 Evanesco ~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé] |
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Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


 Age : 18 Inscrit le : 29 Avr 2007 Messages : 2108 Feuille de personnage Sa profession: Demonic Guitarist ^^ Son âge: 12 ans Son animal: /
| Sujet: Signes et obstination Jeu 21 Fév 2008, 20:39 | |
| Le lionceau n'aurait jamais cru que c'était aussi difficile de se lancer. Voilà bien dix minutes qu'il faisait des vas et vients stupides et répétitifs devant le bureau de la Sous Directrice. Il s'était déjà arrêté plusieurs fois devant la porte, le point prêt à frapper sur la porte, et puis... Rien! Bon Dieu, à quoi sert d'être dans la Maison des Gryffondors si le courage qu'elle offre ne permet même pas de frapper à la porte du destin? Il ne savait pas ce qui motivait sa restriction dans son geste. Il ne trouvait rien de raisonner, rien de réfléchit, rien qui eut pu avoir la moindre allure d'un argument, c'était plus profond en lui, c'était son coeur fou qui parlait. Le coeur a ses raisons que la raison elle même ne peut expliquer! Oui, mais qui croire quand son coeur et sa raison étaient perverties par la folie? Et bien, voilà, Warren restait toujours bloqué! Il y avait bien la discussion avec Vladimir qui lui revenait à l'esprit. Oui, les arguments de quelqu'un d'aussi raisonné que Vladimir devaient bien surpasser le coeur et la raison du lionceau! Après tout, qu'est ce qui aurait pu laisser présager qu'elle était dans l'autre camps? Est ce que la passion pour la Magie Noire, et une attirance accrue pour les objets du même côté, au point qu'avec ses mains crochues, elle les aurait dérobés des mains de deux pauvres élèves de Poufsouffle, faisait d'elle une personne abjecte et obscure? D'ailleurs, à ce que s'en souvint Warren, il n'avait jamais vu la Susana attirée par un quelconque objet de Magie Noire avec une telle manifestation d'envie! Voilà que sa raison elle même était obligée de mystifier pour le convaincre de frapper de fuir! Ah, que c'était bas!
Le Démon s'arrêta dans son mouvement circulaire devant la porte imposante de bois, et, résolu, il se dirigea vers la porte du bureau, et, dans un élan, y frappa... Ou presque, sa main s'arrêta à quelques millimètres de la porte, et, aucun son de sorti... Son coeur s'était mis à battre violemment, comme pour le prévenir! Mais le prévenir de quoi? Le Directeur était derrière cette porte? Non, ce n'était pas ça! L'aura du Directeur était si puissante que même un élève de deuxième année tel que lui, aurait pu la sentir s'il se trouvait derrière cette porte! L'aura de Susana, elle aussi, était perceptible, plus féminine, plus délicate, et plus froide, aussi, comme si elle avait réussi à changer son aura pour qu'elle donnât l'impression qu'elle donnait dans sa façon stricte et autoritaire de s'habiller et de se comporter, avec une pointe de sadisme, mais, toute en nuance, dans la féminité du personnage! Était ce possible de modifier ainsi son aura? Ahhh, qu'il était inculte, tout de même! Vivement que son éducation soit finie! Il y avait des matières qui ne lui apportaient, mais, il y en avait d'autres, où même s'il faisait l'élève rebelle, il espérait bien progresser, pour devenir un de ses sorciers hors pair, pour pouvoir comprendre tous les rouages de la Cabane Hurlante, de la Magie, Noire ou Blanche, et, peut être, de pouvoir créer sa propre Cabane Hurlante, qu'il nommerait en toute modestie, et sans aucun narcissisme, le Manoir Démoniaque! Ou mieux, devenir Maître Incontestable de la Magie (et du monde )
Voilà que plongé dans ses pensées, le lionceau s'était instinctivement reculé de la fatale porte! Qu'est ce qui ordonnait son corps? Qui en lui, de son coeur, de sa raison, d'une partie infime et rebelle du rebelle rouge faisait tout pour l'éloigner de son but! Ce dont avait besoin Warren, c'était d'un signe! Un simple signe, quelque chose qu'il l'eut permis de se convaincre d'agir... Dans un sens ou dans un autre... Et, ce fut un signe des plus ambigus qui fit son apparition! Le jeune homme posa par hasard son regard sur le sol, et vit alors, jonchant mollement sur le sol un objet scintillant. Il ne l'avait pas remarqué avant, à un tel point que Warren avait l'impression qu'il tombait du ciel! Il se baissa pour le prendre, et, l'observa de plus près. C'était une pièce, de presque rien, sans valeur, car, ce n'était plus une pièce qui servait! Elle ne valait que son prix de collection, et là, il n'y connaissait strictement rien. Ce qui le frappa surtout fut le côté face de cette pièce. Le signe! Sur ce côté était gravé l'image de Salazar Serpentard, avec un sourire mystérieux, et, un regard pétillant de malice. Dans son attitude, Warren sentait qu'il préparait quelque chose de malsain dans l'ombre, et, ce lui fit de suite penser au Directeur, qui, dans l'ombre préparait son coup! Cette pièce voulait donc dire qu'il voulait se rendre de suite chez la Sous Directrice? Oui, il en avait la conviction! Voyez vous un autre message à cette simple pièce?
Convaincu, désormais par ce signe, le lionceau n'avait plus l'intention d'écouter son coeur et sa raison tous deux salement pervertis par la folie que Warren adorait tant, et, à qui, d'habitude, il faisait si confiance! Mais là, les choses étaient différentes! Son coeur explosait en lui, et, dans une dernière impulsion, avant qu'il eut pu faire marche arrière, il ouvrit la porte du bureau de Mademoiselle Delwith, sans même songer à frapper sur le mur de bois qu'il venait d'ouvrir. Et, alors, ce fut le calme le plus total. Son coeur avait cessé de crier! Sa raison avait cessé de parler! Plus rien! Le vide... Il n'y avait plus que le lionceau, sa folie, et la Sous Directrice! Il posa un regard quelque peu gêné, mais, dans lequel la conviction semblait désormais prendre place, sur la propriétaire de ces lieux. Warren fit un mince sourire, grande grimace à Susana, tout en refermant derrière lui la porte. Le silence perdurait sadiquement! Warren avait envie de prendre sa baguette, et de le déchirer! Mais, il y avait des moyens bien plus courant pour lever un silence pesant, et riche en craintes!
"Bonjour, Madame Susana..."
Commença t'il d'une voix encore mal-fixée, oscillant dans l'hésitation, mais, non plus dans la gène qu'il avait réussie à faire disparaître. Il rangea la pièce qui scintillait sous les reflets dorés qui passaient par la fenêtre, avec une précaution accrue... Cette pièce n'avait peut être pas encore délivrée tous ses secrets! Qui sait? Mieux vaut prévenir que guérir songea le lionceau pour se conforter dans son action. Il reposa de nouveau son regard mauve sur la Sous Directrice; il avait l'impression qu'elle n'avait pas bougé d'un cil, qu'elle l'observait, le jugeant, peut être se questionnant sur la venue inattendue de l'élève qui se rapprochait certainement le plus de l'élève contre l'autorité, rebelle, ou révolutionnaire, selon les points de vue! Warren avait envoyé la première réplique, à Susana de la renvoyer! 
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Mister Devil Élève infernal  |
|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


 Age : 18 Inscrit le : 30 Juil 2007 Messages : 726 Feuille de personnage Sa profession: Sous Directrice et Professeur Son âge: 26 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Sam 23 Fév 2008, 22:54 | |
| Après une visite imprévue de deux jeunes demoiselles venant de la maison des Poufsouffles, Susana Delwith s'était mis en tête d'aller trouver le directeur de l'école pour aller lui proposer quelque chose, ou plutôt, pour lui demander quelque chose. La jeune femme avait d'ailleurs pour ça, préparé un petit paquet de feuille, montrant bien qu'elle avait tout prévu et tout planifié. La jeune femme relut une dernière fois ses feuilles et se demanda si le professeur d'Evanesco allait lui accordé sa requête tant désirée... Susana avait un énorme problème avec Anthéor: ces deux monstres de la magie ne se parlaient presque pas et s'évitaient le plus possible. La sous-directrice n'en connaissait pas vraiment la raison, peut-être que tout ceci est purement physique : deux aimants de pôles différents se repoussent naturellement. Et bien pour Susana et Anthéor, ça devait sûrement être la même chose.
* bon j'aime pas trop aller dans le bureau du vieux, mais avec lui si on veut avoir une vraie discussion, il faut aller le trouver en personne. Il m'énerve quand même... Il dit qu'il a trop de travail avec certains élèves et certains professeurs, mais tout ça, ça ne m'arrange pas mes affaires à moi ! En plus je suis sur qu'il cherche à fouiner dans mes affaires et il serait prêt à engager quelqu'un pour le faire. De toute façon, je n'ai rien à cacher... Enfin, je me comprend quand je dis ça! Si on découvre mes desseins, je n'aurais aucun regret et aucune culpabilité. Je fais ce que je dois faire, tout simplement ! Et puis d'ailleurs c'est de sa faute à ce directeur si j'ai agis comme ça: il m'a dit que je changer ma vie et ce qui m'entoure. Et ben voilà, c'est ce que je fais... Ou alors, Anthéor est simplement en train de m'observer et en train de scruter ce que je fais, pour agir alors au bon moment ! De toute façon je ne pourrais rien en tirer avec lui, il ne me dit jamais rien! A croire qu'il n'a aucune confiance en moi. Ou alors il pense qu'il a fait une erreur en m'engageant mais il n'ose plus me licencier, connaissant ma situation.... Rhhhhhaaaaaaaaaaa tout ceci m'embrouille je ne sais plus où j'en suis avec lui... C'est pour ça qu'il faut que j'aille lui parler. Et le plus tôt sera le mieux ! *
Ayant fini son monologue assez long et assez rivé sur le même sujet personnel, Susana Delwith se leva de son bureau pour aller chercher une plume et de l'encre, sur une table basse un peu plus loin. Cette table basse était près d'une fenêtre et la sous-directrice, en pensant tout près, pu observer l'horizon. Elle se perdit un peu en regardant ce paysage, le paysage de son pays, le paysage d'Evanesco. Changer ma vie, changer ce qui m'entoure ? Plus facile à dire qu'à faire. Ce qui énervait le plus Susana, c'était ce genre de petites phrases philosophiques qui ne veulent pas dire grand chose et qui embrouille plus qu'aider. Mais Susana Delwith oublia tout ça et se secoua un peu la tête pour arrêter de regarder dans le floue comme elle était en train de le faire. Elle alla vers sa petite table basse et prit sa plume et son encre pour commencer à écrire une lettre. Sur un vieux bout de parchemin vierge, des mots puis des phrases vinrent se placer dessus. Une fois la lettre terminée, Susana l'enferma dans une enveloppe, aussi vieille que le parchemin et la ferma avec de la cire verte foncée, formant le symbole d'Evanesco. Tenant sa lettre en main, l'instant et les yeux de la jeune femme lui firent remarquer qu'il y avait du mouvement derrière sa porte. Et cinq secondes plus tard, un jeune élève fit son apparition dans le bureau de la directrice des Serdaigles. N'ayant pas besoin de le regarder plus de deux secondes, Susana comprit de qui il s’agissait. Rien qu'en voyant ces cheveux, la jeune femme reconnut le petit Warren Del Luxium, élève de deuxième année. Le Gryffondor resta immobile, à regarder sa sous-directrice, lançant un silence arrogant en mouvement. N'ayant nullement envie de détruire ce silence, Susana attendit que le jeune Gryffondor le fasse le premier. Lorsque Warren se salua à Susana, celle-ci ne put faire autrement que de l'imiter, même si ce n’était pas vraiment quelque chose qu’elle souhaita faire.
