Kiara Alcott Serpentard - 1ère année


 Age : 14 Inscrit le : 10 Mar 2008 Messages : 27
| Sujet: Des sous pour dépenser Mar 08 Juil 2008, 10:09 | |
| Kiara Alcott, tenant toujours son père par la main, parcourut le Chemin de Traverse bondé de sorciers et de sorcières, son petit visage illuminé par son sourire et sa gaieté. Ils passèrent devant quelques magasins, certains vendant des livres de sorcellerie, d’autres des chaudrons, ou encore des robes de sorciers. Voyant que le sorcier ne faisait guère attention aux autres magasins qui pourraient leur fournir des fournitures indispensables pour que Kiara se rende à Evanesco, et qu’il marchait droit devant lui, la jeune fille s’écria, de manière à ce que sa voix recouvre le bruit de la ruelle causé par les passants :
« Papa ! Sur la liste il est marqué que je devais aussi prendre un chaudron, une robe pour sorcier chez madame Guipure ! Pourquoi ne pas y aller maintenant ? »
Son père lui sourit, se retenant de se moquer d’elle pour ne pas la vexer. Puis il lui dit :
« Mais voyons, il faut d’abord retirer de l’argent, pour ensuite acheter tout ce qui te sera nécessaire pour commencer ta première année.»
La fillette n’y avait pas pensé. Elle fit un sourire des plus jaunes, tout en voulant masquer la gêne et la honte qui était en elle. Son père ajouta :
« Et si cela ne t’embête pas, je préfèrerai que nous passions en premier chez Ollivanders, le fabricant de baguettes. »
L’apprentie sorcière n’eut pas besoin de demander pourquoi, tant elle ressentait l’excitation que son père pouvait lui aussi ressentir. Au loin, tant la banque était grande, Kiara put la voir de plus en plus nettement, au fur et à mesure que le père et la fille avançait. Une fois arrivés devant les grande portes en chêne du bâtiment, Kiara et Kilian montèrent les marches ensemble, franchirent les portes et pénétrèrent dans le vaste hall tout en marbre de l’immensité de Gringotts, la banque des sorciers. Le sol intact sans aucune poussière, la foule assemblée devant les caisses tenues par des êtres immondes. Elles avaient le teint sombre, un visage intelligent, une barbe en pointe, des pieds et des doigts longs et fins. Kiara demanda :
« Papa, les créatures, là-bas –elle montrait d’un signe de tête les êtres d’une laideur rarissime- est-ce que ce sont des gobelins ?
- Exactement, ma chérie. C’est eux qui fabriquent les objets très précieux. Ils savent refaire également la reproduction exacte d’un objet de valeur.
-Comme l’épée de Godric Gryffondor ?
-Oui. Je vois que tu n’as pas oublié les leçons tirés de ton livre que je t’avais offert pour Noël dernier : Histoire d’un gobelin." Kiara acquiesça d’un petit signe de tête. Durant les minutes qui suivirent afin de pouvoir parlerà un gobelin, la future Serpentard remarqua un écriteau qu’elle n’avait pas encore vu. Elle lut :
Entre ici étranger si tel est ton désir Mais à l’appât du gain, renonce à obéir, Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner, De sa cupidité, le prix devra payer. Si tu veux t’emparer, en ce lieu souterrain, D’un trésor convoité qui jamais ne fut tien, Voleur, tu trouveras, en guise de richesse, Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
Son père s’avança vers l’une des caisses, au bout d’une longue file d’attente, après trois quarts d’heure, ils purent enfin s’avancer vers un gobelin. La fillette froissa le nez, ne pouvant se retenir de faire cette grimace, tant le gobelin dégageait une mauvaise odeur. La créature leur demanda une clef après que Kilian lui ait informé de l’existence d’un coffre contenant une petite destinée à sa fille. Son père la lui tendit, sous les yeux interrogateurs de sa fillete. Le gobelin la prit, et décida de les accompagnés. Ils franchirent ensuite tous les trois une autre porte, qui les menait dans un étroit passage éclairé par des torches. Il était en pente raide et une voie ferrée courait en son milieu. Le gobelin siffla. Aussitôt, un wagonnet s’approcha dans un bruit de ferraille et vint s’arrêter devant eux. Lorsqu’ils furent tous les trois montés à bord, le wagonnet les emporta. Tout d’abord, ils parcoururent un labyrinthe de galeries tortueuses, tournant sans cesse, à droite, à gauche, sans que le gobelin ait besoin de manœuvrer le wagonnet qui semblait déjà connaître son chemin. Lorsqu’ils furent arrivés à destination, Kiara avait un visage pâle, et eut l’envie de vomir, bien qu’elle n’eut rien mangé, mais réussit à se contenir. Son père, voyant son malaise, répliqua sur un ton d’ironie:
« Ne t’inquiète pas, tu t’y habitueras, avec le temps. »
La fillette le regarda, ses yeux disant « très drôle », faisant comprendre cette réplique à son père. Ils s’étaient arrêtés devant une porte, que le gobelin ouvrit. A l’intérieur, on ne pouvait pas dire que la fortune était à son comble. Au contraire, il n’y avait que trois sacs. Un contenant 30 gallions, le deuxième 50 mornilles et le troisième 80 noises. Ils pénétrèrent dans le coffre et prirent un peu de pièce de chaque sac. Puis ils remontèrent dans le wagonnet, se tenant bien avec des barres de fer, prêts à ressentir à nouveau la sensation prévue, celle du malaise. Après une nouvelle course endiablée dans les profondeurs de la banque des sorciers, ils se retrouvèrent enfin au-dehors, sous un soleil éclatant qui leur fit cligner des yeux. Kiara avait hâte de dépenser son argent, et d’acheter sa toute première baguette. Kilian baissa les yeux pour se tourner vers sa fille et lui demander :
« Tu veux qu’on s’occupe de ta baguette magique en premier ?
-Bien-sûr ! Pourquoi me poser la question ?»
Ainsi, ils parcourèrent de nouveau ensemble la ruelle, cherchant des yeux la boutique Ollivanders.
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