. Il était désert. Enfin presque. Dans ce grand désert humain, trois silhouettes se découpaient comme le blanc sur du noir. Deux étaient debout, cachant presque un troisième élève, assit. Si elle reconnut tout de suite ces deux amis, ce ne fut pas le cas pour le Serpentard.

Elle s’approcha donc, et une fois entre ses deux amis, s’adressa d’abord à Warren :


-" Merci de m’avoir attendue, je me suis juste inquiétée pour rien… "

Elle lui jeta un faux regard accusateur, démentie par un sourire réjouie, puis se tourna vers Vladimir :

-" Saluut Vlady ! Comment tu vas ? Tu n’as pas de cavalière pour aller danser ? "

Puis, elle regarda le troisième personnage. Assis, une coupe de champagne à la main, il n’avait pas l’air de respirer la bonne humeur…Nina le reconnut tout de suite. C’était Zu. Un Serpentard particulièrement désagréable. Elle avait eu le malheur de le constater en cour, alors qu’elle avait eu un petit problème avec sa baguette. Et la petite fille ne lui avait pas vraiment pardonné. Ses yeux glissèrent sur son insigne de préfet, et la Poufsouffle ne put s’empêcher de fulminer intérieurement. Lui, préfet ? Il n’avait rien trouvé de mieux dans leur maison ? Pffff…Elle, Warren et Vlady était beaucoup mieux. Serpentard aurait du suivre leur exemple… Le fait que les quatre préfets soient réunis dans un même lieu fut bizarre n’effleura pas une seconde la demoiselle, qui n’y vit même pas une coïncidence, tellement elle s’en désintéressait. Ses yeux étaient fixés sur le jeune homme…

Elle daigna enfin lui adresser la parole, d’un ton froid :


-" Bonsoir Zu… "

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Zu Deva
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MessageSujet: Re: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Ven 01 Aoû 2008, 11:49

[ Désolé de mon absence... ]

[ Et un RP de fait, un ^^ ]



Assis seul dans le petit salon, prévu pour les jours de fêtes, Zu Deva avait les yeux ouverts mais il ne voyait rien à ce qui se passait aux alentours. Il était tellement contrarié par le départ de sa mère, que le garçon n’arrêtait pas d’y penser. Et à force d’y penser, il sentait que ses esprits commençaient à le perturber. Donc oui, il avait les yeux ouverts, mais par simple réflexe : pour ne pas qu’on s’imagine que le Vert dort en pleine soirée. D’ailleurs, avec l’énervement de cette journée, le garçon de première n’avait pas vraiment envie de dormir. Et la fatigue n’était pas pressée de venir, apeurée par l’énervement du japonais.
Etant dans une sorte de coma éveillé, Zu se demanda bien pourquoi sa mère était partie seule sans lui. Lui qui avait passé la plupart des ses réveillions au Japon… Il devait, car il n’avait pas le choix, se contenter de l’Angleterre pour fêter la bonne année. Ce n’était pas vraiment ce que désirait le Serpentard, mais maintenant que pouvait-il faire ? Rien du tout, il devait accepter son sort. Et c’est pour ça qu’il se dit qu’il devait arrêter d’en vouloir à sa mère et d’essayer d’en profiter un maximum, même si c’était chose impossible…

Ce n’est pas cette résolution qui réveilla Zu Deva de son soit disant coma pensif, non. Mais se fut à cause du bruit qui s’échappait de la piste de danse. Avec tous ces élèves qui n’arrêtent pas de rire, chanter, danser, parler, crier. Avec le sons qu’émettait la musique, que ce soit guitare ou basse… Tout ça, cette accumulation de bruit, réveilla notre jeune serpent. Et d’un coup, Zu Deva cligna des yeux et revint à lui. Tournant la tête vers la piste de danse, il voulut voir de ses propres yeux, la provenance de ce bruit excessif. Et c’est seulement une fois réveillé des ses pensées, qu’il remarqua que le bruit de la soirée était vraiment fort, trop pour la garçon. Car même isolé dans son petit salon, Zu trouva le bruit trop proche de ses oreilles. Mais voulant essayer de s’amuser, le garçon de onze ans essaya de ne pas critiquer et accepta cette dose incroyable de décibels, entrer dans ses précieuses oreilles. Il fallut un petit temps d’adaptation, puis le bruit se transforma en brouhaha, un bruit de fond encore appréciable.
En ce qui concerne le bruit de la fête, c’était réglé : Zu avait donc fait abstraction et s’efforça de rester calme et d’apprécier sa soirée.