" Bonjour Monsieur Del Luxium. Que me vaut le plaisir de votre visite ? Je suppose que vous ne voulez pas prendre une tasse de thé, ça doit être quelque chose de plus préoccupant, au point que tu viennes directement dans mon bureau... Tu peux t'asseoir, fais comme chez toi. Pour ma part, je m'assoies car je sens que ça va être long. Donc vas-y, je t'écoute attentivement mon cher Warren. "
Susana déposa alors sa lettre, qu’elle tenait il y a peu fermement dans sa main, sur son bureau en chêne et se plaça convenablement sur son siège pour pouvoir écouter son interlocuteur avec le maximum d’attention. Elle avait quand même une idée de sa visite, mais préféra laisser son visiteur s’exprimer et déblatérer tout ce qu’il avait à dire. Car étant une femme polie et ayant appris le savoir-vivre, Susana laissa la parole aux autres, avant de répondre ensuite. Cette visite imprévue, l’empêcha donc d’aller voir le directeur et de pouvoir envoyer sa lettre à destination. Le prochain achat pour Susana sera une chouette, qu’elle pourra placer dans son bureau. Comme ça, plus besoin d’aller courir jusqu’à la volière pour emprunter un hibou, pour son courrier. Car il faut le dire, ce n’est pas très pratique. Mais Susana Delwith envoi tellement peu de lettre, qu’elle se disait que c’était inutile d’acheter un hibou ou une chouette, en plus elle n’aime pas les animaux. Donc la lettre pour le ministère de la magie devra attendre un moment avant d’être envoyée.
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Lun 03 Mar 2008, 15:45 | |
| La première chose qui frappa Warren dans cette salle ne fut pas l'envie pressante de la Sous Directrice de s'en aller, ni même la lettre qui était peut être une clé avant de se jeter dans le néant de l'inconnu, seule torche, peut être, capable de le guider dans les ténèbres – mais la rigueur et l'austérité qu'offrait cette salle. La petite table basse était fine et droite, aux arcs sévères, tandis que le bureau, immense, de bois sombre dévorait avidement une grande partie de la salle. Une odeur âcre, pénétrante prit le nez du lionceau, flairant le danger... Le Directeur était il venu il y avait peu? Dans cette salle, Warren se sentait à l'étroit, observé, tandis que son coeur s'obscurcissait. Les nombreux meubles aux dessins rigides cassaient toute l'harmonie de la salle, donnant une impression de chaos et de petitesse! Pourtant c'était un grand bureau! Les seules courbes étaient données par la fenêtre derrière le bureau. Ses yeux fuyaient inlassablement vers cette échappée ovale. Quant aux couleurs... Ce n'était pas la joie, encore une fois! Oui, cette salle était à l'image de ce que voulait donner la Sous Directrice: du froid, de la rigueur et de l'autorité cassantes. Le lionceau posa enfin son regard sur Susana. Elle avait un peu moins de présence qu'à son habitude, malgré qu'elle fut dans son bureau, devant la fenêtre, où les yeux des visiteurs convergeaient certainement sans cesse. Son regard était un peu plus flou; ses pensées devaient être un peu ailleurs! Peut être que ce dont Warren pensait être le messager, était déjà découvert par cette puissante femme, et que cela occupait déjà son esprit?
Et cette préoccupation se sentit dans les paroles de cette dernière. Elle commença par le vouvoyer -ce qu'il trouvait normal- avant de le tutoyer, ce qui encore une fois, ne l'étonnait pas plus que ça. Ce fut ce contraste dans une même phrase qui l'étonna. Ensuite, elle fit de l'humour, mais pas de l'humour comme elle faisait habituellement, ce qui le fit encore penser à la thèse de la préoccupation, bien qu'il nota un retour de l'humour froid caractéristique du professeur de Magie Noire peu après. Ce devait être encore plus difficile pour un professeur de prendre parti envers son supérieur! Un élève, on considérait cela comme une crise d'autorité, mais un professeur, c'était de l'insubordination! Le lionceau, malgré ses pensées vagabondes, était très attentif à tout ce qui se passait, cherchant la moindre marque de faiblesse, le moindre indice qui eut pu l'aider à se lancer. Il avait toujours la crainte que Susana eut fait parti des hommes (enfin femmes ^^) de main du tyrannique Directeur. Car, après tout, dans l'école, elle était le bras droit du Directeur, et, était arrivée en même temps que lui. La seule chose qui la défendait, c'était qu'elle n'était pas chargée directement de la protection des élèves: elle n'avait pas autant de pouvoirs de décision qu'Anthéor... Warren se rappela de la discussion avec Vladimir. Deux cerveaux pouvaient ils se tromper à l'unisson?
«Cela ne me dérange pas, un peu de thé!»
Répondit tout d'abord Warren, avec un sourire qu'étirait la malice. Il prit position dans la chaise que lui avait présentée son hôte. Bien que Susana lui proposa de faire comme chez lui, Warren se retint. La pauvre femme ne devait pas se douter comment était Warren était chez lui! De plus, vu qu'il venait demander de l'aide, il se sentait mal à faire trop le malin. Pour une fois, il pouvait essayer de jouer en finesse, non? Il remarqua enfin la lettre qu'avait écrite Susana peu de temps avant la venue du jeune homme, et, posa dessus un regard intensif. Peut être derrière cette maigre et usagée épaisseur de papier, se trouvait tous les secrets, toutes les preuves que Warren recherchait pour pouvoir une pleine confiance en Susana. Il y avait quelques instants, il avait une envie brûlante de partager son fardeau avec la Sous Directrice; désormais, sa langue était glacée au fond de sa gorge. Il se devait de tester la Sous Directrice - ses yeux brillèrent victorieusement - et il avait trouvé comment!
«En fait, je suis venu vous parler de Nadya! Ça fait un bout de temps qu'elle est plus là, et, je n'ai aucune nouvelle! C'est étrange! Normalement, elle m'aurait prévenu si elle devait partir à l'improviste, et vite, mais, là, rien... Je me demandais si vous n'étiez pas au courant de quelque chose qui aurait permis de me rassurer pour elle! Le néant, c'est le pire!»
Conclut le lionceau, d'un air sombre, les yeux tombants. On n'avait toujours dit de lui qu'il était un bon comédien! Ce jour là encore, il usait de ses talents! Il savait pourquoi Nadya était absente! Et, de cette douleur, il alimentait sa comédie, son regard vague et triste, ses traits tirés par l'inquiétude, et, son malheur apparent, différent de son malheur interne. Et pour conclure cette mise en scène, et il releva les yeux vers la femme aux cheveux blancs, et planta un regard provocateur et désireux. Oui, il voulait savoir! Sa détermination, il allait la chercher au fond de son coeur brûlé à vif! Il voulait savoir! Il voulait retrouver Nadya! Il voulait venger le Mal! Il voulait que le soleil brille de nouveau sur Evanesco sans modération, que chaque élève soit enveloppé par sa chaleur bienveillante et sécurisante! Que lui, et Vladimir n'aient plus besoin de faire les grands! Était ce humain de détruire tout ce qui a de merveilleux? Était ce adulte d'envier le bonheur naïf des enfants?...
L'attente de la réponse fut encore une fois un supplice... Mille couteaux déchirant son coeur, aurait il autant souffert? Tant de questions se posaient en lui, et, malgré que Vladimir lui ait assuré qu'il ne craignait rien lui, sa disparition serait trop flagrante, il avait peur pour lui! Sa hardiesse l'étonnait! Ce n'était plus faire le malin dans un cours! C'était s'attaquer à un système bien rodé... Au moins, il retrouverait Nadya!... Mais comment? Mort? Emprisonné? Aveugle? Au moins, il pourrait rêver de la sauver, aussi mort fut il! Personne n'arrête le Démon!
