Evanesco
~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé]
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Escapades nocturnes

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Nathan Evain
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MessageSujet: Escapades nocturnes   Jeu 03 Juil 2008, 22:44

La nuit était magnifique, enchanteresse. Le ciel dénué de tout nuage laissait apercevoir un grand nombre d’étoiles et la pleine lune projetait sa douce lumière argentée sur le paysage paisible que constituait les hautes tours du château, les nimbant d’un halo spectral et hypnotique.

Désormais, seule la douce clarté tombée du ciel berçait la bibliothèque de sa lumière diffuse. Ce qui était parfaitement normale à cette heure tardive de la nuit où tous les élèves étaient allés se coucher. Elle donnait un air irréel à toute la pièce, moitié nimbée de lumière et moitié nimbée d’ombre… Et dire que le temps où des centaines de bougies éclairaient le lieu n’était passé que depuis quelques petites heures. Maintenant, le temps semblait figé, paraissant attendre le retour des élèves (dont certains étaient très matinaux) pour reprendre son cour normal.

Pour autant toutes les lumières n’avaient pas toutes disparues. Il en restait une. Plus exactement une lumière était réapparue depuis peu, troublant la douce et belle monotonie qui s’emparait d’Evanesco toutes les nuits.

Il s’agissait d’une petite boule lumineuse flottant dans les airs. On aurait dit que cette sphère dansait dans les airs en parcourant la pièce. A mieux y regarder on pouvait voir qu’elle se baladait à quelques millimètres de l’extrémité d’un bout de bois…


« Nox. » souffla une voix et aussitôt la lumière de trop s’évanouit dans la nuit.

Nathan avait entendu le parquet grincé non loin de lui, et par précaution il avait éteint sa baguette. Ses cinq sens en alerte, à la recherche d’une quelconque présence (enfin surtout l’ouïe car les autres étaient soit inutiles, soit paralysée notamment par l’absence de lumière), il s’arrêta même de respirer afin d’être le plus silencieux possible. On n’était jamais assez prudent quand on s’introduisait comme lui là où on ne devrait pas être.

Mais, ne manquerez vous pas de me dire, que pouvait bien faire Nathan Evain en ces lieux ??? Non, en fait la réelle question n’était pas de savoir ce qu’il faisait à la bibliothèque (ce qui était parfaitement normal pour n’importe quel élève) mais plutôt de savoir ce qu’il y faisait à cette heure-ci. Car cela signifiait surtout qu’il était en train de violer le couvre-feu.
Or, le Poufsouffle, comme l’indiquait le plus souvent l’appartenance à cette maison, était plutôt un enfant sage, sans problème particuliers (de comportement bien sûr, car les problèmes psychologiques ne sont pas le sujet pour l’instant). Sûrement pas celui que l’on s’attendrait à croiser ici, à cet instant. Si jamais il venait à se faire coincer par le concierge celui-ci n’en croirait certainement pas ses yeux.

Néanmoins il fallait bien savoir regarder la vérité en face… il était bien présent dans la bibliothèque, en train d’enfreindre le règlement de la prestigieuse institution dont il avait l’honneur d’être membre.

Heureusement pour lui, il s’agissait d’une fausse alerte (ou du moins le pensait-il alors… l’avenir nous le dira). Il n’y avait personne à part lui en ces lieux. En même temps il devait y avoir un nombre très restreint de personnes encore réveillées à cette heure, alors il n’aurait vraiment pas de chance s’il venait à en croiser une au détour d’une des nombreuses étagères qui emplissaient la gigantesque bibliothèque du château.

Il pouvait donc reprendre plus ou moins tranquillement (ceux qui le connaissaient savait bien que c’était plutôt moins que plus) son exploration, à la recherche de ce qui l’avait amené ici. La raison de son escapade nocturne était tellement simple qu’elle en devenait presque ridicule. Il y avait oublié le livre qu’il était en train de lire (enfin qu’il dévorait serait plus juste), un peu plus tôt dans la journée. Et comme il n’arrivait pas à dormir il s’était dit qu’il pouvait aussi bien aller le chercher. Il paraîtrait que la lecture aiderait à s’endormir. Evidemment Aldo était loin d’être étranger à cette décision contre-nature.

Et, maintenant qu’il était sur place, il se demandait s’il n’avait pas fait une très grosse erreur en se déplaçant dans le château après le couvre-feu. Il pouvait s’estimer heureux de ne pas avoir encore été repéré dans son trajet jusqu’ici. C’était étrange la façon qu’il avait de regretter toutes les décisions que sa petite voix intérieure prenait pour lui.

Il se demandait aussi s’il n’aurait pas mieux fait de se changer avant de partir sur un coup de tête. En effet, il portait encore son magnifique pyjama aux couleurs de sa maison. Un pyjama noir avec des lignes jaunes, un peu trop grand pour lui (comme tous les vêtements qu’il portait en dehors de sa tenue d’écolier qui était elle faite sur mesure). C’était tout juste s’il n’était pas venu avec ses chaussons, avant de se raviser et d’enfiler rapidement une paire de chaussettes puis une de chaussures. Autrement dit, il n’était pas vraiment bien équipé pour ce qu’il faisait. Au moins il avait pensé à prendre sa baguette. Celle-ci s’était rapidement avérée indispensable pour offrir une source d’éclairage bien plus pratique et bien plus discrète que ne l’aurait été une lanterne.