Sa coupe de champagne en main, l’élève de première année jeta un regard vers les danseurs. Des danseurs ? On ne sait pas trop, vu leur façon de danser… Mais on va donc dire qu’il y avait une masse, assez importante d’ailleurs sur la piste de danse, et que cette masse bougeait dans tous les sens. Une foule enragée, dansant et sautant dans tous les sens. Mais dans quel but ? Est-ce vraiment le jour de l’an qui les met dans cet état ? Espérons que non. Si ces jeunes sorciers se trémoussent dans tous les sens, en ayant vraiment l’air enragé, c’est sûrement pour oublier la vie de cours quotidienne. Car oui, enfin un jour de l’année où on peut se lâcher pleinement, sans devoir penser aux cours ou aux devoirs. Enfin une journée où on peut faire ce qu’on veut, entre guillemets bien sur. Une journée où on s’offre certains plaisir et où l’ont fait ce qu’on a vraiment envie. Il faut dire que c’est normal, c’est le dernier jour de l’année, donc autant en profiter le plus possible avant de commencer une nouvelle année. On se veut plus calme au début d’une nouvelle année, mais cette résolution ne tient pas très longtemps, comme toutes les autres d’ailleurs. On se dit qu’on faut la fête pour bien commencer cette nouvelle année qui approche à grand pas. Mais on sait très bien que durant la nouvelle année à venir, on fera quand même des bêtises et des absurdités : comme à chaque fois quoi. Mais bon, Zu n’allait pas contredire ces danseurs, cloués sur la piste de danse. Non, pour une fois il allait faire abstraction, et mieux encore, il allait essayer de comprendre leurs sentiments de vouloir faire la fête jusqu’à plus soif. Il en faut pour tout le monde après tout…

Seul dans son coin avec sa coupe de champagne, Zu Deva jetait son regard un peu partout : tantôt vers ces danseurs, tantôt vers son propre canapé dans lequel il était assis. Et la couleur de son canapé avait toujours cette couleur variant entre le mauve et le rose. Il regarda ensuite l’ensemble du petit salon. Et comme son nom l’indique, cette pièce est assez petite. Cette pièce ne pouvait pas recevoir comme invités tous ces danseurs effrénés. Le petit salon était un coin conviviale, reculé de la fête mais pas trop loin pour avoir néanmoins, le bruit que dégageait la piste de danse. Cette petite pièce était très chaleureuse et reposante. Une sorte de bulle ou de cocon, protégeant toutes personnes voulant s’isoler un instant. Le petit salon avait plusieurs lampadaires accrochés au plafond mais la luminosité n’était pas excessive, juste en accord avec le silence qui régnait dans cette pièce coquette. Qui régnait avant l’arrivée de fêtard, ou simples élèves, à voir…

Car seul dans son coin, le serpent de première année fut vite accompagné par un autre élève. Le garçon n’eut aucun mal de reconnaître le nouvel arrivant : il s’agissait du Préfet des Serdaigles, donc évidemment, son nom était connu par de nombreux élèves et notamment celui de Zuzu. Et ce dernier s’approcha du Préfet des Verts, ne voulant plus être, lui aussi, dans cette foule bruyante et brusque. Ce Préfet aussi voulait peut-être s’isoler. En fait, le Serpentard n’avait pas vraiment envie de connaître les raisons de sa venue, du moment qu’il ne le dérange pas dans son cocon. Mais apparemment, le Serdaigle n’avait pas envie de répondre à cette demande. En tant que Préfet, l’élève de deuxième année s’était approché près de Zu et avait remarqué sa coupe de champagne. Et sur un ton, qui était encore acceptable pour le petit serpent, il lui sortit une phrase assez déplaisante. Une phrase qui visait le champagne de l’élève alors que le nouvel an n’était pas encore arrivé. Mais le Bleu ne termina pas sa phrase, voyant enfin à qui il parlait. Et cette interruption ravit beaucoup le Serpentard de première année, beaucoup. Ne voulant pas rester muet face à cette conversation de salutation, Zuzu termina alors le discours de l’aiglon :


" Commencé ? Tu crois vraiment que je dois attendre le jour du Nouvel An pour pouvoir boire du champagne ! "

N’ajoutant rien d’autre, le serpent avait les yeux fixés sur le Préfet des Serdaigles. Et pour bien montrer que le serpent faisait comme bon lui semblait, il regarda sa coupe de champagne et la porta à ses lèvres. D’un trait, le liquide remplit de bulles disparut dans l’estomac du garçon. D’un trait, Zu redéposa le verre sur une petite table ronde en bois de cerisier. Avec délicatesse, il déposa sa flûte de champagne et replongea son regard sur le Bleu qui était toujours debout devant lui. En plus, si ce Préfet savait le nombre de coupe de champagne déjà bue par notre Serpent assoiffé, il n’aurait pas du tout fait cette remarque. Bien sur, la remarque de Vladimir était gentille : elle voulait simplement prévenir Zu Deva, rien d’autre (enfin peut-être ^^). Mais voyant cet élève de deuxième année, debout devant tout son érudit, Zu eut un peu mal aux yeux : c’est pénible de devoir lever les yeux à tout bout de champ. Donc, par politesse, Zuzu dit au Serdaigle d’une voix peu commune à lui. Une voix qui était déjà usée par la soirée et qui n’avait même plus le même mordant que d’habitude, ce qui n’était même plus marrant en fait.