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|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


 Age : 18 Inscrit le : 30 Juil 2007 Messages : 726 Feuille de personnage Sa profession: Sous Directrice et Professeur Son âge: 26 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Jeu 06 Mar 2008, 22:07 | |
| Susana Delwith, qui venait de recevoir al visite du jeune Gryffondor de deuxième année, trouvait qu'elle avait reçu bien de visites en cette même soirée. Ne sachant pas pourquoi tout le monde voulait lui parler, ce même soir, Susana n'avait pas autre choix que d'accepter ces visites et répondre aux attentes des élèves. Enfin, quand on parle d'attente, il ne faut pas n'oublier croire que Susana était prête à tout dire ou à tout faire pour ces gamins... Regardant l'horloge en bois qui était accrochée au mur en face de son bureau, Susana remarque que la soirée était déjà bien entamée et que sa visite chez le directeur commençait doucement à lui filer sous les doigts. Elle pouvait toujours aller le voir le lendemain, mais cette idée était impensable. Car la raison pour laquelle Susana devait aller trouver Anthéor et lui parler était capitale. Elle concernait Evanesco mais aussi la vie de la jeune sous-directrice. Ne voulant pas perde de temps, Susana se dit que le directeur pouvait oublier ses douze heures de sommeil. Il pouvait même penser à une nuit blanche, ou à ne pas se réveiller de sitôt. Car qui sait ce qui allait se passer pendant cette discussion chez le directeur. Susana était prête à tout pour se faire entendre raison et hésiterait pas à employer la manière forte ou encore pire. Elle savait qu'elle était près du but et qu'elle ne voulait pas se faire avoir au dernier moment. Mais ne connaissant pas les sentiments du directeur, et sachant celui-ci assez vieux et discret par rapport à la société, Susana était donc un peu inquiète pour ce futur rendez-vous. Mais peut-être que ce vieux directeur d'Evanesco sera pour le choix de la directrice ou qu'il acceptera sans y contester, ce qui serait tellement bien pour notre jeune ancienne professeur d'histoire de la magie. Susana était si proche, elle qui avait tellement eu envie de réaliser son projet. Elle qui voulait enfin voir un monde meilleur, un monde plus pure, un monde où la justice sera enfin le pilier de ce nouveau monde. Un monde où tous les injustes et les infidèles, sorciers et moldus, seraient punis. Un monde où le jugement dernier fera son apparition pour damner et condamner les misérables. Un monde où les justes l'emportera... Une utopie ? Bien sur ! Une légère folie ? Oui on peut dire ça comme ça. Mais c'est pas pour ça que Susana est dérangée, bien au contraire. Elle est encore plus saine d'esprit que n'importe qui. Seulement, elle désire être vengée et pouvoir enfin vivre dans un monde droit et normal. Saine d'esprit, je le répète ! La jeune femme a un projet et fera tout pour le réaliser. Elle se mettra contre tout le monde s'il le faut, mais elle fera tout pour parvenir à ses fins. Que ce soit contre le directeur ou de sales gamins de deuxièmes année, Susana se dressera contre tout le monde s'il le faut. Ce rendez-vous, elle l'attendait. Car à la clé, soit un échec des plus monstrueux qui se terminera en la mort d'un des dirigeant d'Evanesco; ou alors de l'autre côté, un gain supplémentaire de pouvoir. Avec ce pouvoir en plus, c'est un grand pas vers son utopie et son monde meilleur...
Mais avant cela, Susana devait s'occuper du jeune Gryffondor qui était dans son bureau. Ayant son paquet de feuille en main, et après avoir vu le regard du rouge et or, Susana se dépêcha d'enfermer ce dernier dans le tiroir de son bureau, ainsi que l'enveloppe, pour ne laisser aucune preuve ou aucune trace qui pourrait la déranger à son projet. Elle ferma donc son tiroir à l'aide de sa baguette magique et reposa ses yeux vers le lionceau pour voir ce qu'elle pouvait lire à l'intérieur de ceux-ci. voyant que le regard de Warren n'était pas des plus confiant et des plus habituel, la sous-directrice comprit qu sa visite allait peut-être durer plus longtemps que prévu . Après la réponse de l'élève de deuxième année, Susana retendit sa baguette et la pointa sur son bureau massif pour faire apparaître une petite soucoupe et une tasse en porcelaine. Avec un nouveau mouvement de son poignet, Susana Delwith fit apparaître un thé fort noir et une petite cuillère s'ajouta à tout ça. Tendant la soucoupe à son convive, Susana ne put s'empêcher de rajouter une petite phrase, sur son ton toujours aussi charmant :
" Je ne t'ai pas mis de sucre, car c'est mauvais pour les enfants de ton âge !! "
Ayant utilisé le prétexte de vouloir le mieux pour la santé des élèves, Susana en avait profité pour lancer une petite réflexion, comme elle savait bien le faire. Rendre la discussion encore plus vénéneuse, ça arrangeait bien la sous-directrice. Celle-ci regarda de nouveau le jeune Gryffondor et écouta ce qu'il avait à lui dire. Ne sachant pas encore en quoi consistait sa visite, elle espérait cependant qu'il n'allait pas se mettre entre ses pattes et gêner ses desseins. Mais voulant rester simple et un rien discrète, car la discrétion de la jeune femme n'était pas son point fort. Mais d'un côté elle ne s'occupait pas de savoir si plusieurs personnes commençaient à avoir des soupons sur elle, car de toute façon, elle n'avait rien à se reprocher ( en tout cas pour l'instant) et personne n'avait des preuves contre elle. Et ceux qui veulent essayer de la comprendre, perdront soit leur vie, soit leur temps. Donc d'une façon ou d'une autre, il fallait choisir. Mais le mieux à faire était de vivre sa propre vie et laisser la destin régler le tout, et comme ça, tout le monde sera contant... Utopie ? Oui et sans hésitations, mais pour une bonne cause quand même. Simplement vengeance ? Peut-être mais encore une fois, pour une bonne cause ! Bonne cause ? Ben là, ça dépend pour qui !! Après avoir écouté le discours de Warren, sur la chère Nadya Fedorah, ancienne élève de Poufsouflle, Susana rehaussa ses lunettes rouges pour mieux voir son interlocuteur. Ne sachant pas trop pourquoi, il venait à parler de cette jeune fille, Susana remarqua néanmoins que son discours était trop différent que tous ceux qu'il avait pu faire avant. N'ayant rien à se reprocher, Susana lui répondit sans émotions dans la voix:
" Et bien tu devrais être plus informé que moi pour répondre à cette question ! Car c'était ton amie et non la mienne. Dés que je suis arrivée à Evanesco, je pense qu'elle venait de quitter le château. Coïncidence ? As toi de le croire ou non mais pour ma part, je n'ai rien à me reprocher. Cette jeune Poufsouffle... Mais bon , je vois qu'elle a été vite remplacée dit donc. Et par qui ? Ben par une autre Poufsouffle, encore plus étrange ça non ? Mais fait attention à ce qu'elle ne s'envole pas celle-ci cette fois-ci, ce serait vraiment dommage... En tout cas, si tu veux quelque chose de plus précis sur cette jeune Nadya, il faut en parler au directeur, seul lui connaît la raison de son départ, ou son emplacement dans le château qui sait ? Si tu veux accuser quelqu'un tu peux le faire mais il faut d'abord trouver des arguments à tes thèses, mais je veux bien jouer la coupable s'il le faut. Maintenant, je ne suis plus à ça près tu sais... "
Susana donna un petit coup de sa baguette magique et fit apparaître une autre tasse de thé devant elle. Cette fois-ci, c'était pour elle qu'elle l'avait fait apparaître. Ayant un peu la gorge sèche, elle se dit qu'une gorge de thé purement anglais, lui ferait un peu de bien. Après une gorge, qui lui réchauffant pas la même occasion son corps, la jeune femme haussa les yeux pour voir qu'elle heure il pouvait être... Et le temps passait encore et encore, comme si celui ci n'avait aucune envie de s'arrêter pendant un instant... La jeune femme regarda après les yeux du lionceau pour voir ce qu'il pouvait bien cacher ? Haine, colère, traîtrise,... ? On le saura sûrement plus tard. Susana Delwith ne put cependant attendre plus longtemps pour poser une autre question au Gryffondor de deuxième année :
" J'espère que tu n'es pas venu exprès me voir dans mon bureau à cette heure pour parler de Nadya ? Et pourquoi tu ne l'as pas fait plutôt si tu étais vraiment inquiet ? Des choses à te reprocher peut-être ? "
Ne voulant pas inverser les rôles, Susana avait quand même voulu savoir sur quoi se fondait le jeune rouge et or pour faire cette déclaration. Il est vrai que la ‘ disparition ‘ de Nadya était quelque peu étrange, mais Susana Delwith ne savait pas en quoi elle pouvait être impliquée là dedans. Ne voulant pas jouer les saintes ni touches, la jeune femme n’aimait pas cependant être accusée à tort et à travers. Il est vrai que quand on veut se révolter il faut le faire, mais devant le bonne personne alors… Et le fait que Warren tourne autour d’une autre Poufsouffle, Nina, est aussi suspect que le fait que Susana veuille aller voir le directeur à cette heure. Attendant donc une réaction de la part de Gryffondor, la jeune femme le regarda fixement, ne bougeant pas un cil…
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Ven 07 Mar 2008, 16:37 | |
| [Désolé, mais je n'arrive pas à faire autant de mots que toi ^^ J'espère que tu pourras te contenter de ça ^^]
Warren leva les yeux au ciel face à l'intention -délicate?- de la Sous Directrice qu'il trouvait assez discutable, et même ridicule. Il ne savait quel était le véritable motif de ce manque de sucre dans son thé, que, par ailleurs, il accueillait avec un grand sourire, et un discret merci, mais, cela le courrouçait de ne pas pouvoir boire un thé sucré. Mais face à la réplique de Susana, qui tombait si violemment, sans qu'il eut pu la voir venir, il était assez désemparé! Face à tant à cette réplique balancée si crûment, le lionceau ne trouvait de réplique! Pourquoi, tout d'abord parce que ce souci de ne pas mettre de sucre était venu comme une vérité implacable! Deuxièmement, Susana avait invoqué la santé du jeune homme, ce qui en apparence du moins, était tout à fait louable, et, manquant de connaissance sur les effets du sucre sur lui, et, bien, il se retrouvait comme un idiot, à ne rien pouvoir dire! Oui, il serait bien obligé de boire un thé sans sucre, apparemment!
«Merci beaucoup! Je ne savais pas que le sucre était malsain pour les enfants 'de mon âge,' Commença t'il, faisant les guillemets de ses doigts, pour surenchérir son ton dédaignant sur 'de mon âge' mais je ne crois pas que cela me fera prendre moins de sucre! Il faut savoir prendre des risques injustifiés dans la vie!»
Souligna-t'il avec un sourire malicieux, content d'avoir pu tout de même trouver une réponse aussi pitoyable soit elle. Mais, lui, il l'aimait bien tout de même, cette réplique, car, premièrement, c'était la sienne, et, ça, ce n'était pas négligeable, et, secondement, elle avait un côté maxime qui ne lui déplaisait pas! Faire la morale indirectement à un professeur avait toujours quelque chose de jouïssif, surtout pour le jeune homme!