De toute manière il était bien trop tard pour les regrets (et aussi pour faire demi-tour et rentrer se coucher comme si de rien était). Tout ce qu’il lui restait à faire s’était retourner à l’endroit où il s’était posé pendant plus d’une heure cet après-midi et y récupérer le livre. Méritait-il vraiment que l’on prenne autant de risque pour lui ??? Peut être… C’était quand même un exemplaire de la dernière édition de l’Histoire de Poudlard (celle qui avait été publiée dans l’année qui avait suivit la fermeture forcée de l’établissement). Edition qui, cette fois c’était certain, serait la dernière, l’ultime… Peut être fera t’elle place un jour à l’Histoire d’Evanesco ??? Encore faudrait-il qu’il s’y passe quelque chose d’intéressant, quelque chose qui puisse par la suite (et après des années de fermentation) devenir une sorte de légende… Au point que d’hypothétiques futurs élèves se relèvent la nuit pour récupérer un exemplaire qu’ils auraient oubliés dans cette même bibliothèque.

Il n’était plus très loin du coin reculé de la bibliothèque où il s’installait tout le temps. Il s’agissait d’un recoin entouré d’étagères encombrées que les élèves voulant travailler dans le calme connaissaient bien, quelques allées plus loin. Par pure précaution il ralluma sa baguette à l’aide de la formule adéquate, cela serait trop bête de ne pas voir un obstacle et de prendre le risque d’attirer quelqu’un. Pas si près du but.


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Warren Del Luxium
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MessageSujet: Re: Escapades nocturnes   Mer 09 Juil 2008, 13:40

Warren s’était toujours senti mal à l’aise dans Evanesco, une fois la nuit tombée. Pourtant, il n’avait pas peur du noir, et, même, il aimait autant le jour que la nuit: l’un et l’autre avaient leurs avantages. Il s’était longtemps caché derrière le fait que se promener la nuit dans Evanesco était tout à fait interdit, et, donc, c’était normal qu’il ne se sentît pas bien, mais, puisqu’il avait désormais son insigne de préfet, il ne pouvait se réfugier derrière la peur de perdre des points et d’avoir d’autres punitions. Il y avait quelque chose de plus difficile à percevoir qui faisait que le jeune homme n’était pas tout à fait à l’aise dans les ténèbres d’Evanesco. Il y avait quelque chose de mythique et d’inviolable qu’offrait la nuit à Evanesco. N’importe quel élève se promenant la nuit dans les couloirs de l’établissement devait ressentir l’impression de souiller un tombeau sacré tant Evanesco, le jour, et Evanesco, la nuit, étaient différents. Le jour, Evanesco était chaleureux, ouvert, accueillant et plein de vie, tandis que la nuit, Evanesco était froid et mort. Warren avait l’impression d’être rien, une poussière dans les entrailles d’un géant de briques. Pourtant, tout était plus beau la nuit, sous les rayons de la Lune. Tout était de blanc, de noir et de nacre. Warren avait littéralement l’impression d’entrer dans un nouveau monde. Il était plus beau et si peu visité. Il avait toujours l’impression d’être le premier à poser les yeux sur telle ou telle partie de cet établissement magique. C’était un monde merveilleux et étrange, presque trop parfait, sans loi ni limite, ouvrant grand ses bras sombres veinés d’argent aux visiteurs. Il n’y avait que des âmes errantes, des courants d’air froid, des grincements, des chants d’oiseaux nocturnes et les rayons de la Lune... Et lui... Et, c’était ça qui le dérangeait, ce mélange de pureté, d’inviolabilité, d’étrange et d’isolement...

Warren aperçut enfin son but. C’était une porte immense de bois, avec un encadrement magnifiquement sculpté. Elle était si grande qu’il avait toujours du mal à l’ouvrir. C’était une porte pour géants!... Oui, bon, seulement demi géants, mais, déjà, pour le lionceau, c’était bien trop grand, et, surtout, bien trop lourd! Comme à son habitude, il poussa de ses deux bras avec force sur la porte qui, dans un grincement atroce, s’ouvrit. Une bouffée d’air glacé s’échappa de la salle. Le lionceau en eut des frissons. Il n’aurait jamais cru qu’il faisait aussi froid ici; peut être aurait-il mieux fait de prendre un pull. Seulement, faire le chemin dans le sens inverse ne le tentait pas du tout! C’était décidé, il préférait avoir le sang glacé plutôt que de s’épuiser à faire un nouveau trajet. Il avait descendu les escaliers pour arriver jusqu’ici, s’il devait retourner dans la salle commune de sa maison, il devrait les monter... Oui, Warren était bien trop flemmard pour remonter les escaliers! En plus, il risquait après de manquer le rendez-vous. Donc, le lionceau s’enfonça dans la salle glacée. Il avait l’affreuse impression qu’à chaque fois qu’il expirait, il voyait l’air rejeté sous la forme d’un petit nuage. Mais combien faisait-il ici? Les livres avaient-ils besoin d’autant de froid pour être préservés? Il glissa telle une ombre le long des étagères, cherchant le point de rendez vous. Il y parvint enfin: c’était une petite table juste devant la réserve. Il aurait pu commencer à faire les recherches qu’il avait à l’esprit, mais, il se perdrait dans ce labyrinthe d’étagères, raterait le rendez vous et, pour conclure en beauté, ne trouverait rien. Il ne venait presque jamais ici, c’était un lieu maudit pour lui bien que c’était le meilleur endroit pour trouver des informations. Normalement, les deux autres personnes qui étaient invitées à ce rendez vous devraient pouvoir mieux se repérer que lui ici, et, les recherches seraient donc beaucoup plus fructueuses.

