 Evanesco ~ La sorcellerie après Poudlard ~ [Bon niveau RP demandé] |
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Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


 Age : 18 Inscrit le : 29 Avr 2007 Messages : 2100 Feuille de personnage Sa profession: Demonic Guitarist ^^ Son âge: 12 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Lun 24 Mar 2008, 13:07 | |
| [Tant mieux ^^]
Paradoxe. Warren lui même commençait à se lasser du jeu de la réplique sans fin. D’autant plus qu’il n’y voyait plus aucun but. C’était comme si la lumière attrayante avait disparu, soudainement, rendant ce jeu terne, morne, fade, sans intérêt. Il ne comprit pas bien d’où venait cette soudaine lassitude, tombant vraiment sans que lui-même eut pu s’y attendre… Peut être était ce parce que Susana s’était attaquée à la seule chose que Warren savait de certain sur lui. Il n’était pas prévisible. Enfin, tout était relatif. Mais, il se savait prévisible que dans la limite où on savait qu’il serait imprévisible. Le lionceau faisait tout pour agir différemment à chaque fois. S’il y avait bien quelque chose qu’il ne pouvait pas supporter, c’était bien le quotidien! Et, il ne voulait pas quand le regardant, on eut pu voir quelque chose de quotidien! D’ennuyeux! Donc, chaque jour, il se dépassait! Chaque jour, il innovait. Chacun cherchait sa perfection!… Peu la trouvait… Et, Warren pensait avoir trouvé son idéal: ne jamais être parfait, ne jamais être le même! Alors, quand Susana venait à dire qu’il était prévisible, il comprit que cette femme, aussi puissante fut elle, aussi intelligente fut elle, aussi perspicace fut elle, aussi sadique fut elle, aussi elle fut elle, elle ne comprenait pas vraiment le lionceau, et, même, ne le connaissait pas aussi bien qu’elle le sous entendait en soulevant sans répit tous les défauts du jeune homme. Il ne lui en voulait pas pour autant. Qui était capable de connaître une personne dans sa totalité? On était déjà un parfait mystère pour soi même, alors, qui pouvait prétendre connaître parfaitement les autres? Warren, lui qui était toujours à se mettre en avant, lui-même, n’oserait jamais dire qu’il était quelqu’un capable de comprendre les autres! Là, il se mettrait à mentir plus que jamais! Il ne se comprenait pas lui-même! Il ne savait expliquer son besoin d’étonner, son besoin d’être vu, son besoin d’être lui-même, un jeune homme de grande taille, à la chevelure extravagante, et au ton souvent ironique. Pourquoi était il ainsi? Il ne le savait pas… Cette réalité le fit frémir. Ainsi, de nombreux hommes cherchaient un but dans leur vie, mais, finalement, ce but était le même pour tous, mais, pour certains, c’était seulement un but implicite, pour d’autres, les plus clairvoyants, c’était un but bien déterminé. Et certainement que si on réussissait à trouver une réponse à cette question vitale, la vie devenait trop fade, et, on n’avait plus qu’à mourir. Car, il n’y avait rien de plus ennuyeux et d’assassin que d’être capable de se comprendre, et d’expliquer ses moindres gestes, et, ainsi, se prévoir, et, finalement ne plus vivre. Il n’y avait rien de plus mortel que de vivre sans but! Warren souleva ce paradoxe… On vivait pour découvrir pourquoi on vivait, pour en finir? Ce constat choqua tout d’abord le lionceau en pleine réflexion interne, puis, ce fut avec la plus grande stupeur qu’il se rendit compte que c’était tout à fait normal: on vivait pour mourir, seulement, certains l’attendaient, tandis que d’autres la devançaient. Cette réalité ouvrit bien des horizons à Warren, et, il s’était enfin décidé à annoncer la raison de sa venue! Enfin, tout d’abord, ayant retrouvé son mordant, il se devait de répondre aux offensives de Susana. Eh oui… Warren restait Warren, même si certains l’auraient préféré autrement…
«Et oui, on en apprend toujours sur moi, Mademoiselle Del Witch…»
Répondit Mister Devil, d’un ton rêveur, laissant planer l’ambiguïté de ses paroles. Un sourire angélique se dessina sur ses lèvres minces, mais, il ne savait trop pourquoi. Peut être à cause du plaisir de s’être retrouvé, après s’être plongé dans le tourment de la réalité et de la vie, monde où les enfants n’avaient heureusement pas leur place. Pourtant, à chaque année passée, ils avançaient un peu plus vers cette porte close, dans l’espérance de la voir s’ouvrir. Et, malheureusement, il y avait bien un jour où s’ouvrait cette maudite porte. Le royaume de l’extérieur semblait si beau et si ouvert. C’était une utopie. De loin, on pouvait observer un ciel orangé briller, des tours blanches s’élever, mais, quand on y entrait, on découvrait un soleil brûlant et mortel, et des tours de gardes, contre les envahisseurs. C’était un monde de ténèbres, et, on ne pouvait en sortir sans perdre la raison. Et comme chaque enfant, Warren rêvait d’entrer dans le monde des Grands, sans en réaliser les conséquences. Pauvres fous!
Un vent de révolte souleva les paroles de Susana. Le lionceau, lui, restait tout à fait calme, intouchable par les mots. Contrairement aux autres fois, le jeune homme écouta bien toutes les questions soulevées par ce vent véhément, car, cette fois ci, il avait l’intention d’y répondre! Désormais il avait compris qu’il ne fallait pas craindre le destin. Le monde était fait pour qu’il fût vécu, et, si c’était ce jour là que la vie de Warren devait devenir misérable, il accepterait son sort, car c’étaient ses propres tripes qui lui ordonnaient de parler. Son destin était peut être de paraître ridicule ou de soulever la vérité, d’ouvrir les yeux, mais qu’importe son rôle, il l’acceptait désormais. Et puis, quel Gryffondor serait il s’il craignait de dire la vérité? Quel mauvais représentant de sa maison serait il s’il se devait se plier face à ses peurs, et, aux foudres des autres. Il sentit son cœur cogner contre lui. Oui, il allait tout dire, tout ce qu’il pensait, et, sans crainte, car, il se découvrait, car, peut être cela sauverait des élèves, car, peut être le monde serait plus rose pour les autres, même s’il lui serait gisant dans le sol boueux. Dans chaque vie il y avait des sacrifices, et, c’était peut être son sacrifice, maintenant. Le lionceau planta un regard de conviction et de reproche dans les yeux de la Directrice des Bleus. Il sentait une main glaciale se poser sur son épaule, lui soufflant tous les risques qu’il prenait, mais, le téméraire ne l’écouta pas, il n’avait plus peur! S’il devait tomber, il tomberait la tête haute, comme un homme d’honneur, dans ce monde sans honneur…
«Mais, par Lucifer, c’est vous qui inversez les rôles! Dans quelle école est ce les élèves qui s’inquiètent pour les autres? Dans quel monde les enfants doivent faire le boulot des adultes? Dans quel monde utopiste les maîtres des lieux font l’autruche? Dans quel monde insensible sa crainte et son profit priment sur l’amour? Ce n’est que dans un monde pourri où les secrets sont cachés au détriment des principaux acteurs! Ouvrez les yeux, par Lucifer! Ce n’est pas moi qui ne tourne pas rond, c’est le monde qui a changé! Pourquoi vos yeux sont fermés? Pourquoi votre langue est liée? Avez-vous peur? Ou faites vous partis des assassins? Ou bien, vous ne voulez pas admettre la vérité? Je vais vous confier un secret… Je suis venu ici car je pensais que vous étiez différentes! Je vous faisais confiance! Je vous croyais lucide! Je vous croyais forte! Je vous croyais différente, en faite! Je ne suis pas venu ici dans le but de soulever des secrets scellés, non, bien au contraire, je suis venu prendre la part de vérité qui me revient, rien de plus! Vous voulez savoir; tout cela, je préférerai m’en contre foutre, mais, pourtant je suis là, car, j’ai besoin de cette vérité! Et, si on ne m’a prévenu, ce n’est pas forcément que cela ne me concerne pas, c’est qu’il est mieux pour une minorité malfaisante que je ne sache rien! Comme quoi, encore une fois, les profits des autres priment sur le sentiment le plus essentiel du monde, l’amour! Vous ne me croyez pas? Fouillez, vous verrez bien vite que nous vivons sur une véritable fosse! Creusez un peu, et vous verrez! Il n’y a même pas besoin de me croire! Il n’y a pas besoin de se salir les mains! Même pas, juste dépenser quelques secondes de son temps! Non, mais par Lucifer, c’est vraiment un paradoxe, ça, ce monde, et les adultes plus aveugles et niais que les enfants! Vous êtes tous aveugles, et, quelques uns sont encore borgnes… Il ne tient plus qu’à d’ouvrir un œil, désormais… »
C’était là le cri de désespoir d’un jeune élève qui se savait au fond de la fosse, et, sur qui personne ne posait les yeux. L’Homme préfère laisser fusiller les enfants qu’oser aller en sa propre défaveur. Et Warren appelait tout ceux qui passaient devant cette fosse où il était tombé, cherchant vainement de l’aide, mais, chaque personne qui posait un regard sur lui, lui jetait un cadavre de plus. Il se noierait bientôt, dans ce monde mortel. Il ne pouvait plus supporter ce silence tombal qu’avait levé sa réponse. Il ne savait pas si Susana avait compris ce qu’il disait, il ne savait pas si Susana voulait l’aider, mais, il en doutait fort. Tout le monde voit son propre profit dans le monde des adultes. Seul le monde infantile était vraiment généreux et compréhensif. Mais pourquoi donc avait il tenté de parler à une sourde? Pourquoi donc était il optimiste? Pourquoi donc n’était il pas capable d’être humain, adulte, et, de se foutre de ce qui pouvait arriver aux autres de ce monde? Pourquoi n’était il pas humain?
Il sentit sur lui se poser mille regards traversant le plafond. Il avait l’impression d’avoir profaner un tombeau que tout le monde connaissait, et que tout le monde ignorait. Un silence funèbre régnait dans cette salle exiguë. La main glaciale était toujours posée mesquinement sur son épaule. Il sentait son cœur cogner comme un fou contre sa faible poitrine d’enfant. C’était de la vraie psychose, ce monde! Les écrivains étaient donc bien peu ouverts pour ne pas avoir plus de facilité à décrire la folie! Ce monde est fou! Ce monde est sourd, comme Beethoven. Ce monde est aveugle, comme dans une nuit profonde! Ce monde soi disant savant n’était qu’ignorant se donnant des airs! Comment donc ce monde avait pu changer au point de devenir un monstre de l’humanité, alors qu’il était le berceau même de l’humanité? Les draps natals étaient devenus des linceuls.