La réponse de Susana était exactement ce qu'il ne voulait pas entendre! Tout d'abord, elle jouait sur la coïncidence entre son apparition, et la disparition de Nadya, ce qui la mettait coupable, pour ensuite s'innocenter! D'ailleurs, est ce que Warren avait porté une seule accusation dans ses paroles. Il essaya de se les remémorer, et, des quelques brides qu'il réussit à récolter, il ne trouva aucune attaque, ni à Susana, ni au Directeur, ni même à personne qui fut ici! Ce qu'il avait fait, c'était juste demandé des informations! Là, à vrai dire, il ne comprenait pas! Ensuite, vint une attaque épineuse sur lui et sa facilité à avoir remplacé Nadya. A ce moment là, il comprit alors que la Directrice de Serdaigles ne savait rien de ce qui s'était passé avec Nadya! Nina était une amie, une très bonne amie, tandis que Nadya avait été, et était toujours celle qu'il aimait! Mais, il n'en tint pas rigueur, Susana ne devait pas s'être amusé à apprendre les histoires personnelles de tous les élèves de son établissement. Quel intérêt? Enfin, Susana reprit des propos qui la rendaient soit lucide, soit coupable! Ah, les professeurs, toujours dans la complexité!
«Oh, mais, rassurez-vous, mademoiselle Delwith, je n'accuse personne, je veux juste savoir! A vrai dire, je trouve ça étrange qu'une élève disparaisse au cours de l'année, et que personne ne s'en inquiète! D'autant plus que personne ne sait rien, en fait! Mais, c'est vrai que vous êtes arrivées un peu près au moment où elle a disparu... C'est peut être quelque chose qui vous a échappé!»
Répondit le démon avec un ton courtois et poli qui lui était bien peu commun... Mais, la situation l'obligeait: il venait chercher de l'aide, et, on croyait qu'il venait attaquer! Il fallait bien qu'il réparât ce malentendu. Toutefois, un point le chagrinait. Un point sur lequel il ne savait quoi penser. Il décida de le mettre au clair.
«Mais si elle était dans le château, vous seriez au courant, non? Vous êtes tout de même la Sous Directrice de cet établissement! Vous avez des points d'ombre dans votre propre royaume professoral?»
Enfonça lourdement Warren. Mais, quand il était question de sauver sa vie, et celles de nombreux élèves, il n'allait pas faire le fin! Il se devait de savoir, et, si Susana commençait à jouer, et bien, Warren lui aussi jouerait aussi violemment qu'irait la dame aux cheveux blancs!
Le jeune homme ne sut pas quoi répondre aux deux questions qui suivirent, mais, à la troisième, il sourit, d'un sourire franc et moqueur! Qui n'a rien à se reprocher, si ce ne sont les enfants, symbole de l'innocence? Lui, c'était certain qu'il n'avait rien à se reprocher car un enfant «de son âge» était encore un enfant, donc, innocent! Warren aimait bien cette notion assez stupide, trouvait il! Ce n'était pas parce qu'il n'était pas un adulte, qu'il n'était pas pourtant capable de réaliser les conséquences d'une partie de ses gestes. Et c'était là dessus qu'il allait jouer.
«Me reprocher? Non, je ne crois pas! Mais, je suis un enfant, encore, et, 'à mon âge', on ne réalise même pas les méfaits du sucre, alors, vous devinez bien que je ne vois pas comment je pourrais me reprocher quelque chose! Je suis trop niais, encore!»
Répondit le lionceau, concluant le tout d'un sourire candide. Bah oui, quoi, il était jeune, on ne le considérait que comme un enfant de deuxième année, alors, il devait bien profiter de maigres avantages qu'avait cette situation déplaisante!
«Bah, je m'inquiétais aussi de la santé de l'Ancienne Directrice! Elle a disparu, elle aussi, comme un coup de vent, ne laissant que comme trace, un simple mot, et, depuis, plus aucune nouvelle! Mais, peut être qu'encore une fois, vous ne savez rien, c'était un peu avant votre venue! Bah, en fait, c'est simple, le Directeur est arrivé pile poil lors du début de la maladie de Mademoiselle Campbell et la disparition de Nadya! Commença d'un ton morne, et, réfléchi, pour changer de suite après, en ton ironique, Vous qui parliez de coïncidence, en voilà une belle! Si j'avais besoin d'un coupable, je crois que j'aurai mal fait de vous choisir!»
La rencontre avec la Sous Directrice ne débutait pas du tout comme il l'avait pensé. Susana semblait prendre un malin plaisir à se présenter coupable, et, lui, dans cette situation inconfortable n'arrivait pas à accuser le Directeur! Il aurait aimé qu'à ce moment précis, Anthéor Wylérius entra dans le bureau de Susana. Avec sa barbe blanche, le diable de Directeur commencerait à défigurer les deux autres personnes présentes. Il refermerait alors la porte tout doucement, avec une lenteur extrême, avec un sadisme profond, poignardant de mille pieux, de ses yeux d'un bleu chauffé par la haine et la joie, le pauvre petit démon. Une fois la porte fermée, il avouerait ses desseins machiavéliques, et, là, au moins, il pourrait dire «j'avais raison». Et au moins, il saurait quel parti avait pris la Sous Directrice, peut être au dépriment de sa liberté, mais, il saurait...
Warren avait posé son regard mauve sur la porte, mais, même la puissance de son regard n'y faisait rien... Non, ce mage était si Noir qu'il préférait se terrer, attendant l'heure fatidique pour attaquer, pour détruire peut être le seul qu'il savait lucide, lui, pauvre petit homme de feu, pris au piège dans les méandres créés par un grand chef d'orchestre... Peut être aurait il finalement dû dire à Vladimir de venir. L'union fait la force, non?
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|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


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| Sujet: Re: Signes et obstination Ven 07 Mar 2008, 22:23 | |
| [ Ben je devrais faire avec alors ! Pas trop le choix ^^ non je rigole, je ne fais pas tout le temps des messages comme ça ^^’ ]
Susana Delwith, voyant le temps en sa défaveur, remarqua qu'une lune réfléchissait faiblement sa lumière sur l'un des carreaux de la fenêtre de son bureau. Remuant d'un geste automatique sa cuillère en argent, la jeune femme écouta le commentaire du Gryffondor pour ensuite lui répondre d'u seul coup, comme si le vent transportait rapidement ses mots jusqu'aux oreilles de son voisin :
" Mais de rien, Warren, je ne fais que t'informer ! Le but premier, normalement d'un professeur. Mais le sucre n'est pas seulement malsain que pour les jeunes de ton âge, mais pour tout le monde car le sucre est pratiquement omniprésent dans toutes sortes d'alimentations. Mais à ton âge, le sucre endommage souvent les dents. Donc, comme les enfants sont déjà des sales langues, ce serait dommage qu'ils aient des sales dents en plus... Mais je t'en prie, tu es libre de choisir ta propre voix, je ne t'oblige en rien. "
Un sourire radieux s'afficha sur le visage de la jeune femme assise dans son grand siège confortable et pointa sa baguette magique vers la tasse du Gryffon pour ainsi, ajouter deux morceaux de sucres dans son thé. Beaucoup de personne sont ainsi. Ils veulent adoucir le goût des vrais choses en ajoutant des choses malsaines et ainsi avaler des mensonges. Car à forces de rajouter du sucre, ce n'est plus du thé qu'on boit, mais de l'eau chaude sucrée... Repensant aux futures dents de l'élève de deuxième année, la sous-directrice se rendit compte qu'elle avait été trop brute pour répondre au problème de Nadya. il est vrai qu'étant dans un état d'angoisse et de stresse, qu'elle géra pour le mieux, Susana avait vite tirer des conclusions hâtives et sans jugement approfondit. Ne voulant pas marcher ses mots et ne voulant pas jouer au jeu des devinettes, Susana avait été au bout de sa pensée et de son sentiment face à ce problème. Mais à force d'écouter les propos du rouge et or, Susana comprit vite que celui-ci voulait chercher n'importe quel moyen pour accuser le directeur. Malheureusement, Warren Del Luxium s'était adressé à la mauvaise personne, et surtout au mauvais moment. Ayant encore besoin de profiter de ce vieux directeur, Susana n'avait pas l'intention de l'accuser maintenant, même si cela pouvait arranger plusieurs choses. Non, pas maintenant, pas encore... Puis réfléchissant à la question de son invité surprise, Susana Delwith lui annonçant d'une voix pensive mais toujours avec cette même autorité:
" Connaissant le château dans ses recoins, il est cependant possible qu'une pièce soit cachée à l'intérieur du château, interdit ou invisible ou visiteurs ou aux curieux. Prenons simplement l'exemple de la Chambre sur Demande: il est possible d'enfermer quelqu'un sans qu'on le sache. Et un ajout de pièce secrète ne m'étonnerais pas en tout cas. "
Susana Delwith n'avait aucune envie de pouvoir donner la certitude qu'une pièce de ce genre pouvais exister, ou le contraire. elle n'avait aucune envie de faire plaisir à l'élève de deuxième année et ne pensait pas non plus lui faciliter les choses. Car comme il le dit si bien, Warren n'est qu'un enfant niais. Et les enfants niais doivent apprendre à se débrouiller tout seul si ils veulent un jour s'échapper à cette niaiserie et à cette intelligence très limitée. Le voyant aborder le sujet, Susana ne se gêna pas de surenchérir sur Warren en lui disant :
" C'est vrai en plus. Si tu ne sais pas que le sucre est mauvais pour toi, comment ceux-tu savoir ce qu'être coupable veut dire... Mais ne t'en fais pas, un jour, enfin peut-être, tu grandiras et ton sens de l'observation aussi. Quoi que ça dépend des personnes. Et ainsi, si tu arrives à grandir, tu pourras répondre à tes questions toi même comme un grand."
Toujours le même sourire sur les lèvres de l'ancienne professeur. Ce sourire irritant et complètement piquant. Mais pourquoi tant de haine envers ce garçon ? Susana n'en avait aucune idée. Mais la question n'est pas assez globale. Il faut dire, mais pourquoi tant de haine envers tout le monde ? Déjà là, c'est plus crédible. Susana Delwith n'avait pas trop envie de savoir d'où venait cette haine et ce côté énervant qu'elle pouvait se prendre. Elle n'avait pas non plus envie de réfléchir sur le sujet de Nadya, la disparue, ou sur celui de la directrice. Elle avait vraiment autre chose à penser mais elle du quand même faire une nouvelle parenthèse face à se sujet, et sûrement encore d'autres plus tard.