Il ne savait pas quelle heure, exactement, il était... Il avait l’impression que le temps passait avec une lenteur inhabituelle. C’était un peu comme si le temps avait été plus ou moins figé, et, lui, il se retrouvait être le seul à ne pas suivre cette soudaine léthargie du temps, vivant bien plus vite que les autres. Il fallait qu’il fasse quelque chose; il n’aimait pas rester inactif! Tout d’abord, il était las d’être debout, raide comme un poteau en plein milieu de la bibliothèque. Sa première réaction fut de s’asseoir à une des chaises de la table. Ensuite, il pensa. Tout d’abord, à rien de particulier, ses idées divaguaient comme des feuilles livrées au vent et à ses changements, mais, elles se précisèrent jusqu’à faire apparaître un sourire sur ses lèvres. Il allait faire une petite farce à ses amis. Il éteignit grâce à la bonne formule, la lumière qui sortait de sa baguette, se leva de sa chaise et se colla à une étagère. Plus précisément, à celle à la droite du seul passage menant à cette table. Ainsi, comme il adorait faire, dès qu’il entendrait un de ses amis arriver, il sauterait de sa cachette et ferait un grand bouh. Enfantin? Puéril? Oui, c’est vrai, mais, c’étaient de bons adjectifs pour définir Warren! Il souriait tout seul, dans l’obscurité, imaginant les différents visages que provoquerait sa blague. S’il ne s’était pas retenu, il en aurait ri, seul, comme un fou. Malheureusement, sur les deux autres personnes du rendez vous, il avait beaucoup de mal à imaginer le visage de Vladimir... Bah, il suffisait que ce fût lui qui arrivât le premier et Warren aurait réponse à sa question.

Justement, Warren entendit enfin le parquet de ce bon vieux Evanesco craquer: quelqu’un entrait enfin! Il essaya de deviner qui c’était. Il accordait tout de même plus la ponctualité à Vladimir qu’à Nina Razz . C’était avec un petit sourire narquois donc qu’il attendait la visite du Bleu argenté. Malheureusement, à croire qu’il le faisait exprès, il ne vint pas! Il entendait même les bruits de pas s’éloigner dans ce labyrinthe livresque. Soudain, il eut un doute. Il n’eut pas un doute sur la personne qui pouvait se promener dans la bibliothèque, mais un doute sur le lieu du rendez vous. Il se souvenait bien que le moment où ils en avaient discuté, Warren avait été un peu distrait, et, il se rappelait plus ou moins vaguement qu’ils avaient parlé de ce lieu, mais, est-ce que finalement, cette table devant la réserve avait été retenue comme lieu de rendez vous? Le doute était le pire ennemi de Warren, et, l’obligea à quitter sa cachette, et, donc, à abandonner sa farce pour retrouver Vladimir. Il n’alluma pas sa baguette. Il avait tout bêtement oublié de la rallumer, mais, cela lui servit bien, l’autre élève alluma sa baguette, permettant au lionceau de le retrouver sans difficulté. Il avait juste à suivre la lumière. Il évita les nombreux pièges tendus sur sa route: livres tombés, voies sans issue, chaises et tables... Et arriva enfin à la source de lumière. Il fut étonné de voir une silhouette aussi petite: Vladimir était plus grand qu’un première année; il fut aussi étonné de voir que c’était un homme... Ce n’était pas Nina (jusqu’à preuve du contraire xD), non plus! Son premier réflexe fut de trouver une excuse, mais, ce fut avec un léger sourire qu’il se souvint qu’il était préfet. Le temps des excuses était révolu! Warren se décida donc à faire ce qu’imposait son rôle de préfet. Pas trop tôt!


«Salut... Que fais-tu là? Il y a un couvre feu, tu sais, non?»