Fuies… Une petite voix lui parlait du fond de son cœur. Fuies. La voix s’amplifiait en lui. Fuies! La voix était devenue un cri! Oui, il devait fuir de ce bureau! Il n’y avait plus rien à faire! Susana faisait parti de ce monde fermé et aveuglé par le profit, il y avait peut être cru y trouver une alliée, mais, désormais, il ne se laisserait plus illusionner! Il n’avait plus rien à faire ici! Warren abandonna sa chaise, ayant perdu espoir de trouver un allié, et se dirigea vers la porte… Il passa l’embrasure de la porte. Une atmosphère froide avait pris possession du couloir. Toutes les lumières étaient éteintes, et seule la lumière morbide de la lune l’éclairait parfois, à intervalle irrégulier. Il avait perdu toute sa vie, il n’y avait plus une âme vivante. Le temps avait passé depuis le début de la discussion, la nuit était tombée, et, les élèves aussi, comme des mouches, dans leur lit. C’était vide et inhospitalier. Et, y régnait un froid glacial. C’était un univers paradoxal, Evanesco la nuit, si différent de l’école le jour, deux mondes distincts et incomparables. Il entendait au loin quelques frottements d’étoffe, et quelques cliquetis de chaînes. Les fantômes étaient la seule vie ironique, la nuit. C’était le royaume des morts, et, la reine devait rôder, elle aussi, dans ce monde égoïste, pour soulager ce monde de quelques profiteurs. Ce monde était terrifiant, mais, certainement bien moins que le monde des adultes! Dans ce silence de plomb, appesanti sous les poids des consciences lourdes, il entendit alors son nom appelé. Il se retourna vers Susana. Avait il rêvé, ou bien l’avait on vraiment appelé?
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Mister Devil Élève infernal  |
|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


 Age : 18 Inscrit le : 30 Juil 2007 Messages : 682 Feuille de personnage Sa profession: Sous-directrice et professeur Son âge: 25 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Mer 26 Mar 2008, 12:57 | |
| [ Hein oui! ^^ ]
Susana se demandait ce qu’elle devait faire : devait-elle déjà prévoir ses plans pour la discussion avec le directeur de l’école, ou devait-elle se contenter du menu fretin : Warren Del Luxium ? La jeune femme n’avait pas très envie de partir sur des superstitions audacieuses ou sur d’autres monologues interminables. Elle n’avait non plus aucune envie de jouer la jeune fille qui ne pensait qu’à s’amuser avec les esprits des autres et se faire passée pour la bonne copine, avec qui on peut charrier tant qu’on veut. Non, Susana Delwith n’avait plus l’âge à ce genre de gaminerie et pensait que si il devait y avoir une vraie discussion entre eux d’eux, il y allait avoir discussion. Une vraie discussion, et non des questions lancées à chaque fin de phrases ou une remarque placées entre deux arguments. L’ancien professeur de la magie se demanda d’ailleurs si on apprenait à faire des discussions convenables à ces sales mioches. En repensant à son choix, posé au début, Susana opta cependant pour la première proposition. Elle se voyait donc dire au revoir au charmant Gryffondor de deuxième année, un sourire de fatigue sur son visage, et s’empresser de tirer les documents dans son bureau pour aller voir le directeur dans son bureau. De là, elle partirait vers une discussions, une concrète cette fois-ci et sérieuse, avec Anthéor pour lui demander une faveur. Espérant ce vieil homme de bon cœur,Susana Delwith espérait bien arriver à ses fins et obtenir le pouvoir voulu, lui permettant de monter un échelon à son utopie. Mais en voyant le visage du Directeur de l’école, Susana aura immédiatement en tête, son ancienne conversation avec le rouge et or, et de là, elle regardera son supérieur d’une autre façon. De laquelle ? Sa c’est à voir et à choisir le moment venu, tout dépend de la situation aussi. Une fois, cette petite vision reflétée dans son esprit, Susana entendit Warren déblatérer une phrase, indiquant que oui, on en apprend toujours sur lui. Ne comprenant pas très bien cette phrase, car Susana n’avait aucune envie d’en apprendre plus sur lui, la sorcière ne voulut pas approfondir son analyse sur cette petite phrase, qui de toute façon n’avait aucun intérêt dans le vif du sujet. Mais si sujet il y avait ! Car Susana ne comprenait toujours pas pourquoi le Gryffondor, aux cheveux trop simplistes à son goût, était venu la trouver dans son bureau, à cette heure-ci du soir. Mais la réponse allait peut-être venir… Qui sait, tout vient à point à celui qui sait attendre. Malheureusement, Susana Delwith n’avait pas le temps d’attendre et ne voulait pas prendre la peine. Mais le Gryffondor explosa d’une force et cracha tout ce qu’il avait dans sa tête, donc pas grand chose il faut le dire. Il allait, pour une fois, au vif du sujet et annonçait clairement la couleur de son jeu. Jeu ? On n’avait pas dit que c’était terminé ? Si bien sur, mais c’est comme la cigarette ou la drogue, une fois qu’on y touche, c’est difficile de s’en débarrasser… Tout en l’écoutant, car c’était la moindre des choses, Susana avait cependant l’esprit un peu lointain. Son esprit vagabondait un peu partout dans la pièce assombrie depuis peu. Puis tout à coup, il vint se poser près d’un des tiroirs du grand bureau de la jeune femme aux lunettes. Pas le tiroir où était rangé les fameux documents, destinés au Directeur, mais un tiroir plus bas. Là-dedans, se trouvait deux Retourneur de temps, laissé par deux Poufsouffles qui étaient venues il y a peu. En repensant à ces deux Poufsouffles, la Sous Directrice se demanda d’ailleurs ce qu’elles étaient devenues…
* J’espère au moins que je n’ai pas froissé une relation amicale ! Ce serait tellement dommage… Mais l’école est faite pour ça, on se fait de nouveaux copains tous les jours, mais des ennemis aussi. Après, il faut voir si on a une bonne ou une mauvaise sociabilité avec les autres. Car ce n’est pas donné à tout le monde. Il y en a qui préfère rester seul, ça me rappelle Akeishi, mais je crois que ça va un peu mieux pour lui. En parlant de lui, il faudrait qu’il revienne me voir à de ces jours, j’ai quelque chose à lui demander. Bon revenons en à nos moutons, il faut que j’arrête de penser aux autres, il faut plutôt que je me concentre sur l’élève qui est en face de moi, ce cher Warron… *
En terminant sur cette dernière pensée, Susana entendu alors un petit silence et comprit donc que le Gryffondor de deuxième année à Evanesco avait fini son petit discours, sûrement très éloquent. Ne voulant pas revenir point par point, même si c’est ce qu’elle fera, la Sous Directrice du château attendit un moment avant d’agir. Elle regardait les yeux de son voisin d’en face et le regard avec amusement, comme pour dire : ça y est, tu te sens mieux ? Mais ne voulant pas être aussi méchante, Susana Delwith ne dit pas cela. Elle attendit encore un moment et laissa un léger sourire apparaître sur son fin visage. Et de là, elle prit ses deux mains pour applaudir légèrement, pour ne pas que tout le monde l’entende aussi, et frappa ainsi des ses mains cinq ou six fois. Après cette applaudissement, Susana prit la parole pour faire une petite introduction avant de revenir sur le discours du rouge et or.