" Pour ce qui est de l'ancienne directrice, as-tu été voir directement à l'hôpital de Saint Mangouste. Car je sais qu'elle était assez souffrante quand elle a quitté l'école. Mais peut-être que ta niaiserie t'empêche de faire ce genre de démarches ? "
Ne voulant pas plus attaquer Warren Del Luxium comme ça, car elle savait qu'avec cet élève, quand on attaquait, il répondait et cela pouvait durer encore et encore. Voyant que le temps n'était pas clément avec elle, elle comprit qu'elle devait arrêter son sarcasme pour ne pas provoquer une nouvelle remarque de la part du jeune lionceau. Mais s'attendant à d'autre questions et d'autres plaintes, Susana lui posa quand même une question:
" Si tu soupçonnes le directeur, pourquoi ne vas-tu pas le voir directement ? Ta petite intelligence niaise encore une fois ? Ou tu as peur de te faire manger ? C'est vrai que quand on est plusieurs contre une personne, c'est plus facile. Mais on est mieux servi que par sois même... Mais je sais que tu as un plan derrière la tête et que ta visite n'est pas une coïncidence, elle ! Alors, qu'attends-tu réellement de moi ? "
Susana Delwith s'arrêta là et croisa ses mains pour montrer qu'elle était très sérieuse ou qu'elle voulait le paraître au moins. Elle regarda sous ses lunettes son invités aux cheveux mauves et se demanda pourquoi tant de suspections envers le directeur. Mais la sous-directrice ne du pas réfléchir longtemps pour comprendre pourquoi. Elle le disait elle-même, Anthéor était très mystérieux et bizarre... Pas étonnant de cette accusation sans preuves fiables... En réfléchissant à cette conversation, la jeune femme eut un timide sourire en repensant à ce vieux sorcier qui était accusé pour des choses qu’il avait peut-être ou sûrement commises. Voyant Warren tourner la tête vers la porte du bureau de Susana, celle-ci agrandit son sourire et déploya ses lèvres dessinées au crayon. Et non, le directeur d’Evanesco ne débarqua pas dans le bureau pour assassiner tout le monde. Sortant rarement dans son bureau, ce serait vraiment une grande coïncidence qui se rende dans celui de la sous-directrice du château pendant cette conversation. Attendant une remarque de la part du rouge et or de deuxième année ou attendant son point de vue ou sa vision des choses, Susana comprit qu’il n’y avait pas que ces petits actes qui dérangeaient les actes des élèves d’Evanesco. En pensant à ça, elle fut contente qu’elle ne sois pas encore condamnée coupable, comme ce pauvre vieux Anthéor. Mais ne voulant pas trop penser à ça, car elle savait que sa protection allait arriver un jour ou l’autre, elle se contenta de sourire intérieurement cette fois-ci. Regardant toujours le Gryffondor dans les yeux, elle laissa un petit silence, n’attendant qu’à être brisé.
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Dim 09 Mar 2008, 20:52 | |
| [L'inspiration vient mieux quand on torture un pauvre élève, non? ^^]
Encore une belle boutade de la part de Susana. Loin d'être déstabilisé par celle là, Warren en sourit. Les enfants sont de mauvaises langues? Mais, alors, qui a dit que ce qui sortait de la bouche des enfants n'était que vérité? Un idiot? Non!Susana devrait se mettre à jour sur ses classiques! Toutefois, à vrai dire, Warren était assez amusé par la nouvelle tournure des paroles de Susana. Si elles n'étaient pas cassantes, déstabilisant totalement le pauvre lionceau, alors, elles l'amusaient! De plus, Warren était assez content de rencontrer un professeur capable de répondre, capable de s'élever à son niveau, de ne pas être un fade adversaire! Dans le monde moderne, la lutte s'était affaiblie, et, à l'exemple de la majorité des professeurs, la réplique était devenue difficile et lourde, rendant les élèves les plus rapides d'esprit et les plus ouverts? à se montrer maître de la classe! Les professeurs n'étaient plus que des êtres humains comme les autres, trouvant leur maître dans la foule, faibles par devant, comme par derrière! Et, cela profitait à des élèves comme Warren... Au début... Après, l'ennui prenait le dessus... Rien de plus barbant que d'affronter les faibles! Voilà pourquoi il ne faut jamais s'en prendre à plus faibles que soi, l'ennui venait trop vite! Mais, avec Mademoiselle Delwith, c'était différent. Elle n'était pas molle! Elle avait de la réplique! Peut être ne se rendait elle pas compte que son comportement lui permettait d'être des professeurs respectés, et craints, mais, la concurrence avait au moins l'avantage de satisfaire le jeune lionceau pris dans une large lassitude.
«Ne vous inquiétez pas, encore une fois, pour rien! En sortant de ce bureau, je me laverai les dents, et purifierai ma langue! Je vous conseille de faire de même, si le sucre agresse mes dents, je ne vois pas pourquoi les vôtres seraient à l'abri! Ma voie est toute désignée! Je la prendrai sans rien craindre! Je foncerai tête baissée, je fais confiance à mon étoile!»
Termina le lionceau avec un sourire radieux que celui de son interlocutrice, voyant les deux morceaux de sucre tombés dans sa tasse, symbole de la victoire de la jeunesse sur le reste. Il leva sa tasse, sous entendant un «à la vôtre», et but son eau aromatisée sucrée. Malgré le sucre présent excessivement dans sa boisson, il n'avait jamais trouvé un thé aussi bon! Celui là avait un goût particulier, une saveur doucereuse, dont le thé lui même n'en était pour rien. Il avait un goût fruité et prenant, enivrant, même, et, ce thé, Warren s'en rappellerait comme sa première victoire gagnée avec mérite, contre un adversaire qui en valait la peine, et, non pas quelques minables adultes, incapables de se défendre eux même... Mais où va le monde? Vivement que la jeunesse reprenne le flambeau, il y a bien trop de défaillances!
Les paroles qui vinrent ensuite intéressèrent au plus haut point le lionceau. Il y avait une de ses craintes à laquelle il avait été incapable de répondre. Et si Nadya était quelque part cachée dans le château, si près de lui, et, pourtant, invisible. Voici une preuve de ses craintes… La possibilité d’une salle cachée aux yeux de tous, si ce n’est à celle du propriétaire, dans laquelle des milliers d’élèves pourraient être enfermés était terrifiante qu’en la confiance ne régnait plus… La Chambre sur Demande? C’est quoi cette salle? Warren connaissait la Salle sur Demande, mais, la Chambre… Il restait perplexe face à une telle déclaration. Certainement que cette chambre existait, et, que personne ne la connaissait! Ou presque… C’était un précieux indice que venait de lui donner, volontairement ou non, la jeune Sous Directrice. Warren prit note. Voilà au moins une piste qu’il pourrait élucider! Voilà enfin quelque chose qui lui permettrait de ne pas tourner en rond! Il ne fit aucun commentaire à cette phrase, tellement la raison de la venue de ces informations était hypothétique. Pourquoi…
«Pourquoi? Et bien, cela me semble assez évident, en fait! Commença t’il d’un ton piquant en réponse au sourire hérisson de Susana. Sans vouloir vous offusquer, voyez vous des médecins, des professionnels, qui ont déjà beaucoup de mal à dévoiler la vérité aux autorités, la donner à un simple élève que moi, même s’il prétend venir avec les meilleurs intentions? Non, franchement, les personnes les mieux placées dans l’école pour ce genre d’investigations sont bien vous et monsieur le Directeur! Il y a bien sûr ma niaiserie qui me bloque aussi, dans ces lieux sombres, m’empêchant de faire une quelconque investigation! Alala, heureusement que vous êtes là pour ouvrir les yeux! Vous êtes proches des élèves, au moins!»
Susana lui demanda ensuite pourquoi il n’allait pas voir le Directeur. Warren commençait de plus en plus à douter sur la possibilité que Susana eut pu devenir un appui solide et sûr. Les sarcasmes n’avaient rien à voir là dedans, mais, il y avait quelque chose dans son ton, quelque chose d’à peine perceptible qui mettait en grand doute son innocence. Après tout, elle avait autant profité que le Directeur de la disparition fortuite de l’Ancienne Directrice. Et, Warren croyait discerner ce qu’il clochait dans la Sous Directrice, ce qui en fait, ne la rendait pas si coupable que cela. Elle devait sous estimer la puissance de la jeunesse. Mais, le manque de connaissance entrait il forcément un manque de maturité? Est-ce que parce qu’ils étaient plus jeunes, ils étaient moins puissants? Oubliaient ils donc tous, que la jeunesse était largement majoritaire dans l’école? La révolution française n’était pas le meilleur exemple que le nombre face à l’opulence et le savoir était toujours le plus grand avantage?
«Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mademoiselle Delwith!
Répliqua Warren avec un sourire assassin et vainqueur.
«Je suis peut être niais, mais je n’ai rien dit! J’ai juste dit que si je recherchais un coupable, monsieur le Directeur serait le mieux placé! Mais je n’accuse personne! Je ne cherche pas d’ennemis, Mademoiselle la Sous Directrice, c’est vous qui m’en cherchez! Auriez vous des soupçons sur Monsieur le Directeur, pour croire que je le désigne comme coupable?»