Le lionceau essaya de prendre un ton grave en fonction du crime qui était commis. Car oui, Warren devait bien se le mettre dans la tête que c’était un crime de se promener à une heure aussi tardive dans l’établissement... Seul le Directeur connaissait l’ampleur des dangers à se promener dans la nuit dans Evanesco! Warren leva les yeux au ciel... Non, il n’arriverait jamais à se convaincre que c’était vraiment un acte insensé et réellement punissable que de se promener dans Evanesco en pleine nuit. Il l’avait déjà plusieurs fois fait, avant d’être préfet, et, il n’avait rien vu qui justifiait ce couvre feu. De plus, il ne comprenait pas en quoi le fait de porter un insigne de préfet le protégerait de ces éventuels dangers. C’étaient encore des lois arbitrairement posées par le Directeur pour pouvoir faire ses activités frauduleuses la nuit, loin des regards de tous! Mais, heureusement que la CNF était sérieusement implantée dans la structure des préfets, et, ainsi, pouvait veiller la nuit sur les activités malsaines du Directeur! Qu’il vente, qu’il pleuve, ou qu’il fasse nuit, la CNF serait toujours là pour veiller sur la sécurité des élèves, et mettre en péril les activités obscures du Directeur!

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Vladimir Fortis
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MessageSujet: Re: Escapades nocturnes   Sam 12 Juil 2008, 22:26

Il y avait une fourmi dans la nuit posée tout près. Juste à côté dans un couloir semi-obscure pouvait-on croire qu’elle chantait, tel dans une fable mal reprise de Gustave Doré? Mais non ces petits froissements n’étaient pas le résultat de six petites pattes sur un sol compact. C’était les pieds légers d’un élève qui se promenait. Le clair de lune n’était point quartier, c’était, ce soir-là, privilège que d’avoir la sphère en entier. Illuminant ainsi les sinistres corridors aux multiples personnalités, on pouvait mal y voir mis à part quand le jour daignait montrer son visage. Pour tout paysage quand l’on passa près d’une fenêtre, on voyait donc le voile de la nuit bleutée envelopper les montagnes qui bordaient leur contée à eux seuls, le pays des géants, celui de nos élèves les insectes rampant…

Oh que non, Vladimir Fortis ne partageait pas cette vision. Trop souvent on sous-estimait, et c’était en apercevant le petit hyménoptère (si si je vous le dis ^^) sur le sol de pierre brute que l’Aiglon releva fièrement la tête. Non seulement il était bientôt arrivé à port, mais en plus, il se trouvait bien bon d’être capable de voir une fourmi dans une telle obscurité… Certes si la lune n’avait pas été là, belle dans le ciel comme une déesse qui semble garder un œil sur vous, il n’aurait peut-être pas été affublé d’autant de discernement, mais en général, on connaissait bien cette qualité à notre Noble Serdaigle, faute d’être des plus valeureux et téméraires. Il voyait donc la petite bestiole qui poursuivait son chemin marqué d’odeurs trop subtiles pour l’homme, même sorcier, et cette dernière était en train de tirer une sorte de papillon de nuit qui de toute évidence était en train de mourir de vieillesse.

La proie, qui dans le fond en était à ses derniers soupires, était traînée avec lassitude, comme si tout ce qui lui arrivait était déjà bien distant d’elle. À quoi bon protester contre trop de fougue… le modeste papillon de nuit n’était pas comme la fourmi qui se débattrait antennes et âme pour sa Reine jusqu’à ce que mort s’ensuive en cas d’attaque. Ainsi, le volatile trop faible pour même se redresser laissait dernière lui la traînée brillante et poudreuse de ses ailes qui jadis devaient être sublimes… C’était de la poussière d’étoile d’une certaine façon, c’était simplement beau à regarder mais ô combien malheureux était ce sort qui n’était peut-être pas mérité? L’âge était une injustice, mais le temps était le maître du monde. Et puis de toute manière, le vieux papillon semblait si épuisé et las qu’il devait sans doute avoir bien hâte de ne plus être conscient de ce qui lui arrivait, à lui et à son corps mutilé alors par d’autres fourmis qui étaient accourues devant le joyeux festin que représentait sa dépouille…

Arrivé devant une immense porte de bois le préfet des Bleus, qui était tout de même très attentif aux détails, nota que celle-ci était encore entrouverte. Sans plus de surprise dans son visage clair, Vlad regarda à gauche et puis è droite avant de s’engouffrer dans son sanctuaire habituel. La bibliothèque était un lieu qu’il aimait bien, il s’y sentait tranquille et en sécurité entouré de tous ces livres épais, volumineux, poussiéreux. C’était d’ailleurs de leur faute s’il y avait cette atmosphère feutrée dans cette pièce. Le deuxième année poussa donc la porte de ses deux bras, mais doucement pour ne pas que les pentures grincent et ne réveille les gens qui dormaient, ceux qui avaient l’esprit tranquille. Aussitôt qu’il fut complètement rentré, il sentit la fraîcheur mêlée à une sorte d’humidité qui le fit un peu frissonner malgré le fait qu’il était vêtu de son pyjama à pattes longues et d’une petite veste noire et marine.