« Mais bravo Warron, tu as réussi à parler un bon moment et sans l’aide de personne en plus ! Wouaww. Je ne vais pas dire que tu me surprends, car tu ne me surprends pas, mais tu me ravis. Je me demandais si tu savais enchaîner plusieurs phrases à lui suite des autres. Apparemment oui, bravo. J’espère que ce progrès ne s’arrêtera pas là en tout cas ! «
S’arrêtant là, Susana attendit un peu avant de reprendre la parole. Non pas pour laisser un blanc, qui allait vite se transformer en réponse cinglante de la part de son adversaire, mais pour se souvenir de ce que le griffon avait pu bien dire il y a peu. Car Warren Del Luxium est peu être trop jeune et donc, trop niais et absurde, mais Susana Delwith devait, elle, plus vieille et donc plus lente. Ne se trouvant pas vieille, mais aimant utiliser des prétextes, car ceux-ci sont faits pour s’en servir, Susana avait très bien entendu les propos de son interlocuteur et se souvenait des arguments. Alors pourquoi ce silence ? Ben à vous de trouver, mais au fond, il n’y a peut-être pas de vrai raison particulière, quoi que…
« Alors pour la dernière fois, ce n’est pas moi, personnellement, qui inverse les rôles. Car depuis cet entretient, la balance pencherais de ton côté pour ce qui est du changement de rôle. Il faut savoir se remettre en question. Tu parles de monde, mais tu es trop niais pour comprendre que notre monde est pourri de la racine au trognon. Il n’y a ni justice et ni valeur morale, donc arrête avec ton amour. Tu crois qu’avec de l’amour, tu vas réussir à vaincre tous les compromis et tous les misères de ce monde, ou de ta vie personnelle ? Je crois que tu seras mort bien avant que tu connaisses l’amour. Car que sais-tu de l’amour ? L’amour familiale ou amicale… Mais ce n’est qu’un mot et qu’un sentiment, ça ne te permettras pas de changer le monde mon gars. Alors moi, je n’ai pas envie d’agir pour la simple et bonne raison que ça ne sert à rien. C’est un peu comme-ci tu voulais enlever les mauvaises herbes d’un jardin : tu as beau les enlever, elles reviendront quand même. Ben là c’est la même chose, l’Homme est une mauvaise herbe tout simplement. Même si je faisais partie des assassins comme tu le dis, qu’est-ce que tu feras ? Le monde est exactement comme le symbole du Yin et du Yang. Le bien et le mal ! Sans le mal, le monde ne tournerait pas rond et le bien n’existerait pas. Un simple problème d’équilibre. Et maintenant tu me fais confiance ? Mais depuis quand fais-tu confiance à des personnes, adultes en plus, que tu connais depuis peu ? Je vais te le dire franchement Warren, si tu penses comme ça, tu es trop naïf. Ouvre les yeux, un monde beau et pur, ça n’existe pas. Et si tu veux des vérités, c’est le Directeur que tu dois voir. Je suis venue dans cette école bien après lui. Donc s’il y a des problèmes, c’est plus à lui que tu dois en parler, pas à moi. L’homme est hypocrite et égoïste. Crois-tu vraiment qu’on t’informera sur un désastre qui se serait produit à l’école par hasard ? Bien sur que non, même si sa te concerne, on cachera tout, on cachera l’affaire. Et non, désolé, pour l’amour n’est qu’un sentiment, rien de plus. L’amour n’est pas une arme assez forte pour battre l’hypocrisie de l’homme et sa méchanceté. «
S’arrêtant là, Susana n’avait cependant pas fini de dire ce qu’elle pensait. En fait, depuis le début elle n’avait juste fait qu’à répondre aux propos du lionceau bien intrépide et niais en fait. La jeune femme, un peu déçu par son comportement, secoua la tête. Elle prit ses lunettes en main et les prit un petit essuie pour enlever le peu de crasse qu’il pouvait y avoir dessus. D’un geste doux et délicat, la Sous Directrice d’Evanesco lavait sa paire de lunette avec attention pour ne pas les abîmer. Elle prit son temps pour répondre et n’avait aucune envie de se précipiter. N’ayant toujours pas oublié les dernières phrases du rouge et or, la jeune sorcière remit ses lunettes sur son petit nez pour le regarder. Elle avait un peu le regard ailleurs, mais elle répondit quand même ces paroles :
« Si tu penses que l’homme est une créature bienfaisante de Dieu, je te plains. Depuis toujours il y a de l’injustice, et il y en aura encore et encore. Tu as beau vouloir agir pour faire avancer le problème, mais ce ne sera pas suffisant. Je suis vraiment désolée, mais je ne peux vraiment pas t’aider. Car je suis, moi aussi, un adulte, comme tu le dis. Je ne suis pas aveugle, même si je n’ai pas la meilleure des vues, mais chacun fait ce qu’il peut. Je suis vraiment déçue… Mais va-y, creuse encore, tu touche bientôt le fond mon cher !! Mais ne met pas tout le monde dans le même sac non plus. Chacun fait ce qu’il peut et ce qu’il veut aussi ! Et arrête de parler de Lucifer comme ça… «
Voilà, la Sous Directrice ne savait que dire de plus, face à la conversation lancée par le Gryffondor, qui était très enfantine au niveau de la pensée. Mais Susana Delwith ne pouvait pas lui en vouloir, il n’avait que douze ans aussi. C’est triste à dire, mais que pouvons-nous faire face à l’injustice qui se passe sous notre nez ? On a beau l’en empêcher, ça ne l’arrêtera pas. Et si on veut arrêter sa propre injustice, il faut penser à toutes les autres qui séjourner à quelques mètre les une des autres alors. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, on a beau avoir la meilleure des vues, c’est impossible de trouver cette aiguille. Mais on peut chercher, si le besoin se fait sentir, mais à part perdre son temps et sa vie, ça n’avancera pas grand chose. Mais en pensant à tout cela, Susana savait que ce que disait le Gryffondor de deuxième année était vrai, mais trop simpliste. La jeune femme aussi voulait changer le monde, à sa manière certes, mais elle voulait aussi d’un autre monde : où l’homme ne serait pas si vil et malsain qu’il ne l’est. Utopie ? Mais bien sur que oui, on le dit depuis tantôt. Mais chacun ses rêves et ses ambitions… Alors pourquoi l’adulte de cette pièce n’informait pas le lionceau de ses projets ? Car ils étaient peut-être trop odieux et trop sombres. Et voulant rester discrète, même si elle n’avait pas peur d’être découverte, Susana préférait garder son idée en elle et ne pas le divulguer. Car ce Gryffondor était peut-être envoyé par le Directeur d’Evanesco, pour enquêter sur la Sous Directrice. Un peu extrême mais pourquoi pas… Voilà peut-être la raison pourquoi Warren Del Luxium ne voulait pas parler au directeur du château… Mais sachant que son interlocuteur est quelqu’un qui a sa propre volonté et son propre libre-arbitre, la possibilité qu’il obéisse au Directeur était très peu probable. Ne voulant pas soupçonner tout le monde, la jeune femme reprit ses esprit et dit ces quelques phrases et reposa sa question, qu’elle avait déjà posé plusieurs fois depuis ‘arrivée du rouge et or dans son bureau, assombri par le crépuscule :
« Je te le redemande Warren, tu veux quoi de moi ? Tu veux que je te dise : Allons affronter le mal grâce à notre amour ! Le bien triomphe toujours ! C’est ça que tu veux ? Tu veux que je te dise ce que je sais, mais le problème c’est de savoir ce que je sais vraiment. Comme je l’ai dit, je suis dans cette école bien après le Directeur… Je suis peut-être la Sous Directrice mais ce n’est qu’un titre après tout. «
Le laissant là-dessus, Susana venait de poser ses deux petites mains, refroidie par la chaleur de la pièce. Avec cette sensation de froid, la sorcière regarda vers sa cheminée, où le feu ne brûlait plus très bien : il était même en train de mourir. Prenant sa baguette dans sa poche, la jeune femme donna un coup sec en direction de sa cheminée, pour permettre au feu de reprendre de la force et crépiter de nouveau. La vague de chaleur allait bientôt parvenir jusqu’au mains de la jeune femme. Attendant une réaction de la part de son voisin d’en face, si réaction il allait y avoir, Susana Delwith se frotta très lentement les deux mains et préféra les regarder au lieu de regarder, comme d’habitude, les yeux mauves du Gryffondor. Ne sachant pas trop ce que celui-ci allait bien pouvoir rétorquer, la supérieur de cette salle se demanda si un terrain d’entente allait parvenir au cours de cette discussion. Car dés le début, ce griffon était venu les mains vides dans le bureau de l’ancien professeur d’histoire de la magie, et il voulait apparemment repartir les mains remplies ou le cœur rempli de confiance. Mais comment donner à un enfant ce qu’il veut, quand on ne l’a pas nous-même ? Susana attendait avec une petite pointe de tristesse, car elle ne savait pas quoi faire d’autre…
* Petit enfant sans savoir de la vie et du monde. Quand comprends-tu qu’on est déjà tous condamnée à un sort qu’on n’a pas choisi ? Pourquoi doit-on en arriver là, je me le demander. Mais ce qui est sur, c’est que toi et moi on est sur des chemins complètement différent. Même si ces chemins aboutissent au même point d’arrivée, ils sont néanmoins opposés… Le vie est tellement cruelle que des fois on se demande si le fait de vivre n’est pas une punition… Alica… *
Petite pensée nostalgique, petite pensée qui fait souffrir. Susana n’était plus dans le passé, elle ne voulait même pas s’en souvenir ! Elle était bel et bien dans le présent, mais encore plus dans le futur : pour arriver à ses fins, elle devait déjà se projeter dans le futur. Elle savait où elle était : dans son bureau avec l’un de ses élève, Warren Del Luxium. Elle était dans ce château et non au Nord de l’Ecosse, dans cette région froide et accablante. Allez Susana, oublie-moi tout ça et concentre-toi sur ce qu se passe maintenant.
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Sam 29 Mar 2008, 17:16 | |
| Le lionceau fut soulagé en se retournant de bien voir les lèvres de Susana bouger en émettant des sons et des mots, sonnant enfin comme de la vérité. Non, il n’était pas fou! Enfin, pas autant qu’il l’avait cru. Il ressentit un profond soulagement face à cette vérité. Warren Del Luxium, Démon (de minuit?), Demonic Guitarist, et Chevalier-Sans-Cheval-Blanc-De-La-Princesse-Nina était tout à fait sain d’esprit… Enfin, modérons nos propos, il n’était pas schizophrène, et n’entendait pas des voix. C’était tout déjà un bon départ dans la vie, de partir sans handicap. Il rentra de nouveau dans le bureau de Susana, et ressentit son cœur se réchauffer. Il ne savait si c’était le feu qui émettait plus de chaleur qu’il y a quelques secondes, ou si c’était le contraste entre les couloirs glaciaux et ce bureau froid qui lui donnait cette sensation douce, et presque même, agréable. Il écouta vaguement les propos railleurs de Susana. Désormais, il s’en contrefichait carrément! Leur discussion avait pris un côté sérieux et imposant que Warren n’avait pas l’intention de briser. Il y avait eu tant de problème à cette élévation qu’il fallait être stupide pour la réduire à néant, alors qu’elle venait juste de naître. Il n’allait pas les clouer au sol par un tir minable. Il n’allait pas lui mettre du plomb dans l’aile! Ce genre d’actes absurdes et inconsidérés était bien un des genres de gestes de Warren, mais, ce soir, ce soir là était si spécial. La lune elle-même, derrière les rideaux de nuages âcres semblait briller plus blafardement, voulant certainement se cacher pour mieux écouter. Les étoiles lointaines semblaient, elles plus proches, pour écouter les deux jeunes gens, pourtant d’âges si différents, et, tous les propos de cette soirée atypique. Et, d’ailleurs, c’était un silence de morts qui régnait ici haut. Pas un oiseau nocturne ne chantait cette nuit là. Les hiboux n’émettaient pas leurs hululements lugubres. Les corbeaux ne croassaient pas sombrement. C’était un silence tombal. C’était une étrange atmosphère qui régnait, et, ce qu’il avait vu dans le couloir ne faisait que renforcer son impression. Même le vent s’était tut, même lui! On ne l’entendait pas au loin caresser de son souffle doucereux, les cimes des arbres de la Forêt Interdite. Non, même lui ne soufflait pas. Le jeune homme referma la porte derrière lui, ce qui lui renforça l’impression d’intimité violée de cette discussion. Il fit quelques pas vers la chaise sur laquelle il y avait quelques instants s’était installé, pour s’asseoir, mais, finalement, il y renonça. Warren avait beau être grand pour son âge, mais, que ce soit debout ou assis, il demeurait plus petit que Susana dans la même position. Lui, il avait l’habitude de parler avec des gens plus petits que lui, car, ils étaient à peu près de son âge, donc plus petits. Comme Susana était plus grande que lui, et, qu’elle était assise, le meilleur et le plus simple moyen de ne pas se sentir nabot, donc, par conséquent, plus à l’aise, c’était de demeurer devant ce bureau de bois verni sombre, debout, planté comme une épée comme le sol. Ainsi, Susana n’aurait plus qu’à regarder cette épée de Damoclès et à l’écouter sans broncher. 