Asséna t’il, comme un grand chevalier, un coup final faisant tomber sa phrase comme un grand poids de métal. Son apparence faiblarde ne le rendait pas pour autant faible. Le chevalier extravagant avait peut être un manque d’entraînement, mais il tenait déjà assez bien sur ses appuis pour rebondir sur les coups trop lourdement portés, et en prendre parti. Encore une fois sous estimé, encore une fois, il était avantagé. Le preux chevalier n’avait qu’un seul défaut, défaut de jeunesse, il jubilait déjà d’avoir pu parer un coup lourdaud d’un habitué, mais Susana, justement, était aguerrie, et la surprenante esquive suivi d’un coup audacieux n’était pourtant pas imparable! Le jeune homme avait trop confiance en lui. Mais, qui ne l'est pas lors de son premier coup de génie et d’adresse? ________________________ 1159 mots comptés, 35 points ajoutés _________________
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|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


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| Sujet: Re: Signes et obstination Mar 11 Mar 2008, 22:42 | |
| [ ne cherche pas d'excuses ! ^^ Avoue ton infériorité ]
S’amusant avec ce jeune élève de deuxième année, qui se prenait tout doucement de haut, la sous-directrice d’Evanesco ne chercha même plus à se dépêcher avec cette discussion pour pouvoir rendre une petite visite au directeur de l’école. Elle savait que la discussion allait partir en n’importe quoi, même si le sujet était sérieux ( enfin ça dépend pour qui) et important. Mais la jeune femme aimait bien répondre et riposter aux attaques. Pour dire vrai, elle n’aimait pas du tout se sentir attaquée et dominée. Elle qui voulait justement tout faire pour montrer qu’elle avait le droit, mais pas n’importe quel droit, de montrer qui elle était. Mais à force de jouer avec ce Gryffondor de deuxième année, notre tendre Susana commençait à avoir mal à la tête et savait qu’avec son visiteur du soir, ce jeux n’allait jamais se terminer. La jeune femme l’avait su dés le début, dés la première approche, dés la première parole de sa part que cet élève voulait toujours avoir le dernier mot et toujours vouloir montrer qu’il était plus intelligent qu’il ne l’était. Mais malheureusement, notre cher Warren n’avait que douze ans , et non dix-huit. Mais à cet âge là, c’est difficile de canaliser son énergie et son tempérament… Ne voulant nullement s’attarder sur le cas désespéré du jeune Warren Del Luxium, Susana rehaussa ses lunettes, lui permettant ainsi d’oublier cette vision de pensée et pour s’attaquer sur le vif du sujet. Sachant parfaitement que le rouge et or cherchait des réponses, et qu’il allait obtenir car Susana ne voulait nullement cacher quoi que ce soit, elle se demanda pourquoi elle continuait de parler avec lui. Il est vrai qu’elle a un place importante dans la hiérarchie d’Evanesco, mais notre ancien professeur était très égocentrique. Elle voulait que tout tourne autour d’elle,e t non sur la disparition d’une pauvre Poufsouffle qu’on ne s’occupait pas et dont le prénom lui était déjà inconnu. La jeune femme avait d’autres chats à fouetter, surtout un vieux et obscur à qui elle devait rendre visite après. Mais le destin en a décidé ainsi ! Et le destin, Susana y croyait et se dit que le fait de discuter avec ce Gryffondor, pouvait l’aider. Sachant très bien que son voisin était quelqu’un qui était pour la justice, jouant au chevalier et étant à Gryffondor, elle ne pouvait rien attendre de lui. Mais elle se dit que des informations de sa part pourrait toujours intéressant. D’ailleurs, des informations, elle en avait déjà obtenue. Soupçonner le directeur d’Evanesco était déjà un fait qu’elle pouvait prendre à con compte et en prendre parti. Elle pouvait se servir de cet alibi pour faire pression à Anthéor et ainsi le presser d’accepter son offre, sa demande et son ordre !! Après réflexions, elle se dit que cette discussion n’était pas si inutile que ça : Warren voulait des informations sur le directeur de l’école, et Susana en voulait aussi. Une cause semblable pour des conséquences totalement différente. Avec ceci, on pouvait en conclure que ce fameux directeur est vraiment la clé de l’histoire. On peut donc dire qu’Anthéor est quelqu’un de mystérieux qui cache bien son jeux et qui pose problème à de nombreuses personnes. Ne voulant nullement répondre aux petites blagues de Gryffondor de deuxième année, Susana lui laisse dire ses remarques, sans broncher, et sans l’écouter attentivement en fait ! Même si elle n’aimait pas se faire attaquée ainsi, elle devait cependant profiter de cette discussion et jouer astucieusement pour ne pas perdre la partie. Elle ne voulant nullement perdre, et elle n’avait aucune envie d’être déçue. C’est donc avec tact qu’elle allait bouger son pion et faire sa propre stratégie. Ne voulant pas non plus montrer qu’elle réfléchissait de trop, Susana Delwith ajouta cette petite phrase à Warren, le voyant levé sa tassé de thé en l’air :
« Santé Warron ! Mais tu bois ce liquide alors qu’il peut-être un poison, ou une potion quelconque. Mais si c’était une potion quelconque, le fait de rajouter du sucre l’aurait transformé en poison. Tu n’es donc pas que nais, mais tu es aussi très naïf et irréfléchis ! Que de belles qualités tout ça… »
Dit-elle, un sourire très large sur son visage. Elle savait que de toute façon, une remarque ne fait qu’en rajouter une supplémentaire. Mais elle ne voulait pas non plus se laisser faire sans rien dire. Elle continua de sourire et se rappela d’avoir parlé de la Chambre des Secrets. En voyant la tête de son interlocuteur, la sous-directrice en conclut qu’il n’était pas au courant de cette chambre bien spécifique. Connaissant le petit Gryffondor, elle savait que rien ne lui échappait, et c’est donc avec joie qu’elle lui céda cette information. N’ayant aucun remord d’avoir vendu cette information, Susana ne se sentit pas trahie par qui que se soit ! Il est vrai que cette pièce est interdite aux élèves, mais la Salle sur Demande aussi : et de nombreux élèves en ont la connaissance. Il est vrai qu’à la différence de la Salle, la Chambre est un endroit encore plus secret et plus interdit. Lorsqu’on apprit que de nombreux élèves apprirent l’existence de la Salle sur Demande, les professeurs installèrent donc une chambre spéciale pour pouvoir avoir leur coin secret. Mais il n’y a pas que cette différence là, son contenu est bien entendu aussi différent et bizarre. Susana continuait de penser à cette Chambre dans sa tête et en oublia presque l’élève qui était assis en face d’elle. Elle entendu ses paroles mais ne comprit rien à ce qu’il venait de dire, un peu comme quand vous lisez un livre et que vous vous apercevez que vous n’avez rien comprit à ce que vous venez de lire. Alors dans ce genre de cas, on revient en arrière pour relire le passage en question. Mais pour le cas présent, Susana Delwith n’avait aucune envie de revenir sur les paroles du jeune rouge et or et le laissa donc en plan. Mais la jeune femme n’eut pas trop le temps de s’attarder sur ce problème car Warren Del Luxium recommença à parler et cette fois-ci, l’ancien professeur d’histoire de la magie le comprit parfaitement. A la fin de sa phrase, les lèvres de Susana se plièrent pour enfin dessiner un sourire très large et montrer quelques dents blanches. Avec ces même dents, elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas trop rire et pour ne pas se déconcentrée. Elle l’avait compris tout de suite en entendant cette dernière question. Warren voulait encore une autre information, mais cette fois-ci, l’adulte de cette pièce n’allait pas la lui donner. En tout cas, pas encore. Donc elle se contenta de répondre ces quelques phrases à son visiteur aux cheveux mauves :
« C’est vrai que tu cherches un coupable mais pourquoi ne pas rendre visite à la première personne soupçonnée ? Se serait quand même plus clair de parler avec cette fameuse personne que tu soupçonnes pour justement confirmer tes preuves, ou pour les détruire. Et ne tant fait pas, je ne veux pas t’attirer d’ennemis. D’ennuis peut-être mais pas d’ennemis. Quoi que il est probable que je devienne vite fait ton ennemie, mais rien de tel qu’un rival, tu ne trouves pas. Quoi que la concurrence ne sera même pas au rendez-vous dans ce cas, donc oublions cette hypothèse… «
Terminant ainsi sa mini discours, Susana se demanda si le Gryffondor bien niais comme il le dit si bien, ripostera de nouveau, comme à son habitude. La jeune femme fit exprès de terminer son discours pas cette réplique pour oublier une question, auquel elle n’avait nullement envie de répondre, pour ne pas rendre les choses faciles au Gryffondor. Il est vrai que si tout était déjà tracé, il n’y aurait même plus de suspens et d’adrénaline, donc pas de motivation. La sous-directrice, un sourire toujours aux lèvres demanda alors à Warren cette question suivante :
« Et je peux savoir sur quels faits, outre celui de la ‘disparition’ de Nadya, tu te bases pour soupçonner le directeur ! Car tu le soupçonnes à ce que j’ai pu entendre… «
Fermant la bouche, pour laisser le Gryffondor de deuxième année répondre, Susana porte donc ses lèvres à sa tasse de thé pour en boire une gorgée et sentir cette odeur lui remplir le corps. Elle commençait doucement à avoir chaud, avec ce thé et avec le stresse d’aller dans le bureau du directeur d’Evanesco tout à l’heure. Elle prit donc sa baguette magique pour faire un entrebâillement à la fenêtre au bout du bureau de la jeune femme et ainsi laisser l’air frais entrer dans la pièce pour aérer un peu le tout. Gardant sa baguette en main, Susana posa ses yeux vers le jeune rouge et or pour savoir comment il allait jouer et comment il allait ranger ses cartes. Tour de passe-passe et bluffe ? Probabilité très élevée, mais Susana n’avait aucune envie de continuer à jouer à ce genre de petit jeux, même si elle le faisait également. Elle ne voulait pas trop en dire mais ne voulait pas non plus cacher ce qu’elle savait, ambigu et bizarre donc… Susana Delwith tout simplement je dirais !
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Ven 14 Mar 2008, 22:35 | |
| [Quelle infériorité? Celle de ce message? Je ne vois pas! ]
Warren eut un sourire plein de panache quand Susana souleva l’hypothèse qu’elle avait pu transformer cette boisson, supposée être une potion, se transformant en poison, avec l’ajout d’un ridicule morceau de sucre. Bien que le sucre était considéré comme un puissant poison par la Sous Directrice, étant une sorte de produits dont les conséquences désastreuses ne se voyaient que bien après, et dont le goût délicieux en faisait un parfait appât, attirant par son doux goût, les pauvres victimes, dans le Royaume de la Faucheuse, chaque carré de sucre étant un pas de plus fait vers ce froid et inanimé royaume; Warren doutait que ce fut à cela qu’elle fit référence en soulevant l’hypothèse tranchante. Certainement qu’il y avait là une sorte de vengeance à la provocation du jeune homme mauve. Cependant, Warren ne craignait rien sur ce point là, en fait. Il y avait plusieurs points qui l’assuraient que ce thé n’était pas un puissant poison, l’un était qu’il n’était toujours pas mort, un autre était que sa mort serait, comme le disait si bien Vladimir, des milliers de panneaux lumineux menant à une révélation noire et dure, ce qui ne permettait pas de désirer la mort du jeune homme, mais, il y avait encore bien d’autres raisons, peut être encore plus intranchables allant dans ce sens!