Vladimir était évidement convaincu que dans la bibliothèque il ne devait y avoir que Nina et Warren, ou peut-être même les deux. Cela dit, il s’imaginait mal être arrivé en dernier… Il entendit alors une voix qu’il reconnu comme étant celle de son ami, sauf qu’il n’avait pas tout compris puis que les étagères qui s’alignaient comme des tombes de soldats tombés au front bloquaient la plupart des ondes sonores…

*Donc ils sont déjà là…*

Il s’imaginait mal Warren en train de parler tout seul quoique avec ce Gryffyfy, on pouvait toujours s’attendre à ce qui était surprenant et ce qui ressortait des normes habituelles. M’enfin, l’Aiglon éteignit sa baguette, voyant déjà de la lumière au bout d’un tournant formé par de nouvelles rangées de livres, là d’où semblait venir la voix qu’il avait entendue. Tout en se déplaçant, le jeune Fortis laissait sa main glisser sur les remparts essentiellement formés de vieux bouquins, essayant de lire un ou deux titres au passage. Vlad jeta donc un rapide coup d’œil, mais dans l’ambiance filtrée par les vitraux du fond de la pièce, il était difficile de bien lire les titres, et puis il était quand même pressé d’aller rejoindre les autres préfets, surtout qu’ils s’étaient tous donné rendez-vous, il n’allait quand même pas les faire attendre. Pourtant tous ces recueils avaient l’air bien alléchant. Qui plus est, de mémoire d’habitué, le Bleu et Bronze savait qu’il était juste à côté de la section des « potions tout usages », et comme l’Aiglon voulait depuis un bon moment déjà essayer d’en apprendre plus sur le sujet, il eut comme un moment d’hésitation avant de poursuivre son chemin. Cependant, comme dit plus tôt, Vladimir ne voulait pas trop se faire attendre et encore moins être en retard, ce qui n’était aucunement dans ses habitudes, il passa donc le tournant, débouchant dans la zone faiblement éclairée.

-Salut vous autres…

Lui qui s’attendait à voir des figures familières, fut un peu pris au dépourvu. Au lieu de cela, il reconnu la tignasse mauve de l’autre deuxième année, mais devant le sorcier démon, il y avait un jeune Poufsouffle que Vladimir connaissait bien.

- Nathan!?

Vlad était resté interdit, se demandant vraiment ce que le première année faisait là. Alors, il eut soudain une hypothèse à tout ceci : puisque Nina faisait partie de la même maison, peut-être lui avait-elle parlé de la CNF! Toutefois quelque chose clochait dans cette idée puisque Nina n’était pas encore là apparemment.



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Ninalchka Anatalqua
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MessageSujet: Re: Escapades nocturnes   Jeu 17 Juil 2008, 14:20

La demoiselle était excitée comme une puce. Depuis qu’elle savait qu’elle avait un rendez-vous secret, elle ne tenait plus en place. Et c’était avec Warren et Vladimir. Elle les adorait, autant l’un que l’autre. Passer du temps avec eux était un véritable plaisir. Et puis, c’était presque les seuls garçons qu’elle connaissait. De plus, c’était pour la CNF. Nina trouvait d’ailleurs le nom bien choisi. Cela sonnait bien, non ? C’était en hommage à Nadya… La demoiselle n’avait connu cette ancienne Poufsouffle, mais elle devait être très gentille pour être la raison de la CNF. Et puis, elle devait beaucoup manquer aux deux garçons…Dommage qu’elle ait disparu. Mais tout de même, n’était-ce pas extraordinaire ? Merveilleux ? Incroyable ? Génialissime ? Tout simplement…Magique ? La Jaune ne trouvait pas assez d’objectifs pour qualifier ce qu’elle ressentait. Elle se sentait stressée : elle avait comme un nœud dans l’estomac, et elle n’avait plus rien avalé depuis le début de la journée. Et elle trouvait ça excitant ! L’adrénaline la faisait gigoter sans cesse et son esprit bouillonnait de milles idées.

La Jaune imaginait encore et encore ce rendez-vous, ainsi que les trouvailles qu’ils allaient y faire, peaufinant encore et encore les scènes dans son esprit. C’était un exercice intéressant, qui en plus de stimuler son imagination débordante, permettait de la maintenir dans un état relativement calme. Car ainsi, allongée sur son lit, tantôt sur le dos, tantôt assise, mais toujours dans ses pensées, elle faisait passer le temps, qu’elle trouvait franchement long ! Elle avait abandonné la lecture, car la Poufsouffle n’avait pas le calme nécessaire pour lire ne serait-ce qu’une page d’un roman. Nina trouvait présentement ça ennuyant, et n’arrêtait pas de s’échapper dans d’autres pensées plus joyeuses. La compagnie ne l’intéressait guère, car elle ne devait rien dire à personne sur ce rendez-vous, et que si elle restait avec quelqu’un, elle serait obligée de parler. L’imagination restait donc son seul passe temps.