Susana reprit le thème, devenu récurent, de l’échange de rôle. Warren ne préféra pas répondre de nouveau à cela, car, ses arguments, il les avait joué cartes sur table, et, Susana ne les avait pas pris en compte, au moins, pas comme aurait pu penser le lionceau. Peut être qu’au fond, les deux personnes ne voyaient pas ce qu’exposait l’autre. Peut être, finalement, étaient ce eux deux, l'un, après l’autre, sans même le savoir, échangeait les rôles. Ainsi l’un et l’autre revendiquaient une part de vérité invisible à l’autre… Peut être… Peut être… Enfin, Warren n’avait pas envie de savoir s’il avait totalement raison, ou juste partiellement, l’important était, pour lui, de savoir qu’il avait raison. Ensuite vint le sujet de l’amour, et, bien que les mots de Susana formaient des phrases complètes, remplies de sens, bon ou mauvais, il ne savait, il n’arrivait pas à comprendre ce que disait elle sur ce sujet brûlant. Comment pouvait elle parler de l’amour ainsi? Comment pouvait elle dire que ce puissant sentiment, si pur, un des rares beaux sentiments de l’Homme, ne pouvait être connu avant la mort? Comment pouvait elle insinuer que ce qui faisait de l’Homme, l’Homme n’était qu’une utopie qui n’existait pas, et, qui ne se trouvait certainement pas dans la vie? C’était passer à côté de toutes les joies de la vie. Non, il n’existait pas de vie sans amour, amour avec un grand A! Et si tel était le cas, si ce cauchemar existait, cette pauvre personne était bien à plaindre. Le lionceau se demandait bien ce qui pouvait faire penser cela à une femme d’une vingtaine d’années… Le désespoir? La désillusion? Un grand malheur, c’était certain! Encore une fois, il préféra rester silencieux sur ce point là. Il ne pouvait expliquer l’importance de l’amour dans la vie, à quelqu’un qui n’y croyait pas! C’était comme parler à un aveugle du bleu du ciel, cela n’avait aucun sens! Mais, le lionceau ne resta pas pour autant muet tout au long de cette discussion. Susana parla du Yin et du Yang, et, là, enfin, il eut la sensation de pouvoir parler à quelqu’un qui pouvait comprendre.
«Les mauvaises herbes repoussent toujours, certes, mais, pourtant, tout le monde entretient son jardin. Dans le monde, il pousse des mauvaises herbes, il faut le préserver, lui aussi. Comme certains veulent un beau jardin, l’Homme se doit de désirer un beau monde. C’est un travail fastidieux et perpétuel, mais, il est dans notre devoir d’avoir des roses dans notre monde. Doit-on tuer le beau par flemme? Je ne crois pas… Aucune rose ne doit mourir au profit des mauvaises herbes! Nous avons le pouvoir de changer ce terrain vague, alors, cela devient notre devoir, car, comme vous l’avez si bien dit, dans ce monde, il faut le Yin et le Yang. Vous dites que qu’il faut toujours le Mal pour que le monde survive et tourne rond, mais, il faut aussi, au contraire, le Bien pour que ce monde continue de tourner. L’un et l’autre sont essentiels, et, sur ce point, je crois que nous sommes d’accord. Mais, si on ne se bat pas pour le Bien, qui le fera? Il ne faut pas toujours laisser la tâche à son prochain! Car, si tout le monde fait ainsi, car si tout le monde se dit que de toute façon, il existera toujours le Mal, on arrivera un jour, où les maux seront un banal commun de tous, et, le Bien aura disparu. Il ne faut pas laisser cette lumière s’éteindre car nous sommes las, car, un jour viendra où l’espoir sera fini, et, cela, parce qu’on ne veut pas se battre perpétuellement… Mais, c’est le propre de l’Homme… Notre terrible destin…
L’amour n’est pas une arme, tout comme l’hypocrisie et l’égoïsme. Mais, quand l’Homme se bat, il lui faut une raison. Pour certains, ce sera le fait de préserver des sentiments néfastes qui gangrènent depuis longtemps, et, pour toujours, l’espèce humaine, profitant à une minorité destructrice dont ils font parti, d’autres, auront le but de préserver ce qui reste noble dans ce monde souillé des adultes. Je ne suis qu’un simple enfant, naïf et niais, comme vous ne cessez de le répéter, mais, cela ne m’empêche pas de voir, et, d’avoir déjà vécu un peu de vos monstruosités, car, on a beau ne pas être dedans, de ne pas prendre part à cela, on est tout de même touché, nous les enfants. Le monde n’est pas beau, je ne l’ai jamais cru, mais, je m’efforce de le rendre beau autour de moi. On ne peut le changer, on ne peut le laver, mais, on peut le rendre plus léger, on peut voir le beau sous les traces indélébiles, et, c’est là, tout ce qui permet de survivre, et, quand, parfois on ouvre les yeux, nous qui voyons tout en beau, nous voulons que tout ce qui soit beau, se voit! Et pour ça, il n’y a qu’une chose à faire, se relever les manches, et, faire ce que des générations de paresseux et de peureux n’ont pas fait. Je ne suis pas naïf, comme vous le dites, je suis naïf dans le sens que je suis un doux rêveur! Mais, à voir comment tourne le monde, je me demande si ma naïveté n’est pas le meilleur moyen d’agir, car, au moins, j’ai l’espoir et la motivation!... »
Répliqua le lionceau avec une innocence infantile qui donnait à ses propos l’impression de propos tombant sous le coup de la vérité. Et cet effet scénique, Warren ne l’avait pas recherché, en l’occurence. C’était peut être vrai, alors, que le cœur des enfants ne peut mentir. Car, le jeune homme avait incontestablement, encore une fois parlé avec son cœur. D’ailleurs, s’il y avait encore un moyen de convaincre Susana, campée sur ses positions, comme un général et son armée dans sa forteresse, ce ne serait pas en cachant des brides de vérité, mais bien en parlant avec son petit cœur d’enfant. Il ne fallait pas brider son cœur, plus maintenant. Ce monde était sourd, ce monde était égocentrique, et, quelqu’un qui parlait avec honnêteté était un miracle, presque, et, de surcroît n’était entendu de personne… C’était comme si cette personne parlait à un mur, il n’y avait aucun risque, vraiment aucun, on ne l’écoutait pas, et, son cœur, ce don de la nature, qui battait dans sa poitrine, ne pourrait que se confronter au froid silence, et, cela était certainement le mieux à rechercher, d’ailleurs!
Après Susana ajouta avec une expression d’impuissance dans ses mots, certainement volontaire, qu’elle ne pouvait rien faire pour le lionceau. Le démon haussa les épaules, encore une fois: c’étaient des foutaises! On pouvait toujours, on avait toujours le choix! La vraie question était quel prix était-on prêt à payer pour ce choix! Certains payaient de leur vie, d’autres de leur âme, tandis que les derniers, eux, n’offraient rien, et préféraient rester paisiblement dans leurs gros fauteuils de cousins verts, confortables et douillets, d’où on pouvait tout regarder, et, d’ailleurs, c’était la seule chose qu’on pouvait y faire. C’étaient ceux qui agissaient qui pouvaient changer les choses, et, en restant ainsi assis, les oisifs, ne décidaient pas de la fin. Ils étaient comme des spectateurs assis à regarder une pièce de théâtre. Ils ne pouvaient pas changer la fin! Et, c’était certainement pour cette raison que Warren détestait le théâtre! Alors, il n’allait pas laisser sa vie devenir une immense scène, où lui ne serait que spectateur; lui, serait acteur! Et si ce n’était pas le choix de Susana, c’était tant pis, alors, pour elle, la pauvre aurait le droit, un jour, probablement, à un monde que des gens tels que Warren, niais mais actifs, auront changé de leurs mains, au lieu de pourrir dans un fauteuil doré! Quant à Lucifer, Warren parlait de ce personnage biblique s’il voulait! Certains disaient "au nom de Dieu", et bien, lui préférait dire "par Lucifer"… Et pourquoi pas, après tout, lui, n’était pas croyant, mais, se disait démon; l’être suprême de l’Enfer n’était-il pas Lucifer? D’un autre point de vue, plus lointain du jeune homme, est ce qu’un soi-disant être parfait, aurait il pu créer un monde avec une espèce aussi chaotique? Non, non, ce ne pouvait être qu’un être malsain!
«Si chacun a le choix, et que chacun choisit soi, je ne vois pas pourquoi je devrai différencier certaines personnes des autres! Car, finalement, cela revient à dire que l’on est tous égoïstes et égocentriques, donc, au final, qu’est ce qui nous différencie?»
Cette question, cette fois-ci, n’était pas une question oratoire; c’était une vraie question que posait Warren. Il mettait au défi la Sous Directrice d’être capable de faire la différence que le lionceau était tout à fait incapable de faire… Peut être était il trop niais pour faire cette distinction évidente, après tout. Ou, bien, peut être que cette fois-ci, il ne voyait que le mauvais côté des choses… Mais, il y avait de quoi! Warren sortait d’un monde, où tout était rose, tiré par la cruauté d’une disparition d’une personne si importante pour lui, pour finalement être confronté à un monde souillé par le sang et les cendres. Ce n’était plus un monde, c’étaient des terres anarchiques. Il n’y a plus d’honneur, il n’y a plus de droit, il ne reste que des passe-droits, des ruines, des morts, et des survivants inhumains. L’apocalypse devait avoir un visage bien plus attrayant que ce monde là. Si c’était pour vivre dans le non-droit, étant hors-la-loi quand la loi guidait nos pas, Warren préférait encore attendre l’apocalypse. Au moins là, il y aurait une loi… Le pauvre petit démon avait été jeté de l’Enfer, ici haut, et dans ce monde de la lumière, le ciel pollué était encore plus sombre que dans les entrailles de la Terre. Tout le monde avançait dans le sens qu’il voulait, cherchant à élargir son pouvoir. Et, le plus étrange, c’était dans ce monde que les soumis préféraient vivre. Finalement, l’esclavage n’était pas fini, simplement, on ne l’appelait plus ainsi! Vivement l’apocalypse! Vivement que cette espèce sanguinaire et informe laisse sa place à des créatures plus nobles! Regarde toi, Homme, on te met dans la forêt, tu es incapable de survivre! Regarde toi, tu es faible, tu peux mourir pour un rien. A quoi crois tu que ta place est due? Vivement l’apocalypse pour que tes vérités soient écrasées!