«Je dois avouer que je n’ai pas pensé à cette hypothèse délirante! Mais, d’un autre côté, je suis incapable de déceler un poison dans une boisson! Je me suis déjà condamné avant même de demander le sucre, en acceptant ce thé! Et puis, quel plan compliqué pour tuer un jeune homme comme moi, tout de même… Et risqué en plus! Y avait il donc vraiment aucun doute sur le fait que je prenne du sucre? Pardieu, je ne me croyais pas aussi prévisible!»
Ironisa le lionceau avant de reprendre avec un ton plus sérieux.
«Je ne tenterai pas de vous contredire sur mon irréflexion… C’est peine perdue! Je suis incontestablement irréfléchi! Et, ça, tout le monde le sait, même moi, alors…»
Warren haussa les épaules, jetant un regard volatile vers le ciel.
«Enfin, je crois que ma seule faute est de vous faire confiance! Et si dans cet acte impardonnable, je suis là naïf, je veux bien le croire! Je plaide coupable, madame la jurée!»
Affirma Warren, une main sur le cœur, une main vers le ciel, dans une position solennelle, d’un ton déchiré entre la gravité sérieuse de ses paroles, et le burlesque de la situation ; un garçon jurant de sa confiance en quelqu’un qui avait un poste qui se devait d’apporter la confiance, au moins, aux parents, qui, tacitement, avaient signé un pacte de protection pour leurs enfants changeant de mains pour l’éducation. Mais, ce côté-là, à vrai dire, le lionceau n’en avait pas pleinement conscience. Il était certainement trop jeune pour entrevoir cet accord, et, par extension le comprendre. De plus, les conditions qui avaient amené le lionceau, ici, dans cette école, sous la tutelle de personnes qu’il ne connaissait pas, étaient tellement étranges, et différentes de celles des autres, que Warren se retrouvait encore plus inapte à pouvoir faire un lien sensé dans cette direction. Non, pour lui, cet acte de confiance fait par une majorité de parents lui était tout à fait invisible, un fantôme dans l’esprit de Warren, errant dans l’incapacité de se faire entendre.
Warren regarda Susana dubitatif quand celle-ci expliqua qu’il cherchait un suspect. A vrai dire, il en avait déjà un, mais vu la tournure actuelle des choses, il n’allait pas en faire part! Ensuite, virent des explications sur des rivalités, des ennemis et des ennuis, mais, là, peut être était ce sa niaiserie de jeunesse qui le rendait tout à fait incapable de comprendre, mais là, les paroles de Susana avaient beau être prononcées dans la langue qu’il parlait couramment, il n’arrivait pas à suivre le raisonnement, que, de toute façon, il n’avait pas besoin de comprendre, car, comme le conclut heureusement Susana, il fallait oublier cette hypothèse! Ouf, il allait l’oublier, c’était certain! Comment pouvait il mémoriser quelque chose qui n’avait aucun sens? Comment pouvait il apprendre par cœur une succession de mots dont le sens lui était vraiment lointain? Il ne faisait pas parti de la maison de Susana, et, cet effort de mémoire lui était tout à fait impossible! D’autant plus que lui avait surtout une mémoire visuelle! Il retiendrait certainement beaucoup plus de ce qu’il avait vu de ce qu’il avait entendu lors de cet entretien! Il n’oublierait certainement pas la présence de cette étrange lettre qui fut cachée hâtivement dans un tiroir! Il n’oublierait certainement pas la disposition de la salle, et serait même certainement capable de placer chacun des meubles dans l’obscurité! Il retiendrait certainement qu’il n’y avait que deux moyens d’entrée, dans ce bureau: la porte d’entrée, et l’unique fenêtre ovale! Mais il oublierait certainement l’étrange fait que Susana eut su autant sur lui et ses investigations sur le Directeur. Il oublierait aussi les multiples piques de Susana au profit de quelques uns, les meilleurs. Il oublierait, c’est sûr, les côtés négatifs du sucre qu’il continuerait à manger sans limite! Ce qu’il n’oublierait certainement pas, cependant, était les petites miettes délaissées par Susana, qui lui apprendraient certainement beaucoup ainsi que l’enseignement sur le sucre, bien que pour l’instant, ne lui servait à rien, par son manque d’éducation et de capacité à se prévenir! Mais, aujourd’hui est aujourd’hui, et demain est un autre jour où tout peut changer! Peut être que demain, Warren serait directeur de sa propre école!... Peut être…
Le jeune homme eut un sourire compris quand Susana osa lui demander ce qu’il venait lui-même de demander, sans même lui donner un soupçon de réponse! Non, mais, qu’étaient ce donc, ces manières? Non, Warren était peut être un élève, mais, il était tout de même fin négociateur! Il n’était pas un homme de la charité! Il n’allait pas offrir ses preuves sans n’avoir en échange un quelconque indice. Warren afficha un sourire narquois. Non! Non, il ne donnerait pas cela sans rien. Il prit une posture plus décontractée, sentant l’envie de l’acheteur. Tout pouvait se négocier, même des informations! Il mit son coude sur l’accoudoir, et posa sur son bras plié vers le ciel, sa tête. Il y avait dans sa tenue, quelque chose de cassé, d’anguleux et de penché. Son dos se courbant sur le côté de sa tête. Une jambe sur l’autre, pliée dans un plan horizontal. Dans ses yeux, transperçait une lueur vaincrice, et, il affichait un franc sourire de satisfaction. Il laissa volontairement poser un long silence que l’attente rendait lourde. Puis, trouvant que le temps s’était assez écoulé, il abandonna sa position au profit d’une autre. Il se pencha en avant, ses deux coudes sur le bureau, et, sa tête dans ses deux mains. Il planta son regard mauve et empris par une nouvelle volonté, affichant toujours le même sourire, satisfait, dans le prenant regard bleu acier de Susana. Il se permit même, de rire quelque peu, d’un rire qui venait du fond de sa gorge, une sorte de ricanement grave.
«Si cela ne vous dérange pas, Mademoiselle Del Witch, j’aimerai que nous n’échangions pas les rôles! Je suis galant, Mademoiselle, et, je vous laisserai en première répondre à la question que j’ai posé en premier! Ce n’est pas que je ne veux pas vous répondre, bien au contraire, mais la galanterie m’oblige à laisser le pas ! Et, les codes de politesse et d’honneur sont si rares de nos jours que je me sentirai vraiment coupable de déroger à ses codes ancestraux! A ma plus grande peine, je dois vous laisser l’honneur de répondre la première sur les griefs que vous semblez avoir sur Monsieur l’honorable Directeur de ce paisible établissement! A vous la parole, je suis tout ouï!»
Warren ne bougea pas de sa position, tout en parlant. Il avait l’impression d’avoir été un peu familier dans ses dernières paroles, un peu comme s’il venait de parler à une amie. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais, à ce moment là, il n’avait plus aucun complexe! Il se sentait bien! La pièce semblait avoir pris un coup de chaud, comme si une cheminée invisible venait de s’allumer, et venait de conférer une chaleur douce et agréable dans cette pièce austère et froide. Tout semblait avoir changé! Le soleil semblait s’être relevé tardivement pour éclairer la salle. Les angles droits et violents s’étaient dissipés au profit de rondeurs et de cercles, d’ovales! Tout était rond et joyeux. Et même Susana semblait avoir pris un coup de jeune! Et moins fermée et triste. C’était comme si elle était redevenue jeune et innocente, comme un enfant! Tout avait changé! Et même si le Directeur entrait, il aurait alors un nez rouge, des traits pales, et des yeux entourés de bleu. Il aurait les lèvres renforcées maladroitement par du rouge à lèvres. Et sur son franc blanc, il n’y avait pas marqué «méchant» mais «joyeux pitre»! La vie est belle, mais pas rose, Warren aurait pu l’affirmer, rien n’était rose! Et il ne rêvait pas! Non, tout était bien réel! La joie changeait le décor, les personnages et les craintes! Tout était changé! Ce devait être l’impression de victoire et de contrôle qui avait libéré la vision du lionceau, la rendant bien plus objective. Maintenant, il ne craignait plus l’image que la Sous Directrice se donnait! Il ne la connaissait pas intérieurement, mais, il la savait humaine, désormais, et, malgré le masque de marbre qu’elle portait, elle devait avoir des qualités et des défauts, comme chaque être humain!