Etrangement, dans son rêve éveillé, elle ne se voyait pas elle-même, Nina regardait la scène par ses propres futurs et imaginaires yeux. Sauf aux moments où elle faisait un stop de l’action, quand ce qu’elle avait imaginé ne lui plaisait plus. Alors, c’est comme ci elle était un metteur en scène, qui coupait la scène, et la faisait rejouer. Ainsi donc, elle sortait du dortoir, puis de la salle commune, avec de quoi écrire dans les mains. Elle ne faisait pas attention au bord de sa vision, qui était donc un peu floue, mais veillait à rajouter pleins de petits détails plus vrais que nature. Elle se vit donc sursauter, lorsqu’un chat gris passa entre ses jambes en miaulant : il suivait un petit rat noir, et les deux bêtes se coursaient à toute allure…

Plus tard, alors qu’elle s’imaginait monter les escaliers du Hall, pour aller jusqu’à la bibliothèque, elle se vit croiser un de ses professeurs. Sûrement insomniaque, c’était une jeune femme brune, assez jolie, les cheveux ébouriffés, et laissés détachés autour de son visage fin. Elle portait une chemise de nuit en soie, bleu pâle, et tenait un oreiller dans la main droite. Elle se passa la main gauche dans les cheveux, et accosta la fillette :


-" Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure ? Le couvre-feu existe pour être respecté, tu sais ? "

Elle rougit, bégaya, hocha la tête, et recula lentement…Puis, tout d’un coup, la scène se coupa dans son esprit, et Nina s’imagina avec plaisir sortir du corps de son premier « elle », se donner des ordres, puis de nouveau lui rentrer dedans, et rembobiner la scène. Elle se retrouva de nouveau devant la jeune femme :

-" …Tu sais ? "

Cette fois-ci, elle ouvrit de grands yeux innocents, et lui répondit :

-" Mais madame ! Je suis préfète ! (Elle exhiba fièrement l’écusson de Poufsouffle.) Voyez, le couvre-feu ne s’applique pas pour moi, je dois organiser des tours de gardes avec les autres préfets ! "

/// {-} ///


Allongée sur son lit, Nina paraissait paisible. L’excitation qu’elle avait ressentie auparavant n’était plus visible sur son visage enfantin. Le sommeil avait eu raison d’elle et de sa fougue, et tout laissait à croire qu’elle s’était endormie en rêvant : elle portait encore ses vêtements de la journée, et contrairement à son habitude, ne dormait ni en position fœtale, ni sous les couvertures. Elle était avachie sur le lit, les bras en croix, la tête sur son coussin, et les rideaux de son lit à baldaquin n’était pas fermés. La Jaune émergea lentement de son sommeil, l’esprit un peu hagard, et la bouche pâteuse. Elle leva lentement sa petite tête, regardant à droite, puis à gauche, d’un air interdit. Des questions envahirent son esprit, chassé presque immédiatement par la certitude qu’elle connaissait les réponses. Elle s’assit en tailleur, s’étira, et d’un seul coup, la mémoire lui revint.

Comme un déluge, la discussion avec Vladimir et Warren, l’excitation, l’attente, le stress, le rêve lui revinrent, ainsi que son estomac qui criait famine. Elle grogna, car elle sentait pointer un mal de tête sous son crâne, qui menaçait de la maintenir au lit…La demoiselle se rallongea, tendit ses mains devant elle, aperçut sa montre, et curieuse, y regarda l’heure… Nina fit littéralement un bond. Son rendez-vous !! Elle allait être en retard. Les brumes du sommeil soudain envolés, elle se leva, et partit se regarder dans une glace. Elle prit son peigne, essaya d’arranger sa coupe de cheveux, abandonna, lissa ses habits, se jaugea du regard, fit un tour sur elle-même, puis satisfaite, courut jusqu’à son lot pour enfiler une paire de chaussures. Une fois chose faite, elle regarda de nouveau l’heure, poussa un soupir de découragement, et augmenta la cadence. La petite fille attrapa de quoi écrire, pour pouvoir prendre des notes, courut jusqu’à la salle commune, en sortit, et continua sa course effrénée dans les couloirs. Elle fut bientôt obligée de s’arrêter, quand elle n’eut plus la force de courir. Marchant à grands pas, elle reprit tant bien que mal sa respiration, essayant de calmer les battements de son cœur. Evidemment, ses cheveux étaient de nouveau en bataille, mais finalement, elle s’en moquait.

Soudain, le silence l’assaillit. Il n’y avait aucun bruit, à part celui de sa respiration redevenue régulière. Tout était calme. Le silence régnait dans le château, et Nina eut la désagréable impression qu’elle était un intrus, qu’elle dérangeait ce silence. Le château avait l’air dangereux, sombre, en pleine nuit. Il pouvait presque faire croire qu’il y avait une raison au couvre-feu imposé par le Directeur. Presque. Parce que si ce couvre-feu avait été imposé pour leur sécurité, les préfets n’auraient pas l’autorisation de ne pas le suivre. Logique. Donc, le couvre-feu avait sûrement été imposé par le Directeur, et cela, dans le but que les élèves ne sachent pas ce qu’il pouvait trafiquer aux plus sombres heures de la journée. Hypothèse. Il faudrait qu’elle en parle aux deux garçons.

D’ailleurs, la porte de la Bibliothèque se dressait devant elle. Imposante. Immobile. Et entrouverte. La preuve qu’elle n’était pas la première à arriver sur les lieux. Elle regarda sa montre…Elle n’était pas trop en retard, à peine cinq minutes s’étaient écoulés depuis l’heure du rendez-vous. Nina, quittant l’insécurité des couloirs silencieux de l’école, se faufila entre les deux battants. Dans la Bibliothèque, elle se sentait en sécurité. Il y avait l’odeur des livres, et puis, le calme qu’inspirait l’endroit. Le noir n’arrivait pas à lui faire peur de cet endroit, alors que le chemin pour s’y rendre l’avait fait nettement trembler.