Susana redemanda ce que voulait Warren. Pourtant, il croyait l’avoir déjà dit… Il la regarda le questionner. Il sourit quand cette dernière lui annonça qu’elle était Sous Directrice, et, c’était tout… Non, mais là, était-elle vraiment sincère? C’était à peine croyable, ce qu’elle venait de dire. Dans une population d’au moins une centaine d’élèves, elle n’était que Sous Directrice? Mais, oui, après tout, elle n’avait aucun pouvoir. D’ailleurs, si le lionceau se mettait à tout brûler, elle n’aura aucun droit d’agir?! Et si un professeur était incompétent, elle ne pourrait rien faire?! Non, le démon n’avalerait pas ce genre de couleuvres; ici, il y avait bien une hiérarchisation, et, dans cette pyramide, le mieux placé, c’était vrai, était Anthéor, mais, la seconde, était Susana, et, ce n’était pas [b]qu’[b] titre, c’était bien plus! Cela lui donnait du pouvoir et de l’influence, et, cela, c’était ce dont manquait Warren!
«Oui, c’est exactement cela, ce que je veux de vous! Mais, si vous sentez incapables de m’aider dans cette direction, je m’en vais… Je me bats pour des causes perdues, mais, pas pour celle-là, je ne suis pas aussi niais que ça!» _________________
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Sam 29 Mar 2008, 17:17 | |
| [Désolé du double post, mais, sinon, c'était trop long, je n'aurai pu le poster en entier xD]
Voila, au moins Warren ne pouvait jouer plus clairement. Ce qu’il voulait, c’était la vérité, et, en plus, que le Bien triomphe comme toujours, car, il n’y avait pas de raison que, parce que ce fut Warren, les histoires changeassent! Il pensait alors à toute la salive, tous les mots, et tout son temps perdu ici, dans la seule motivation de réveiller un aspect solidaire dans le cœur de la jeune femme, mais, désormais, cela semblait plus se terminer en cuisant échec… Il se sentit las, las d’avoir perdu autant de temps, pour rien. Il se demandait bien quel signe aurait pu l’aider à ne pas faire cette erreur… Ce n’était en tout cas, certainement pas cette maudite carte qui l’aurait aidé. Non, cette dernière l’avait jeté à corps perdu dans la gueule du loup. Il chercha des indices qui auraient pu l’aider, histoire de ne pas refaire des erreurs, et, mis à part le fait que le professeur d’Histoire de la Magie avait commencé son année, par un cours sur la Magie Noire, il ne voyait pas. Peut être que l’annonce à venir sur le changement de poste de Susana, ainsi que la plainte du Ministère l’auraient amplement aidé à ne pas faire cette erreur… Oui, mais les choses avaient été autrement, les signes avaient été ambigus, sa concertation avec Vladimir, obstruée de vision lucide, et, son obstination l’avait achevé de se jeter à bras ouvert dans ce piège sinistre…
[De peu ]
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|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


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| Sujet: Re: Signes et obstination Dim 30 Mar 2008, 12:47 | |
| [ Tssss ^^]
Un petit mal de tête commençait à planer autour de la jeune femme, qui n’avait rien demandé à personne et qui voulait, au contraire, qu’on l’a laisse en paix. Mais cette petite migraine vint frapper de plein fouet la charmante Susana, d’un coup et sans prévenir. La Sous Directrice du château sentit cette douleur cérébrale et se mit une main sur la tête pour essayer de masser, psychologiquement, sa souffrance. Enlevant ses lunettes, la jeune sorcière resta pourtant concentrée mais ne put s’empêcher de se masser les tempes avec ses deux mains. Elle qui trouvait déjà le sujet assez déplaisant, la supérieur devait en plus supporter cette migraine. Avec cet intrus dans sa tête, elle sentait que son front commençait à chauffer et que les pulsations cardiaques se faisaient de plus en plus fortes. Même si elle voulait que cette discussion se termine, Susana Delwith n’avait aucune envie de demander à Warren de s’en aller. Elle n’avait aucune envie de clôturer cette discussion à cause du mal de tête et d’une fatigue pressante. Elle qui avait appris les bonnes manières et qui avait reçu une bonne éducation, n’allait pas mettre le rouge et or à la porte. Elle devait supporter cette épreuve, et oui encore une, en silence et respecter cette douleur, sûrement méritée. Elle qui avait appris la politesse et qui devait montrer le bon exemple en tant que professeur, n’avait aucune envie de montrer une facette d’elle qui ne lui correspondait pas. Susana Delwith n’était peut-être pas pour le dialogue, mais elle était quand même diplomate… Ne voulant pas non plus montrer signe de fatigue ou de faiblesse, la sorcière n’avait pas envie d’aller à l’infirmerie pour prendre un médicament quelconque. Elle prit, cependant, sa baguette et fit un geste très souple et très ample pour faire apparaître une petite bouteille d’eau sur son bureau vernis. Avec cette migraine et l’augmentation de chaleur du à la cheminée, la Sous Directrice d’Evanesco commençait à avoir chaud et elle se dit qu’un peu d’eau fraîche lui ferait le plus grand bien. Prenant la petite bouteille en main, elle sentit par simple contacte, que la bouteille était aussi froide qu’un glaçon. Elle débouchant la bouteille, la jeune femme fit aller sa tête de droite à gauche pour se faire un petit massage ou pour enlever sa fatigue pesante. En mettant le goulot de la bouteille en bouche, Susana ferma les yeux pour boire de grandes gorgées d’eau fraîches. Cette sensation de fraîcheur et la froideur de l’eau, lui firent presque oublier son mal de tête qui était survenu comme ça, comme par magie. Faisant son petit bazar, la sorcière vit que Warren Del Luxium en faisait autant. Celui-ci s’était levé et il était resté debout, se sentent sûrement trop petit face à sa supérieur. Ayant une taille un peu plus grande que la moyenne, Susana Delwith était chaussée, presque tous les jours, de chaussures à talon, ce qui la rendait encore un peu plus grade. Mais étant assise, les talons enlevait toute triche au niveau de la taille…N’aimant pas trop d’avoir quelqu’un debout juste devant-elle, l’adulte de la pièce recula son siège pour ne pas devoir lever la tête pour regarder son invité. Etant toujours près de lui, Susana avait néanmoins reculé de quelques centimètres pour que sa tête puisse rester droite lorsqu’elle parlait. Tout en écoutant le Gryffondor parler, une fois de plus, la jeune femme se demanda si elle était dans son bureau, et maître des lieux, ou dans une classe à écouter un gamin de douze ans donner son point de vue naïf sur la vie. Mais ne voulant rien dire, car la situation l’amusait, ou plutôt, la distrayait, même si le temps était compté, Susana laissa un léger sourire apparaître sur son visage à la peau délicate. Elle écoutait, non pas avec envie ou satisfaction, les paroles du Gryffondor de deuxième année en se demandant quand il allait s’arrêter. Non pas que son discours était long et ennuyeux, quoi que, mais parce que c’était souvent la même chose. Elle l’écoutant parler, Susana se demanda comment un gamin de douze ans seulement, pouvait donner informations sur la vie. Ce gamin de douze ans n’avait pas eu le temps de découvrir si la vie était belle ou pas, il n’avait pas eu le temps de savoir si la Terre est ronde ou pas, il n’avait pas encore vu et connu les points négatifs de notre monde, si beau et si joli… Susana ne savait pas comment réagir, avec tristesse et morosité ou alors avec amusement et plaisanterie. Une question parmi tant d’autre, mais les réponses se font tellement rares et pénible à trouver… En l’écoutant parler, Susana sourit, en sachant parfaitement qu’elle était une personne fainéante. Elle le savait, et ne voulait pas se le cacher, mais en entendant les propos, elle sentit, une fois de plus, la vérité s’ouvrir devant ses yeux. Mais tout ça, ça la faisait rire. Valait mieux en rire qu’en pleurer et ne pas assumer ses défauts. La Sous Directrice, qui des fois le faisait exprès de montrer ce défaut, n’avait aucun scrupule vis à vis de cette remarque juste et honnête. Elle qui vivait pour elle, et non pour les autres, n’avait pas besoin de se cacher et de jouer les hypocrites envers les personnes qui l’entouraient. Dans son cas, on pouvait même dire que sa fainéantise n’était pas spécialement un défaut, mais plutôt une erreur de la nature, ou alors une spécification de l’être humain. Une personne sortant du lot, et ne voulant pas suivre le troupeau comme les autres petits moutons. Etant honnête avec elle-même, elle ne voyait pas pourquoi elle se sentirait attaquée ou pointée du doigt… Mais tout ça, ça n’a bien sur rien à voir avec la discussion. Susana Delwith, aime bien divaguer sur des sujets autres et changer de sujet comme el change de chaussures à talon. Etant plutôt paresseuse que fainéante, la jeune sorcière avait horreur des habitudes et du quotidien et donc, elle se laissait très vite de la vie et des éléments que celle-ci lui apportait. On ne va pas s’éterniser sur le problème psychologique de l’ancien professeur d’histoire de la magie, donc nous allons clôturer ce chapitre et revenir sur ce qui se passe dans le bureau de cette dame. Le jeune Gryffondor de deuxième année, venait de terminer son petit récit, sa petite histoire, avec de belles métaphores plus loufoques les une des autres. Susana, étant toujours concentrée, même si le mal de tête était toujours présent dans sa tête, venait de finir sa bouteille d’eau bien froide. La bouteille vide faisait un peu tâche, sur le bureau vernis, impeccablement propre et bien entretenu. D’un coup de baguette magique, Susana fit disparaître la bouteille qui était couchée, bien au chaud, sur le bureau de la maîtresse des lieux. N’ayant plus d’éléments perturbateurs devant elle, quoi que Warren Del Luxium en fût un, Susana se dit que maintenant elle pouvait répondre et réagir à la vision, optimiste, du jeune rouge et or. Ne voulant pas intervenir sur l’idée du jardin, quoi que ce soit à cause de Susana, si Warren avait utilisé cette métaphore, Susana passa cette partie du discours. Revenant sur l’idée du Yin et du Yang, qui avait beaucoup intéressé le griffon, l’ancienne directrice des Serdaigles lui dit :
« En effet, pour que le monde tourne juste, il faut le Mal et, en effet, le Bien. Il est évident qu’il faut ’produire’ le Bien, pour que cet équilibre puisse continuer. Mais le problème, c’est que c’est toujours la même chose, la même routine, la même histoire et la même foutaise… Il y aura toujours des personnes qui feront le Bien autour de nous, et inversement, il y aura toujours des personnes qui feront le Mal sur cette Terre. Pour ma part, ce n’est pas parce qu’une personne veut le Bien sur Terre, que ça va tout changer. Tu as beau te battre pour le Bien, proportionnellement au monde, tes efforts ne feront ni pencher la balance ni la rééquilibrer. Mais si tu te sens mieux, psychologiquement, de faire le Bien et de te donner beaucoup de mal pour le faire, c’est ton choix et je le respecte. Mais pour moi, l’effort que tu vas fournir pour faire le Bien, sera aussi insignifiant que cette bouteille. Mais si on reprend ta thèse à l’inverse, il faut aussi qu’il y ait des gens qui fasse le Mal dans le monde, sinon il y aurait problème d’équilibre, comme nous l’avons dit. Donc en fait, on doit faire quoi ? Choisir un camp et se taire et se dire que c’est pour le bien de l’humanité que nous faisons ça ? Pour moi, l’amour n’est pas une raison assez forte pour se battre pour le Bien. «
Susana Delwith s’arrêta là, attendant un instant avant d continuer son récit. Elle pensait que le garçon qui était devant-elle, n’était pas spécialement naïf et niais, mais complètement égoïste et narcissique. Pas spécialement narcissique, quoi que les propos tenu après le montre bien, mais assez égoïste pour ne vouloir le bien que de son propre monde et de sa propre vie. Un sentiment de dégoût parcouru la Sous Directrice d’Evanesco, elle qui avait été définie comme ça, il y a peu, ne voulait pas comparer son existence minable et utopiste, envers un garçon, ronger par l’envie et l’obsession. La sorcière n’avait pas envie de se battre pour des causes perdues d’avance et pour des infractions, qui ne seront jamais punies. La jeune femme, qui connaissait l’injustice et la froideur de l’Homme, avait choisit un camp. Le plus improbable peut-être mais au moins, elle avait fait un choix. Elle ne jouait pas un double jeu mais elle préférait se battre avec ses ennemis, pour mieux les abattre d’un coup de maître plus tard. Seul dans cette quête impossible et délaissée par les autres, car elle le voulait bien aussi, Susana se savait fainéante, mais elle se savait surtout impassible, égoïste et complètement fausse. Hypocrite ? Ben oui, non pas pour son bien, mais plus pour celui des autres. Elle se savait pourrie à l’intérieure d’elle, méritait-elle de continuer à vivre et de continuer cette vie qu’elle rejetait depuis le début de son existence ? Son sang n’avait rien avoir là dedans, mais quoi que, il y contribuait pleinement. Cette force et son pouvoir en plus lui donnaient un avantage à ne pas laisser à la légère. Refermons ce chapitre encore une fois et revenons à l’instant présent, ou Susana trouvait que son invité surprise était bien plus égoïste que naïf. Reprenant la parole, d’une voix douce mais très attristée, la Sous Directrice du château avait complètement passé le reste du discours du lionceau, le trouvant, non pas inutile, mais pas très intéressant au point d’intervenir là-dessus. Mais Susana avait envie de revenir sur un point qu’elle avait dit plus haut, cette balance universelle qui était au dessus de nos épaules.