" Tu sais, ce n’est pas plus cher de s’assoire sur ces canapés. "

N’ayant pas trop le temps de terminer ce qu’il voulait vraiment dire, Zu regarda vers les danseurs. Non pas que ceux-ci furent plus bruyants, car ils l’étaient déjà, mais parce que deux nouveaux incrustes venaient de faire leur apparition. Et ces deux nouveaux personnages furent encore deux Préfets : Warren et Ninalchka. A se demander si Vladimir avait donné rendez-vous aux deux autres Préfets d’Evanesco… A se demander si les trois Préfets, tous debout, voulaient contempler le jeune serpent assis sur son canapé. Et cette nouvelle entrée refroidit d’avantage le Serpentard. Encore avec Vladimir, l’ambiance n’aurait pas été aussi électrique et énergique. Mais avec le Bouffondor et la Pouf Souffle, l’ambiance ne sera pas vraiment la même. C’est alors que le Rouge et Or salua son ami Vladimir et salua le Serpentard. Il salua ce dernier par un simple salut, mais c’était largement suffisant pour notre Zuzu. Notre serpent préférait encore une attitude comme le Gryffondor que celle de la Poufsouffle. Cette attitude aussi énergique et remplie de questions. Mais bon, c’était comme ça. Zu Deva écouta alors les questions très pompeuses de la jeune fille puis sourit montrant ses dents pointues lorsqu’elle le salua. Zu se souvenait parfaitement d’un cours où la pauvre petit empotée de Poufsouffle eut un, soit disant, problème avec sa baguette. Et depuis, c’est l’amour entre eux deux.
Alors, pour ne pas être impoli avec sa bien aimée Ninlacka, Zu la regardait avec bonheur et son sourire toujours aussi grand, et la salua à son tour :


" Mais qui voilà ? C’est notre chère Ninalcka. Quel plaisir de te voir. J’espère que ton problème de baguette magique va mieux à présent… "

Les propos de Zu étaient encore gentils, pas trop brusques ou poignants : juste épicés à sa sauce. Si le garçon n’avait pas manqué l’occasion de saluer sa meilleure amie la Poufy, il avait cependant ignoré totalement le Gryffondor. N’ayant rien à lui dire et n’ayant vraiment pas envie d’entendre le son de sa voix une fois de plus, Zu avait bien fait de l’ignorer, pour l’instant en tout cas. Mais le fait que les Préfets de l’école soient tous là, dans cet endroit, surpris un peu le serpent. Et d’une voix assez froide et peu enthousiaste, le Serpentard de première année dit à l’assemblée :

" Je vois que tous les Préfets sont réunis, comme c’est étrange. Les coïncidences sont très surprenantes des fois… "

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Vladimir Fortis
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MessageSujet: Re: Langue de vipère et griffe d'aigle [ Préfets]   Mer 01 Oct 2008, 03:37

C’était donc entre deux tintements de cliquetis inconnus que le Serpentard venait d’achever la phrase de l’Aiglon. Vladimir ne s’était pas donné cette peine, après tout, d’autres choses venaient d’arrivée depuis : une entrée dans le salon par Warren, sans compter que notre personnage aux cheveux bruns venait de réaliser que Zu était préfet. Ce dernier détail était d’ailleurs assez déstabilisant pour la simple raison que l’enfant à la flûte de champagne n’avait rien d’un brave exemple tout chromé. Certes, le préfet des Bleus ne devait pas vraiment avoir plus fière allure avec sa mine plutôt nonchalante et ses mains dans ses poches, mais au moins, il avait toute une sagesse et connaissance qu’on lui reconnaissait quand même… Mais bon, au commentaire du Vert et Argent, Vladimir ne sut trop quoi répondre. Après tout, Zu avait le droit de faire ce qu’il lui chantait, avec flûte ou non, tout comme il avait le droit de refuser de suivre telle ou telle autre tradition quittes à ne pas les appliquer, mais à en récolter uniquement les "avantages".