Elle eut soudain un moment d’hésitation. Nina ne se rappelait plus du point de rendez-vous. Oui, où devaient-ils se rejoindre ? Elle essaya en vain de se rappeler, mais la mémoire la fuyait. Impossible de s’en souvenir. Abattue, la Jaune décida donc de percevoir quelques paroles dans le silence de la Bibliothèque. Mais elle n’entendit rien. Avait-elle une mauvaise oreille ? Sûrement. Le silence était tellement pesant que le moindre frottement aurait du se répercuter dans toute la salle. Sentant le temps qui passait, elle commença à avancer, guettant une lumière familière…Et elle la trouva. La fillette soupira de soulagement, et se dirigea à pas feutrés vers la lueur. Arrivée près d’eux, elle eut un temps d’arrêt, en voyant trois personnes. La CNF avait acquis un nouveau membre ? Elle n’était pas au courant. Indécise, elle franchit les quelques pas qui la séparait du petit groupe, et éleva la voix, tout d’abord à l’adresse de Warren et Vladimir :


- " Hello, les gars… Je suis désolée de mon retard. Petit problème de minutage. "

Elle leur fit un petit sourire gênée, puis se tourna vers le jeune garçon :

- " Salut toi aussi…Je crois que je te connais, non ? Tu n’es pas dans ma maison ? Je pense t’avoir déjà vu…Euh, je sais plus où. C’est quoi ton prénom ? "

Elle marqua un temps de pause, sembla réfléchir, puis rajouta :

- " En fait, tu fais quoi ici ? "

Elle se tourna vers les autres :

- " Quelqu’un le connait ? "

Sous-entendu : quelqu’un aurait osé rameuter un élève qui est de ma maison et l’amener à notre rendez-vous sans m’en parler ? xD

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Akeishi Hosuki
Gryffondor - 1ère année
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MessageSujet: Re: Escapades nocturnes   Dim 27 Juil 2008, 16:56

[ Je m'incruste. Mais je n'avais pas trop d'inspiration pour ma présence ici ^^' ]

A force de vivre dans le même château que Susana Delwith, Sous Directrice de l’école, Akeishi Hosuki trouvait que les murs de cette école devenaient de plus en plus noirs et de plus en plus massifs. Ces murs devaient en voir de toutes les couleurs avec tout ce qu’il pouvait bien se passer à Evanesco… Mais le jeune japonais n’était pas un mur mais un être humain, qui devait subir, non sans envie d’ailleurs, les traitements de faveurs du professeur de la Magie Noire. Ce n’est pas si simple de rester aux côtés de ce genre de personne. Car à force, on se demande si on est toujours un être humain, ou non pas l’un de ces murs : sans âmes et sans esprits. Mais ce choix, celui d’être aux côtés de Susana, le griffon de première année l’avait choisi, de sa propre volonté. Il n’était pas esclave, même si d’apparence on pouvait le croire, mais bien conscient de ce qu’il faisait et l’objectif pour lequel il faisait tout ça. Oui, ça il le savait : il ne marchait pas à l’aveuglette, sans savoir où aller et sans avoir de repères. Non, ce n’était pas du tout ça. Akeishi était quelqu’un de très discret, d’intransigeant avec lui-même, peu expressif et impassible. Mais sou cette carapace formée depuis un bon bout de temps, lors de sa jeunesse, le rouge et or savait parfaitement ce qu’il faisait et pourquoi il le faisait. Sous ce garçon ressemblant à une statue mobile, se cachait quelqu’un de très réfléchit et de très calculateur. Cette parenthèse fermée, on va enfin pouvoir expliquer un peu les aventures de notre japonais, au servie de son professeur bien aimé.

C’est donc avec une impression de sentir son cœur se noircir de plus en plus, que le jeune élève vivait à présent à Evanesco. Il suivait les cours de Magie Noire ainsi que les réunions de la Secte. Il sentait que tous ces évènements nouveaux dans ce château n’amèneraient rien de bon, loin de là. Mais ne voulait pas trop dévier de son objectif, le rouge et or se concentra sur sa priorité première : Susana Delwith. Et pour ne pas la décevoir, Akeishi attendait à chaque fois une demande de son maître. Une simple requête ou une simple mission, n’importe quoi. Mais malheureusement, Susana Delwith devenait un rien distante du Gryffondor (pour on ne sait quelle raison), et les demandes du professeur devenaient rares voir invisibles.
C’est sur son lit, dans le dortoir des garçons des Gryffondors, que le japonais pensait à ça. Que pouvait bien faire le garçon pour faire avancer les choses et se rendre utile ? Bonne question… Akeishi Hosuki avait horreur d’être inutile et de ne pas avoir quelque chose à faire. Mais bon, c’est comme ça et il fallait l’accepter : faut dire que le garçon de onze ans n’avait pas trop le choix. C’est donc avec un peu de rancune (mais pour qui ?) que le garçon ferma les yeux, couché sur le dos sur son lit. Malheureusement, le sommeil n’était pas non plus de la partie. A se demander si tout le monde l’avait abandonner pour le laisser dans un monde à part… ne pouvant supporter l’idée d’être seul au monde, à ne rien faire, le rouge et or ouvrit les yeux (sans rien voir puisque c’était la nuit, soyons logique) et tendit les oreilles pour pouvoir entendre un signe qui lui permettrait de comprendre qu’il n’ait pas tout seul. Et c’est avec un grand soulagement qu’un bruit se fit entendre. Sans attendre une seconde, Akeishi se redressa doucement et laissa le bruit quitter le dortoir des Gryffondors. Un garçon venait de partir de son lit pour aller à l’aventure de la nuit profonde (ou simplement aller à la toilette XD ). En tout cas, le jeune élève n’allait pas rester là sans rien faire, à attendre le sommeil arriver : oh que non ! Il se leva à son tour pour se mettre à la trace du bruit. Mais avant de quitter son dortoir, Akeishi prit un livre sur la Magie Noire qui était au pied de son lit. Un livre qui avait été utile lors d’une réunion de la Secte, mais qui devait maintenant regagner la bibliothèque, avec les autres livres. Mais cette image frappa l’esprit de garçon…