« Se relever les manches pour faire le Bien et pour essayer de stabiliser cet équilibre. Mais pour faire le Bien, il faut justement fournir beaucoup des efforts. Mais pour faire le Mal, pas besoin de travailler ardemment, il suffit juste de se laisser vivre, car l’Homme est le Mal. Même Dieu en a jugé, car… «
Ne voulant pas donner d’explication sur cet élément, car de toute façon, au temps des Dieu, les informations réelles et sures ne sont pas énormes. Vaut mieux se taire sur ce sujet, pour ne pas relancer un débat qui ne finira jamais et qui finira sur des sujets divergeant et sûrement opposés. La jeune femme, se sentait trop hâtive de parler de ça, voulait cependant terminer ce qu’elle avait à dire. Elle ne voulait pas généraliser mais elle voulait simplement donner la vision d’un adulte sur la vie. Elle voulait montrer que la différence d’âge n’était pas seulement une différence physique mais aussi psychologique. Plus les années passes, plus on peut ressentir ce Mal qui nous entoure. Que ce soit aux informations télévisées ou aux journaux, on peut largement conclure qu’il y a plus de Mal que de Bien. Même la nature agit comme ça, un signe peut-être : elle nous offre tout ce dont on a besoin pour survivre et pour vivre, que ce soit niveau nourriture et autres richesses, mais elle peut faire le mal avec ses tremblements de terre, volcans ou autre raz-de-marée. Faut-il prendre cette conclusion pour un signe, un signe qui nous définit. Qui nous montre tel que nous sommes, ou est-ce plutôt l’Homme qui s’est inspiré de la nature… La réponse n’existe sûrement pas, et on continue à vivre dans l’ignorance sans savoir qu nous sommes vraiment et de qui nous venons. Refermons vite fait cette parenthèse, peut-être inutile, ou plutôt complètement inutile. Susana Delwith continua son petit discours, ou monologue, qu’elle avait commencé il y a peu :
« Comme je le disais, le Mal est beaucoup plus présent sur notre Terre, et donc, pour reprendre cette métaphore, la balance penche du côté du Mal. Depuis toujours, depuis des siècles et des siècles, cet équilibre est respecté. Mais que se passerait-il si on oubliait cet équilibre et qu’on entre dans une nouvelle ère, une ère nouvelle. Non pas que cette ère serait meilleure que dans laquelle nous vivons, mais pourquoi doit-on vivre tout le temps la même histoire, la même chose. Oublions la routine et osons ouvrir nos yeux sur la réalité du monde qui s’ouvre devant nous… »
Quand on parlait de monologue, on peut le confirmer. La sorcière était complètement dans son idée, et ne se souciait pas si quelqu’un pouvait la comprendre. Elle au moins, elle se comprenait et heureusement d’ailleurs. Mais elle savait que pour comprendre, il fallait être dans la même vision des choses qu’elle et avoir le même goût prononcé pour cette vie médiocre que nous enlève tout ce qu’on a. Le Gryffy fit une phrase, que Susana ne comprit pas vraiment, un peu philosophique : Si chacun a le choix, et que chacun choisit soi. Soi ? Susana ne savait pas trop ce que ce garçon de douze voulait bien dire mais elle ne voulut pas l’interrompre et le casser d’un pic comme elle en avait l’habitude. Elle se dit que peut-être, ce charmant griffon ne savait pas trop ce qu’il racontait lui aussi. Mais n’ayant pas trop le temps de réfléchir plus longtemps là dessus, le Gryffondor reprit la parole. Tout ce que pu comprendre notre Sous Directrice, c’est que notre Cher Warren est bel et bien égoïste, un peu comme tout le monde, mais beaucoup plus ce soir en tout cas, et l’adulte de cette pièce allait lui redire plus tard. Après avoir répondu à la fameuse question, qui était : qu’est ce que Warren attend de son supérieur, notre Gryffondor de deuxième année avait enfin répondu, ou plutôt affirmé la réponse donné par la jeune femme. Etant très déçue de la réaction du jeunot, la Sous Directrice d’Evanesco enleva se paire de lunette, pour se frotter l’œil droit. Une fois ce soulagement fait, Susana Delwith remit sa paire de lunette rectangulaire, d’un rouge sanguin. En entendant le dernier discours de Warren, la jeune femme vit enfin la sortie de cette discussion, elle se dit que maintenant elle pourrait aller parler au directeur de l’école. Un œil ver son horloge la sorcière eu un léger frisson en voyant l’heure affichée dessus. Elle savait que la discussion avec cet invité surprise avait pris du temps, mais pas à ce point… U peu déçue de ne pas pouvoir maîtriser le temps, Susana Delwith eu de suite la vision des deux Retourneurs de temps dans son bureau. Ce serait tellement plus facile pour elle, mais elle n’avait pas trop envie d’utiliser ces objets incertains et mystérieux. Elle se dit que ce n’est pas une nuit blanche qui allait la tuer, quoi que…
« Et bien si c’est ça que tu attends de moi Warron, et ben désolée mais je ne te serais d’aucune utilité. Tu te bats, peut-être pour des causes perdues, mais au moins tu te bats. J’admire déjà ça, c’est déjà bien. Mais ce n’est pas parce que la partie est remise à zéro que je ne serais pas là pour t’aider. Si tu as besoin de quelque chose de concret, demande-le moi toujours on ne sait jamais. « _________________

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|  | | Susana Delwith Sous Directrice - Directrice des Serpentards - Prof de la Magie Noire


 Age : 18 Inscrit le : 30 Juil 2007 Messages : 682 Feuille de personnage Sa profession: Sous-directrice et professeur Son âge: 25 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Dim 30 Mar 2008, 12:47 | |
| Avant de terminer son petit discours, Susana Delwith avait envie de revenir sur une phrase que le griffon avait dite. Celle qui parlait d’égoïsme et égocentricité. La jeune sorcière avait eu un sourire en entendant cette phrase, car elle avait pensé la même chose avant que notre Gryffondor de deuxième année la dise. Ne voulant pas trop tarder et attendre le moment pour parler, Susana prit de suite la parole pour déclarer ceci :
« Et en effet, on est tous égoïste et égocentrique, quoi que nous disons. Mais il y a des personnes qui le sont plus que d’autres, même si elles ne s’en rendent pas compte. J’espère que tu feras preuve de sincérité pour ton combat Warron. Je te souhaite le mieux, mais fait attention aux faux espoirs… »
La jeune femme avait terminé, mais pour accentuer le dernier discours qu’elle venait de dire, elle s’empressa de rajouter une petite phrase, bien sec et bien tranchante pour le Gryffondor de deuxième année, qui était toujours devant-elle. Une petite phrase qui n’avait pas de sous-entendu, mais qui permettra peut-être à Warren Del Luxium de se rappeler de ses vrais objectifs et de tirer le nécessaire du superflu. Un sourie sadique sur son visage, et Susana Delwith lança d’un ton froid et méchant :
« Transmet mes amitiés à Nadya, si tu la revois… «
____________ 2948 mots 35 points ajoutés _________________

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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


 Age : 18 Inscrit le : 29 Avr 2007 Messages : 2100 Feuille de personnage Sa profession: Demonic Guitarist ^^ Son âge: 12 ans Son animal: /
| Sujet: Re: Signes et obstination Dim 13 Avr 2008, 11:17 | |
| [Voila une réponse un peu en retard, mais, c'était à cause des creux de mon imagination ^^]
Warren vit Susana jouer avec sa bouteille. Mais, par Lucifer, que faisait-elle? Elle ne se sentait pas bien? Si tel était le cas, alors, il n’y avait pas de problèmes pour que Warren s’en allât. Il pouvait comprendre que ses propres problèmes fussent insignifiants par rapport aux problèmes momentanés de santé de la demoiselle. Il y avait des valeurs que Warren remettait parfois en doute, mais, le fait de songer à se sauver soi-même avant une autre personne dont la vie n’était même plus certaine était compréhensible. Si Susana avait renvoyé Warren en lui disant que c’était bien beau, ses problèmes, mais, que là, c’était elle qui en avait, il aurait parfait compris. Il aurait compris avec un cœur se tordant violemment. Il aurait compris avec un cœur serré, n’offrant plus de sang au reste du corps. Même avec un visage blême, il aurait compris! Il aurait compris avec colère, la colère de ne rien pouvoir dire, de se dire que oui, c’était vrai! Mais, il aurait compris, et, là aurait été le plus essentiel certainement. Il savait qu’il ne pouvait demander à quelqu’un de faire passer les problèmes des autres avant les siens, car, si cette requête lui avait été faite, à lui, il pensait avec gène qu’il aurait dit à la personne d’aller voir ailleurs s’il y était! C’était là, la cruauté humaine... Il n’existait pas de personnes dépourvues totalement d’ego... Enfin, Susana abandonna sa bouteille de plastique. Un peu infantile, la Sous Directrice
Susana expliqua alors qu’elle ne se battrait pas pour des valeurs telles que l’amour. C’était une véritable révélation, car Warren n’avait jamais pu songer qu’elle ne fut pas animée de si puissants sentiments. Comment dire... L’amour, c’était un sentiment si puissant et pourtant si commun, qu’il y avait bien peu de personnes qui ne pouvaient pas dire "je me battrai pour lui! ". Et, les personnes qui n’avaient pas la chance de dire cela était soit des gens que l’amour avait délaissés, soit, des personnes désillusionnées, ou encore, des personnes qui trouvaient dans la cruauté et dans le pouvoir une jouissance malsaine, ou, pour finir, sur les lâches. Et Susana pouvait être dans toutes ces catégories, sauf une, pour Warren, celle des lâches. Il ne connaissait pas vraiment ce personnage charismatique que cachaient ces lunettes rouge sang, ces costumes, ce masque strict, et ces yeux rigides. Il était incapable de lire là dedans, mais, une chose était certaine, c’était que derrière cette chimère de sentiments et de faux semblants, il n’y avait pas de lâcheté! Alors, est-ce que ce masque cachait une créature hideuse aux fins dévastatrices? Ou est-ce que c’était le refuge de douleurs transcendantes et incisives? A moins que ce fût là le nid vide d’amour... Comment pouvait-il savoir? Il ne connaissait que Susana dans un rapport professeur – élève, et, ne savait rien de son passé... Il était incapable de savoir!