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Mister Devil Élève infernal  |
|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


 Age : 18 Inscrit le : 30 Juil 2007 Messages : 726 Feuille de personnage Sa profession: Sous Directrice et Professeur Son âge: 26 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Sam 15 Mar 2008, 00:15 | |
| [ Pas peur ^^ ]
Susana ne voulait pas perdre patience et garda son calme comme toujours, car jamais elle s’était énervée et excitée contre quelqu’un. Ou alors c’est qu’elle ne s’en souvient plus. Même si elle n’a jamais aimé le dialogue comme solution, elle n’était pas pour autant quelqu’un qui perd son sang-froid pour un oui ou pour un non. En cette soirée, Susana avait perdu déjà beaucoup mais elle n’allait pas perdre son calme et sa patience renommée. Un seul inconvénient, c’est que notre Sous Directrice a horreur d’attendre, elle est vraiment impatiente. Mais même la plus belle des roses possèdent des épines, rien n’est pur des racines à la tête. Il y a toujours une part obscur à l’intérieur de chaque individu, sinon le monde ne tournerait pas rond d’ailleurs. En regardant son thé noir, Susana avait sa petite cuillère argentée en main et la faisait tourné dans le liquide grâce à son pouce et son index droit. Ainsi, elle faisait des vagues dans sa petite tasse en porcelaine. Rien ne peut rester table, il y a toujours quelque chose ou quelqu’un qui rend difficile les choses. Mais encore une fois, c’est ainsi que tourne le monde. Rien n’est acquis et rien n’est donné, il faut toujours faire des efforts et encore des efforts pour ne jamais voir le résultat de ceux-ci… Susana Delwith regardait avec envoûtement le tourbillon qui venait d’apparaître l’intérieur de sa tasse. En visualisant ce phénomène, la Sous Directrice d’Evanesco compara ce tourbillon à la vie. Car encore une fois, rien ne dure et tout se transforme. On vit dans une spirale que ne mène nulle part. Les moldus viennent au monde dans le but de gagner de l’argent, car sans argent on n’est pas grand chose. Alors ils tuent leur temps à leur travail pour gagner de l’argent, qui sera dépensé deux jours plus tard et enfin, retourner au travail et mourir au travail. Et au final ils ont gagné quoi ? Ben pas grand chose, malheureusement, ils ont eu la chance de venir sur terre et de connaître plein de bonheur et de malheur, car jamais l’un sans l’autre. La jeune femme, absorbée par la disparition de son tourbillon dans sa tasse de thé, se demanda si un jour elle allait bien pouvoir aller parler au directeur. Jouer ce petit jeux avec cet élève de deuxième année était très amusant au début, car elle en a l’esprit : celui de chercher des informations à quelqu’un qui cherche des information, celui de lancer des pics à quelqu’un qui en lance aussi. Oui, Susana Delwith a ce tempérament et ce comportement, mais étant impatiente, son comportement ne dure pas longtemps. Ce fameux défaut, qui n’est pas l’un des meilleurs, empêche la jeune femme à rester un bon moment à faire la même chose où a attendre quelqu’un. N’aimant pas non plus être défiée, la jeune femme n’avait nullement l’intention de continuer le petit jeux de Warren, elle n’avait aucune envie de continuer à vivre son délire et à suivre son chemin, qui de toute façon était dirigé vers une mauvaise direction. Non, Susana n’avait plus envie de rester planter des heures, assise sur son siège, pour essayer de récolter quelques bribes d’informations, venant d’un élève de deuxième année, étant niais et ayant l’esprit un peu dérangé : donc fiabilité zéro. Et d’ailleurs, pourquoi notre Sous Directrice n’avait pas fait stopper ce jeux bien plus tôt, pour justement ne prendre que l’essentiel et aller ensuite voir le Directeur pour parler des choses sérieuses et de choses concrètes. Comme nous l’avons dit plus haut, la jeune femme n’aimait pas trop le dialogue mais quand elle devait s’en servir, c’était justement pour l’utiliser. Elle ne discutait pas aux autres en faisant des devinettes et à essayer de prendre le plus d’informations involontaires de l’adversaire. L’ancien professeur d’histoire de la magie n’avait plus l’âge de jouer à ce genre de jeux et de passer son temps à ça. Etant en fin de soirée, la sorcière avait autre chose à faire et à penser, que les petits problèmes d’un élève précoce qui ne savait même pas prendre conscience de la différence entre lui et Susana. Mais c’était peut-être le problème de Warren, il voulait s’amuser et il croit que tout le monde veut jouer avec lui, à passer le temps à jouer à : je te pose une question, tu me réponds pas et je te repose une question. Mais Susana n’avait plus douze ans, elle n’avait plus l’âge pour ça. Les problèmes de Warren étaient bel et bien réels et importants, mais pour la Sous Directrice, il y avait beaucoup plus important à ses yeux. Comment pouvait-elle s’occuper d’un gamin niais alors qu’elle avait des choses bien plus importantes et capitales à faire. En plus, Susana ne savait même pas si Warren faisait la comédie ou pas : en fait, elle n’avait même pas envie de le savoir. Car sachant très bien que son voisin est un très bon comédien, Susana pouvait s’attendre à ce que celui-ci joue la comédie pour justement en savoir plus sur elle. Mais ce qu’elle ne comprenait pas, c’était pourquoi Warren Del Luxium n’était pas aller trouver le directeur, accompagné ou non d’autres élèves, pour régler immédiatement le problème. Voulait-il faire durer le suspens et prolonger les choses. Peut-être que la disparition de Nadya Fedorah n’est pas si importante que ça pour lui, elle lui sert juste d’alibi et à rien d’autre. Mais comme nous l’avons dit plusieurs fois, Susana n’avait plus envie jouer. Même si il y a peu elle voulait prendre parti et se mettre dans la même mentalité que son adversaire, la jeune femme comprit que vouloir jouer à ses jeux n’était pas une bonne chose. Ayant donc un petit côté de girouette, Susana peut vite changer d’avis et de comportement. Entendant la voix du rouge et or s’élever dans les airs pour venir ensuite pénétrer dans les oreilles du Susana, celle-ci leva les yeux vers lui et l’écouta avec un peu de lassitude, mais toujours avec énergie. Elle attendit que celui-ci ait finit de parler et elle du attendre un moment, le laissant faire son cinéma. Susana le regardait avec un sourire sur son visage, ne voulait pas trop intervenir. Ayant bien attendu que Warren ait fini de parler, Susana répondit avec sa même voix douce et tranchante :
« S’il n’y avait que les poisons que tu ne pouvais pas déceler, ce serait déjà très bien Warron. Et en effet, tu es assez prévisible. Pas sur le fait que tu prennes du sucre, mais sur tes actes en général, car si on y réfléchit bien, tu agis souvent de la même façon. Mais dit donc, je trouve que tu apprends plein de choses sur toi ce soir Warron, comme quoi cette visite n’aura pas été veine et inutile, enfin ça dépend pour qui. «
Ne voulant rien dire de plus, Susana Delwith se demanda si le Gryffondor de deuxième allait faire carte sur table et arrêter de bluffer. Mais si cela l’amusait, Susana Delwith ne voulait pas empêcher un élève de s’amuser comme il le pouvait. La jeune femme continuait de regarder le rouge et or dans les yeux et elle cru un moment qu’elle allait s’endormir d’un coup, à force de les regarder si fixement et i longtemps. Laissant le temps à Warren de réfléchir, de prendre sa décision et de choisir ses choix, Susana se reversa, grâce à sa baguette, un peu de thé bien chaud. Le thé fumant s’élança dans la tasse et resta dedans, n’attendant qu’une seule chose : être bu et pouvoir rester logé dans un corps vivant, même si c’était temporaire. La Sous Directrice porta la tasse à ses lèvres et souffla très doucement pour refroidir le contenu. Pourquoi faire tout ça, alors qu’elle aurait très bien pu se servir un thé moins chaud, juste bon à boire ? Elle voulait peut-être rester sur certaines traditions et certaines habitudes. Susana ne voulait pas le savoir et soufflé donc, écartant la fumée plus loin, pour ensuite boire le contenu de la tasse à petite gorgée. Warren reprit la parole, et la sorcière, qui n’attendait plus rien de cette conversation, l’écouta d’une oreille, déposant sa tasse. Voyant les coudes s’installer sur bureau, la jeune femme se positionna exactement comme lui, pour se trouver à quelques centimètres de la tête de Gryffondor de deuxième année. Ainsi, dans cette position, Susana l’écouta. Ne voulant ni provoquer ni insulter qui que ce soit, enfin c’est ce qu’elle pensait, la Sous Directrice du château prit son temps pour répondre lentement et calmement, même si la révolte pouvait se sentir :
« Tu dis qu’il ne faut pas échanger les rôles ? C’est toi qui oses me le dire ? Mais c’est qui depuis tantôt qui croit que mon bureau est sa maison et que je suis sa meilleure amie qui va lui délivrer mes secrets ? Mon cher Warron, je crois que c’est toi qui change les rôles et qui les disposent à ta guise. Tu as beau me dire que tu es galant, je ne vois pas pourquoi je devrais répondre à tes questions qui n’ont pas lieux d’être répondues. Car je t’ai posé une question bien avant, qu’est ce que tu attend de moi au juste ? Je ne vois vraiment pas pourquoi tu viens me parler de tes problèmes alors que je n’ai rien à voir là dedans. Je suis peut-être la Sous Directrice de cet établissement mais je ne suis pas la Directrice. Je connais peut-être bien le château et ce qu’il s’y passe à l’intérieur, mais ce n’est pas pour autant que je sais tout. Et puis, pour ne pas changer les rôles cette fois, je ne vois pas pourquoi, une personne de mon statut devrait de révéler quoi que ce soit qui ne te concerne pas. Car si on ne t’a pas prévenu, c’est que ça ne te concerne pas. «
La jeune femme n’avais pas envie qu’on joue avec ses nerfs, même si ceux-ci étaient solides. Elle n’aimait pas non plus quand on inverse les rôles, ce que Warren avait fait depuis le début. Car le respect du garçon de deuxième année avait disparu, ainsi que le fait qu’il n’était qu’un élève de deuxième année, qui était en train de s’adresser à la Sous Directrice d’Evanesco. Ne sachant pas trop si elle était trop gentille et pas assez méchante avec les élèves, Susana comprit qu’elle devait arrêter de leur parler, car leur discours n’est jamais très pertinent et sérieux. La jeune femme resta dans la même position que son interlocuteur aux cheveux mauves et continua à le regarder dans les yeux. Normalement à ce moment, elle aurait prit al parole pour poser d’autres questions ou pour lancer un ou deux pics. Mais là, son mordant avait quelque peu disparu. Elle savait qu’en restant là à parler avec l’élève de deuxième année, il n’y aura pas grand chose qui en sortira. Mais étant polie et courtoise, la sorcière d’Evanesco n’allait pas non plus mettre Warren à la porte et le laisser ne plan comme ça. Comme le rouge et or s’est donné la peine de venir dans le bureau de Susana, celle-ci fit donc l’effort de l’écouter. Mais elle n’était pas obligée de lui répondre ou de rentrer dans ce jeu de monologue… Elle laissa donc le Gryffondor de deuxième continuer son discours si ça pouvait la soulager. Susana, elle, ne restait passive à présent. Même si son caractère violant pouvait se réveiller d’un coup et dés lors, continuer le jeu interminable du griffon. Mais ce n’était pas prêt d’arriver. Car Warren avait peut-être des problèmes, mais la Sous Directrice avait les siens elle aussi. Après, il suffit de choisir le bon moment pour les partager, si on en a envie aussi.
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