Est-ce que lui aussi était comme ce livre ? Important au moment propices puis inutile après ? Akeishi était-il simplement un pion qu’on place dans un jeu pour simplement avoir une force de plus pour remporter le combat, et en fin de bataille, le remettre de sa vieille boite crasseuse pour tout jamais ? Akeishi allait-il rejoindre, comme ce livre, les vieux débris. Allait-il être caché pour toujours lorsqu’il ne servira plus à rien ? Est-ce ça la vie ? On ne se sert que de ce qui nous sert et on jette le reste ? Cette constatation avait un peu horrifié le Gryffondor mais il savait qu’il devait arrêter de penser à tout cela car c’était faux et illogique. Même si il savait qu’il avait raison, Akeishi préférait de ne pas trop se dire qu’un jour, il serait mis au placard pour toujours. Il avait autre chose à penser pour l’instant, le bruit qui s’était échappé du dortoir. Et pour ne pas perdre sa trace, valait mieux être rapide.

Avec son livre d’une main et sa baguette de l’autre, Akeishi suivait le jeune élève qui était partit affronter les ténèbres de la nuit. Ne sachant pas où cette silhouette allait le mener, le rouge et or de première se dit qu’au moins, ça allait l’occuper. Et à force de marcher dans les couloirs et de descendre les escaliers de l’école, le japonais reconnut la silhouette qu’il était en train de suivre : le Préfet des Gryffondors, Warren. Akeishi n’avait rien contre lui, mais il devait savoir que ce garçon était un sujet d’attention pour Susana, donc pour lui aussi. Et en pensant à ça, le garçon se rappela alors d’une des premières demandes de la Sous Directrice d’Evanesco. Oui, il s’en souvenait et allait en profiter pour l’exécuter, avec joie et avec un large sourire. Tout en marchant silencieusement derrière l’ombre déambulant vers une destination bien précise, Akeishi tenait fermement son livre en se disant qu’il irait à la bibliothèque plus tard alors. Mais peut-être pas… Car les pas du rouge et or de deuxième année le menèrent vers la bibliothèque. Akeishi Hosuki fut un rien surpris et se dit que ça tombait bien : il n’aurait pas besoin de refaire tout le chemin pour aller remettre ce livre.

Avec discrétion, Akeishi entra dans la bibliothèque à son tour. Il tendit l’oreille pour essayer d’entendre un son ou un simple bruit. Et en effet, un bruit se fit entendre. Et là, le doute s’installa : apparemment, il y avait du monde à la bibliothèque. Le doute était bien nécessaire, car un petit monde apparut dans la bibliothèque : la majorité des Préfets et un autre Poufsouffle. Restant très concentré, Akeishi resta en arrière pour observer ce qu’il se passait. Mais à force d’être penché pour écouter la conversation, le Gryffondor trébucha sous la force de son poids. * Eh merde… * Ainsi, un bruit se fit entendre et patati et patata quoi ^^. Impossible de jouer les incognitos à présent, il fallait être naturel. Mais de toute façon, le japonais s’en fichait un peu d’être vu ou pas. Et c’est en marchant naturellement qu’Akeishi alla ranger son livre, passant devant tout le monde sans se saluer ou jeter un regard sur qui que ce soit. Mais une fois le livre rangé, il fallait bien trouver quelque chose pour devoir rester dans la bibliothèque. Le rouge et or répondit alors directement à la Poufsouffle qui était à ses côtés. Il répondit d’une voix un peu fade, morbide et avec un air toujours aussi impassible et ennuyé :


" Alors ce garçon, qui est dans ta Maison et qui est de la même année que toi, s’appelle Nathan Evain si je ne me trompe pas. Il est dans la même classe que nous et il était aussi là pour la répartition des élèves de cette année. "

* Ne pas connaître le prénom d’un élève de sa propre Maison est impardonnable quand on est préfet. Mais je ne préfère ne rien dire, pour l’instant quoi. *

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Escapades nocturnes

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