Il n’était capable de savoir qu’une chose: ce qui remuait ses tripes, ce qui remuait son cœur, ce qui lui faisait ressentir la douleur et du bien être, qui était lieu de procréation de ses sentiments, son âme! Oui, il se connaissait déjà assez lui-même, il était capable de se comprendre, et, ça, c’était déjà un avantage! Et, ainsi, il était certain qu’il répondrait oui à la question de savoir s’il fallait choisir un camp, et, non au fait qu’il fallait se taire! Non, l’homme était doué de la parole, ce n’était pas pour ne jamais l’utiliser... Cela n’avait aucun sens! Il fallait choisir son camp, mais toujours être aux aguets, pour être capable de ne jamais être poussé dans les foules stupides, dans des rôles que l’on n’avait jamais envisagés d’avoir! Il fallait être capable de réagir, de lever la voix, pour que jamais sa vie ne fût guidée par un autre que soi! Jamais! Se taire est le premier pas vers la perte de soi... Il ne fallait pas se laisser en chaîner à un troupeau de moutons galeux, car, quand les moutons de Panurge se jetteraient dans le vide, l’esclave des moutons tomberait avec eux...
Dieu? Voilà bien des arguments qui ne pouvaient vraiment pas toucher le jeune homme... Mais, d’après ce que semblait dire Susana, croire en Dieu, c’était se barrer la route sur laquelle on croyait encore au Bien. Alors, ainsi, croire en Dieu n’avait que l’effet de se dire qu’on ne pouvait rien n’y faire, que c’était la destinée tracée par Dieu? Ces propos convinssent un peu plus Warren dans sa position de non croyant. Si croire en Dieu était détruire tout espoir, c’était d’être masochiste d’être croyant... C’était vrai que pour le Mal, il ne suffisait seulement que de vivre, tandis que pour le bien, il faut relever les manches. Il faut cultiver son jardin! There’s no denying... Warren ne s’était jamais illusionné sur ce point... Mais donc, si comme le comprenait le lionceau, Susana ne voulait pas choisir son camp, si elle ne voulait pas trahir ses positions, elle se devait de faire dans une certaine mesure le Bien, vu que, comme chaque homme, elle était faite pour faire le Mal, si elle voulait rester dans la ligne du je-ne-suis-ni-une-sainte-ni-le-diable, elle se devait de faire un minimum de Bien pour ne pas tomber dans le côté du Mal... Warren aurait pu asséner cette réplique déstabilisante, mais, il avait désormais compris, trop tard peut être, que Susana avait ses idées, et, que ce n’était pas un simple garçon comme lui, un peu plus lucide que la normale, qui parviendrait à détruire des rocs de certitudes basées sur des sentiments et du vécu solides, il n’y avait pas à en douter...
Susana parla enfin du concret... Oui, c’était vrai que Warren et elle n’avaient pas vraiment, pour l’instant, parlé du concret, de ce qui se passait vraiment, ils avaient plutôt parlé de leur philosophie, dans le but utopiste de convaincre l’autre, encore plus utopiste pour un jeune homme comme Warren dont les paroles étaient remises en cause par sa jeunesse. Mais, c’était peut être là une grave erreur. Pendant bien des années les enfants avaient été considérés comme des êtres incapables, et, maintenant que c’était différent, le monde avait fait de grands bonds. Warren ne se considérait pas comme un prophète, il n’était pas certain d’avoir les bonnes idées, mais, il savait que ses idées ne pouvaient être rejetées sans un regard attentif. Ce qu’il disait avait un sens, et, que c’était fondé sur des pensées réfléchies. Il n’y avait donc pas lieu de les rejeter vivement sans y penser... Mais, peut être que Susana était prisonnière de pensées non dévoilées, et, donc, comment Warren pouvait réellement argumenter? C’était rêver, tout simplement! Warren avait eu la franchise de dire tout ce qu’il pensait, ce qui n’était pas le cas de Susana. Et que pouvait-il y faire? Le monde des adultes était narcissique et mensonger, Warren avait été bien rêveur de croire que Susana était différente... C’était une perle si rare, les personnes sortant de l’ordinaire... Peut être que Warren en fera parti... Peut être... Il essayerait, du moins!
La Sous Directrice expliqua qu’elle ne serait d’aucune utilité dans les chimériques plans du lionceau, mais, cela, il l’avait déjà bien compris. Bon, alors, qu’est ce qu’il faisait ici? Il se serait certainement levé si Susana n’avait pas ajouté que si Warren avait besoin de quelque chose de concret, il pourrait toujours demander. Il ne savait comment interpréter cette aide nouvellement venue. Etait-ce là une façon discrète de dire qu’elle soutenait les rêves de Warren, mais, qu’elle ne pouvait y prendre part? Avait-elle donc été touchée par la douleur du lionceau? Le jeune homme restait sans voix face à cette proposition. Cela était vraiment quelque chose d’inattendu! Il porta un regard lourd sur Susana pour savoir ce qui avait motivé cette généreuse proposition, mais le masque de marbre qui formait le visage de cette femme resta toujours aussi opaque. Bien qu’il ne connaissait pas les motivations, il n’hésiterait pas à se jeter dans la gueule du loup! Il y aurait bien un moment où ils auraient besoin de quelque chose de concret, et, là, ils avaient quelqu’un vers qui se tourner. Ce n’était certainement pas aussi enviable que d’avoir quelqu’un de puissant avec soi, mais, c’était déjà ne plus se retrouver dans la forêt vierge, sans éclaireur... Et puis, les motivations qui avaient généré cette offre généreraient peut être d’autres aides... Ce n’était pas du tout pareil!
Ce fut pour cela qu’il ne tint pas compte du ton de ce que venait de dire Susana. Il ne retint que les conseils de la Sous Directrice, et, surtout des derniers mots de la jeune femme: "Transmets mes amitiés à Nadya, si tu la revois…". Cette froide et méchante réplique ne fut pas prise comme elle aurait dû. Warren ne voyait pas là un ton moqueur et cynique, mais, bien là de véritables encouragements! Cette phrase avait pour lui un côté positif. C’était comme si Susana lui souhaitait de la réussite, et, que le "Transmets mes amitiés à Nadya" prenait largement le pas sur le "si tu la revois…". C’était comme si Susana avait dit: "je suis sûr que tu la reverras". Warren le comprit comme si Susana ne doutait pas de la réussite du lionceau. Ses lèvres se mouvèrent doucement pour laisser sortir un timide merci, avec un sourire nébuleux. Il jeta un dernier regard sur Susana. Non, il ne savait quoi penser de cette soirée et de cet étrange personnage qui l’avait animé... Et ce ne serait pas lors de cette nuit silencieuse et glaciale qu’il apprendrait des choses. Les chemins se croiseront peut-être de nouveau, et, alors, le lionceau pourrait certainement découvrir plus sur cette mystérieuse Sous Directrice. Nonobstant, il n’était pas certain de vouloir savoir ce que cachait ce sibyllin masque! Le jeune homme se dirigea de nouveau la porte, mais, cette fois-ci, c’était sans retour. Il jeta un dernier regard à ce personnage digne des plus grandes énigmes livresques... Non, vraiment rien!
"Au revoir Mademoiselle Delwith!... Et encore merci!"
Le jeune homme disparut enfin du bureau de la Sous Directrice qui allait pouvoir se livrer à son terrible destin. Dans le couloir, rien n’avait changé! C’était toujours un vide de lumière. Quelques faisceaux lunaires traversaient nonchalamment les larges vitres des couloirs, peignant les couloirs de couleurs blafardes, donnant une impression de cimetière et de paranormal. Il ne se sentait pas très à l’aise, dans ce milieu nocturne qu’il ne connaissait que baigner de couleurs et de lumières, et, non dans les tons redondants du gris et du noir. Evanesco n’était pas la même la nuit. Un souffle glacé et permanent envahissait les couloirs. Les rideaux dansaient très doucement, comme animés par l’air déplacé par l’approche d’un homme. Il sentit sa peau se piquer en chair de poule. Le lionceau ne reconnaissait rien! Ce n’étaient pas les mêmes couloirs dans lesquels il avait tourné il y avait de cela quelques heures! Ce n’était l’école dans laquelle il se vagabondait oisivement durant la journée. C’était un autre lieu, un autre monde et d’autres êtres! Warren aurait bien couru! Il étouffait dans cette atmosphère prenante! Mais le courage de sa maison lui redonna la force d’affronter la peur et les pièges tendus jusqu’à sa maison!