- C’est toi qui vois. On m’a toujours dit de toute manière que la faculté de "pouvoir" quelque chose ne résidait pas dans les permissions, mais plutôt dans la volonté, alors je n’y peux pas grand-chose pour toi…

Sur cet entrefaite, Warren venait justement d’arrivé à côté de lui. Le Lionceau à la crinière mauve semblait avoir bien profité de la soirée jusqu’à présent, mais peut-être que les festivités commençaient à l’épuiser quelque peu… Normal alors de vouloir chercher un endroit plus paisible.

- Bonsoir, Warren.

Même si le Serdaigle manquait cruellement d’expression dans son visage, l’emphase qu’il avait place dans ses mots de salutation démontraient qu’il était bien content de croiser un ami au cours de cette soirée qui s’apprêtait, aux premiers abords, à être un véritable naufrage, surtout quand on repensait au ton peu courtois du Serpent, et également à la réplique sans intention particulière de Vlad. Mais bon, peut-être que le Bleu l’avait gêné sans le vouloir, bien qu’il n’y avait vraiment pas de quoi en faire danser des fous pour si peu. Et puis, pour faire une histoire courte, il venait d’être invité à prendre place sur ce canapé qui semblait déjà bien confortable.

- Oui sans doute, le salon a été aménagé pour notre confort et est à la disposition des élèves pour être utilisé…

Vladimir aurait pu essayer de faire de l’humour, mais bon… c’était déjà tout ce qu’il pouvait donner : une explication qui se bornait à donner la raison d’être de telle ou telle chose ainsi qu’une justification à un actes auquel il avait été invité. Non pas des plus poliment, en terme d’invitation, il se serait attendu à un peu mieux de la part d’un jeune homme bien habillé, mais bon, la neige n’est pas toujours blanche. Parlant de neige, Vlad se demandait si Warren allait aussi s’assoir sur le divan, car il n’avait pas trop envie d’être le seul aux côtés du préfet amateur de champagne.

Citation:
-" Saluut Vlady ! Comment tu vas ? Tu n’as pas de cavalière pour aller danser ? "


Ah et voilà Nina qui arrivait. L’Aiglon était content de se savoir entouré de personnes… plus enjouées. Non pas qu’il n’aimait pas lui-même rester clame et tout, mais il avait l’impression de prendre de la poussière à toujours rester dans son coin, alors si des amis plus énergétiques pouvaient l’aider à faire le ménage, ça n’allait pas être de refus. Il interrompit un peu la nouvelle remarque plutôt sarcastique de Zu à l’égard de la Jaune afin de répondre à la jeune sorcière et ainsi peut-être éviter que la situation ne prenne plus d’huile qu’il y en avait déjà… Car comme on dit : « il ne suffirait que d’une étincelle alors… ».

- Je vais bien, merci. … Et non, je n’ai pas vraiment envie de danser non plus. Mais à ce que j’ai pu voir, vous vous en êtes donné à cœur joie tous les deux.

En fait, il ne savait pas comment (danser) et il n’en voyait surtout pas l’utilité. Puis, notre Fortis venait également de remarquer le fait que Zu venait d’amener sur le tapis : tous les préfets étaient là, tiens donc.

- Tu croies aux coïncidences, Zu?

Bien que personnelle, la question était posée avec le plus grand sérieux de la part du Bleu et Bronze. Et il fallait bien y penser à deux fois avant de rester assis là confortablement sur une banquette, car au dehors de la salle, la masse étudiante, bien que toujours aussi valsante et hyperactive, il n’y avait plus de préfet, et encore moins de membre de la CNF… Cette observation plongea notre Pigeon du Jour de l’An dans une sorte de songe, moment qu’il exploitait pour réfléchir d’une façon particulièrement efficace. Avant de s’inquiéter pour un rien, mieux valait d’abord évaluer si une menace avait à rôder à l’extérieur… Après tout, la diversion aurait pu être parfaite, surtout si l’on cherchait à profiter de l’état de faiblesse et d’euphorie de la fête pour s’en prendre aux élèves et ainsi faire disparaître une autre victime!... On n’était jamais trop prudent, mais peut-être que Vladimir, dans son cas, était trop sérieux. Il ne pensait pas souvent à se détendre et à s’amuser. Encore là, c’était bien drôle. Il ne savait pas comment, quelle risée il faisait!

[hj : bon désolé du retard… je sais que ça fait presque un an en plus >< (ok en dj alors), mais bon… il n’est pas trop tard?]


[ Vous n'avez qu'à dire que ce bal est celui de cette année ^^ ]

[... ha ouais pas fou, pas fou... v'z'en pensez quoi, les autres? O.o]
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