Il se mit donc en marche, d’un pas certain, bien que ses sens restaient aux aguets! Il fut tout d’abord surpris d’entendre le son de ses pas résonner dans toute l’école, sinistrement. On aurait pu l’entendre de l’autre côté de l’école, il en était certain. Il aurait voulu marcher plus doucement, pour faire moins de bruit, mais le retour à sa salle commune aurait été encore plus long. Il modéra toutefois quelques peu son allure pour trouver un bon compromis entre sa vitesse et les bruits produits. Tout d’abord, son regard fuyait dans toutes les cachettes dans le but de trouver un quelconque piège, puis, avec le temps, il prit courage et habitude. Il n’y avait rien nulle part. C’était un calme de morts que même les morts ne dérangeaient. Il prit confiance, et se mit à rêver de tout ce qu’il aurait pu faire ici, la nuit. Toute l’école était à lui! Il était son maître, la seule âme vivante! Il aurait pu regarder les plantes que le professeur de botanique interdisait de regarder! Il aurait pu lire les livres de la réserve! Il aurait pu piocher quelques ingrédients dans la réserve du professeur de potion! L’école était à ses pieds! Rien ne pouvait l’arrêter!
Rien, vraiment? Le lionceau s’apprêtait à tourner pour prendre les escaliers, quand des rires caverneux et stridents l’arrêtèrent. Il s’arrêta d’un coup juste au coin, et, put entendre plus distinctement les deux voix qui venaient des escaliers. D’après ce qu’il pouvait entendre, les deux hommes, car c’étaient bien deux hommes, étaient plantés comme deux piquets dans les marches à bavarder. Il put reconnaître la voix fort grinçante de l’Auror qui avait été envoyé par le Ministère: Eonint Walker. Cela faisait des semaines qu’il avait disparu, et, Warren se demandait bien ce qui lui était arrivé. Enfin, à l’entendre rire, il se portait assez bien. Il fut incapable de reconnaître la deuxième voix. Le voila bien avancé, le jeune lionceau! Une nouvelle piste s’offrait à lui, mais, il était incapable de la mettre à profit. Il entendit le nom d’Anthéor Wylérius, et, Warren tendit encore plus l’oreille... Enfin des preuves encore moins contre-disables! Le lionceau se sentait déjà vainqueur!
"C’est pas bien d’écouter les discussions des autres..."
C’était une voix profonde et reprocheuse, avec une intonation vide, ce qui enlevait à cette phrase toute crédibilité, venant de derrière lui. Warren avait l’impression d’avoir entendu un enfant d’une cinquantaine d’années parler. Il se retourna doucement, non par crainte, mais par prudence, et, alors, put voir qui venait de parler. C’était un fantôme qui flottait dans les airs. Il était gigantesque, avec un ventre bien rebondi. Il avait un visage massif et des tout petits yeux, vides. Ses joues étaient parcourues d’une barbe naissante. Son nez, c’était un roc!... C’était un pic!... C’était un cap!... Que disait-il, c’était un cap?... C’était une péninsule! Et une belle! Toute en longueur et violacée, malgré le teint livide du fantôme. Ce dernier l’observait de ses petits yeux ronds et noirs, sa large maxillaire inférieure bien basse, donnant à cet être abominable, une singulière expression de bêtise. Le grand bête était habillé pourtant d’une manière tout à fait élégante. Il avait une chemise trop courte mi ouverte sur son torse velu et un pantalon qui semblait être un pantacourt moulant. Il avait des touffes de cheveux de ci et de là, et, en particulier, une guiche au dessus du front, lui donnant un effet bambin. Il remonta son menton massif d’un air réprobateur pour parler de nouveau. Il fit une moue infantile étirant de longs plis de peau rugueuse. Bien que son visage creusé au pieux ne semblait guère méchant, Warren ne voulait écouter ce colosse d’ectoplasme: il décida de fuir, au lieu de perdre des points! _________________
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|  | | Warren Del Luxium Gryffondor - 2ème année - Préfet


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| Sujet: Re: Signes et obstination Dim 13 Avr 2008, 11:19 | |
| Le lionceau se mit à courir dans la direction opposée au fantôme, et, se mettant à nu face aux regards des deux protagonistes des escaliers. Il entendit le fantôme l’héler, puis, ensuite, les deux autres personnes. Il entendit des bruits de pas derrière lui. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, tandis qu’il avait déjà l’impression de courir avec des jambes de plomb. Ses pas résonnaient furieusement dans l’école endormie, tandis que les cris des trois adultes sonnaient comme des glas funèbres. Leurs pas se mêlèrent à ceux de Warren dans un chaos symphonique. Il les entendait se rapprocher. Il serait au moins qui parlait avec l’Auror. Il accéléra encore dans un élan d’espoir; un bras de couloir se dessinait devant lui. Une voix plus stridente se fit entendre. C’était celle de celui qui avait parlé avec l’Auror. Warren, bien trop curieux, se laissa prendre par la tentation de découvrir qui était le troisième personnage. Il tourna la tête. Il put voir des formes flous: il reconnut le fantôme... l’Auror... et... Puis des rideaux! Warren entra en impact avec la tapisserie du mur opposé, mais, au lieu de sentir une atroce douleur due à choc épouvantable, il se sentit tomber... Un passage secret!
La chute parut longue, mais, il arriva enfin, à terme. Le choc avec le sol ne fut pas douloureux, contrairement à ce qu’il aurait pu croire. Il mit quelques secondes à retrouver ses esprits. Il reconnut alors de suite les cachots d’Evanesco. D’un autre côté, comment aurait-il pu ne pas les reconnaître? Ces murs sales et noirs, comme frottés à la suie... Ces chaînes pendant mollement dans le vide... Et l’odeur nauséabonde de l’eau croupie... Il ne pouvait que les reconnaître! Il serait bien resté à contempler les magnifiques dégradés de noir, mais, il ne doutait pas que les trois personnes qui l’avaient poursuivi savaient où donnait le passage secret, et, si par hasard, ils ne souhaitaient pas prendre le passage secret, ils arriveraient bientôt. Le lionceau, toujours le courage en bandoulière, se releva et s’enfonça dans les terribles cachots. Il ne savait pas exactement où il était: il ne visitait pas souvent les cachots, et, en plus, c’était un vrai labyrinthe! Le seul avantage que trouvait Warren à ces lugubres lieux, c’était que comme de jour ou de nuit, c’étaient toujours les mêmes! Il hésita mille fois à envoyer un lumos, mais, il savait que s’il le faisait, il serait de suite retrouver par les trois bonshommes. Il ne savait s’ils avaient des buts malsains, il était plutôt d’ailleurs pour croire qu’ils n’en avaient pas, mais, le lionceau ne souhaitait pas perdre des points pour avoir une réponse à cette question! Il avança donc à l’aveuglette dans les cachots, et, eut la forte impression de passer des dizaines de fois au même endroit, devant cette statue d’un homme grand et squelettique, avec des doigts faméliques, sur laquelle, s’il avait eut de la lumière, il aurait pu lire au pied: Salazar Serpentard. Il ne sut combien de temps il errait dans les cachots, cela parut interminable, mais, il vit enfin la lumière. Il se retint de courir vers cette lumière! Il avança à pas feutrés, jusqu’à pouvoir observer deux des trois sorciers arrivant à peine à l’entrée des cachots.
C’étaient le fantôme et l’Auror essoufflé par sa course dans les escaliers! L’inconnu, lui, était ailleurs. En écoutant leur conversation, il put apprendre qu’il avait pris le passage secret! Warren était pris au piège! Cette sensation lui brûlait les entrailles. Mais qu’allait-il pouvoir faire? Ainsi donc, il lui arrivait de perdre? Il ne pouvait le croire! Il ne voulait croire! Il devait agir! Et il trouva comment! Warren sortit de l’ombre. Les deux hommes lui tournaient le dos, mais, barraient tout de même à la perfection la sortie. Le lionceau eut un sourire vainqueur. Il savait comment s’en sortir! Il joignit son pouce et son index, et, approcha le tout de sa bouche, et, siffla. Les deux hommes se retournèrent et virent Warren. Leur visage était austère, et, l’Auror cria, mais, Warren ne l’écouta pas, il s’était déjà mis à courir, retournant dans les entrailles des cachots. L’Auror passa devant lui, sans le voir. Normal, Warren s’était caché derrière la statue de Salazar. Merci mon vieux serpent! Warren s’approcha de nouveau de la sortie où était le fantôme. Il avait élaboré un plan bien complexe, mais, il n’eut pas le loisir de le mettre en place... Il entendit des pas derrière lui, et, en vit alors une baguette illuminée par un lumos, cachant le visage de son propriétaire –l’inconnu resterait-il toujours inconnu?– se diriger vers lui. Warren fut consterné par sa bêtise, en piégeant l’Auror, il avait attiré l’inconnu... Il aurait dû s’en douter! Warren n’avait plus qu’une solution: courir!
Alors, il courut. Son cœur battait encore comme un dément dans sa poitrine. Il devait fuir. Il n’avait pas d’idées... Alors, il rentra sa tête dans ses épaules, et, avec l’allure d’un rugby man s’apprêtait à charger dans le dernier homme lui bloquant la sortie. Le choc était inévitable!... et pourtant Warren l’évita! Il se sentit traverser un froid glacial, comme s’il traversait de la gelée, et, alors, comprit qu’il traversait le fantôme. Comment avait-il put oublier que c’était un fantôme? Il n’avait pas le temps de se poser cette question! Il se devait de courir; les professeurs n’avaient pas la forme du lionceau, il arriverait bien à les distancer! Alors, dans l’obscurité, il gravit les escaliers, traversa plusieurs étages, et, il distança les hommes, et, parfois, les retrouvait, malheureusement... Finalement, le lionceau arriva devant le portrait de la grosse femme qui gardait l’entrée de sa maison, et, bien qu’outrée d’être réveillée à une heure aussi tardive, en entendant le mot de passe, elle dut accepter de laisser rentrer le jeune homme... Une bonne nuit de sommeil bien méritée!
[Si cela ne te dérange pas, j'aimerai que tu me comptes les deux messages l'un séparément de l'autre, cela permettrait de ne pas avoir de limites au nombre de points gagnés en une réponse ]
[ nan ^^ ]
_________ 3465 mots 60 points ajoutés  _________________
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